Sans modération

Chroniques musique (avril) : Marguerite sur écoute !

Indie Folk

Ex:Re

Ex:Re, 4AD, 2018

Chanteuse du groupe d’indie folk Daughter, Elena Tonra, prend le large le temps d’un projet solo sous le pseudonyme d’Ex:Re. Celles et ceux qui connaissent déjà le groupe, ne seront sans doute pas surpris par l’orientation musicale de son album assez semblable à ce que propose Daughter. Mais puisque celui-ci n’a pas sorti d’album depuis 2016 (mis à part en 2017, la bande-originale du jeu vidéo Life is strange: Before the storm), c’est avec plaisir que nous retrouvons la belle voix d’Elena Tonra.

En dix chansons, la compositrice nous relate des moments de vie pas toujours joyeux. Des ballades plus ou moins tourmentées où il est question de séparation, de solitude, parfois d’abus d’alcool. Histoires inspirées, probablement, de sa propre vie. La mélancolie, s’exprime par des paroles sensibles soutenues par une musique à propos, parfois troublée par des incursions électroniques ou de la guitare saturée.  C’est une musique qui peut apaiser ou rudoyer les âmes blessées: la guitare jouée par Elena Tonra elle-même, est soutenue dans des instants plus doux par un violoncelle, un piano ou des silences.

Ce premier album solo se tient de bout en bout, une traversée intimiste dans l’univers, un peu torturé, de la jeune anglaise de 28 ans, qui montre un talent d’écriture et une bonne maîtrise de ses diverses inspirations musicales: folk, trip-hop, shoegaze, electronica.

 

Chanson à texte ?

Bruit noir

II / III, Ici et ailleurs, 2018

Ex-membres du groupe de Chanson-Rock expérimental Mendelson, Pascal Bouaziz et Jean-Michel Pires forment Bruit noir, duo à l’acidité (certains diraient l’aigreur) aussi bien musicale que verbale. Après un premier album plutôt confidentiel mais acclamé par la critique, voici leur deuxième opus, salmigondis de propos amers et désespérés sur fond d’Electro teinté de Rock. Au-delà des formules à l’emporte-pièce parfois risibles de certains textes et de l’ascétisme absolu de la musique, un intérêt et même une fascination réels se créent au fil des plages. D’abord parce qu’on ressent une sincérité absolue des compères, aussi du fait du talent d’écriture de Pascal Bouaziz, qui lui permet d’oser sans tomber dans le ridicule. Son style, parlé mais loin du Rap ou du Slam le rapprocherait de certains grands de la chanson à texte ; En serait-il un des nouveaux représentants ? Il s’agit en tout cas d’un disque qui laisse des traces…    

 

Jazz

Maisha 

There is a place,  Brownswood recordings, 2018

Issu de la sphère de Shabaka Hutchings et découvert sur la très bonne compilation « We out there », le groupe anglais Maisha sort enfin son 1er album « There is a place ». Sous la direction de Jake Long (batterie), ce septet londonien nous livre un spiritual jazz digne des meilleurs albums de Pharoah Sanders ou d’Alice Coltrane. La fusion est parfaite entre le free jazz et l’afrobeat, un groupe assurément promis au succès.

 

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