Articles tagués : rock

Chroniques musique (mars) : Marguerite sur écoute !

CHANSON

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La Réjane

La Réjane, Autoproduction, 2016

La Réjane, c’est Hélène Argo, une chanteuse qui a longtemps navigué dans les eaux chatoyantes du jazz et de la musique brésilienne avant de se révéler comme auteur-compositeur avec ce premier disque. Juste accompagnée du multi-instrumentiste Thomas Coeuriot (Biolay, Souchon, etc), elle livre un opus étonnamment charmeur. Bien qu’on ait l’impression d’être parfois en terrain connu, on se laisse porter par ces mots et ce timbre hypnotisant de musicalité. A suivre…

 

 

ROCK

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Joe Cocker  

Sheffield steel, Island records, 1982

Au début des années 80, épuisé par les excès et les substances en tout genre, prématurément vieilli, Joe Cocker est au bord de la déchéance et de l’oubli. Grâce à Chris Blackwell, qui l’accueille sur son label Island, il reprend le chemin des studios en 1982. Blackwell, alors producteur de Bob Marley, lui adjoint la fantastique rythmique jamaïcaine Sly &Robbie, ainsi que quelques musiciens de studios de Kingston. On retrouve aussi un des orfèvres de de la world music émergente de l’époque, le claviériste Wally Badarou. Même si le répertoire est majoritairement composé de R&B et de rock, comme toujours chez Cocker, le rythme est clairement chaloupé et la guitare atmosphérique d’Adrian Belew (de King Crimson) apporte la touche originale ultime au propos. Bien loin de ses productions ultérieures, souvent marquées par la lourdeur et les clichés, cet opus est probablement un des meilleurs de la discographie du chanteur anglais.

 

 

MUSIQUE CLASSIQUE

 

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André Navarra

The Cello, cristal records classique, 2016

 

 

 

En 15 ans (de 1954 à 1969), André Navarra aura enregistré la plupart des oeuvres majeures du répertoire du violoncelle avec les plus grands orchestres (Halle Orchestra, Orchestre de Paris, Czech Philharmonic) conduits par des chefs d’orchestres tels que Sir John Barbirolli, Charles Munch ou Karel Ancerl. En harmonie avec ces grands musiciens, il a su aborder tous les styles, depuis la finesse de la musique française de Lalo et Saint-Saëns en passant par le romantisme de Dvorak, Brahms et Elgar, le bouillonnement slave de Prokofiev, Khatchatourian, Martinu et Kodaly. Cependant, cette carrière de soliste hors du commun a trop souvent été occultée par la renommée du maître prodigue de la grande École française du violoncelle (on compte parmi ses élèves Frédéric Lodéon, Etienne Péclard ou Philippe Müller qui a repris la classe du maître au conservatoire à sa mort en 1988 ). Ce coffret qui reprend des bandes radiophoniques soigneusement remastérisées montre à quel point Navarra était un musicien exceptionnel, aimant se mesurer à l’orchestre grâce à une puissance de jeu phénoménale n’excluant jamais la délicatesse.

 

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Chroniques musique (février) : Marguerite sur écoute !

JAZZ

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Yussef Kamaal

Black focus., Brownswood Recordings, 2016

Contrairement à ce que laisseraient penser la pochette et le titre, ce disque n’est pas une fusion musique orientale-jazz à la Rabih Abou-Khalil, par exemple. Il s’agit de musiciens britanniques jouant un jazz très ouvert aux tendances actuelles. Le groupe Yussef Kamaal, mené par le batteur Yussef Dayes et le claviériste Kamaal Williams, semble se situer dans la mouvance de Robert Glasper, mais ce n’est qu’une apparence. S’ils incorporent des éléments de hip-hop, les londoniens regardent souvent dans le rétroviseur des 70’s, version jazz-rock et fusion, et s’inspirent clairement des sons de la métropole anglaise, du trip-Hop au drum and bass, avec un zeste de psychédélisme. Et toujours avec cette touche funky dont le virtuose de la basse Tom Driessler n’est pas pour rien. Ce disque, leur premier sur le label de Gilles Peterson, est plus que prometteur.

 

 

ROCK

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Sex pistols

Spunk, Sanctuary, 2015

 

Enregistré fin 76 – début 77 cet album, Spunk, est à l’origine une maquette diffusée quelques mois avant la parution du disque officiel des Sex Pistols.

Moins puissant au niveau du son, Spunk est marqué par la présence de Glen Matlock, bassiste originel et âme musicale du groupe.

En effet, pratiquement toutes les chansons du groupe sont conçues à partir de ses idées musicales puissamment complétées par Paul Cook (batterie) et Steve Jones (guitare). Johnny Rotten écrivant les paroles. Les lignes de basses sont ici bien plus remarquables et présentes que sur Never Mind the Bollocks où celles-ci sont tenues en grande partie par Steve Jones. (Sid Vicious le nouveau bassiste s’avérant trop inexpérimenté.

Inutile de préciser que lorsque les Pistols se séparent de Matlock, ils n’ont plus beaucoup de chance de survie musicale (le groupe « splittera » en 1978).

Replongeons-nous, pour ce quarantième anniversaire de la naissance du punk-rock, sur les origines anglaises du mouvement !

 

 

 

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Chroniques musique (janvier) : Marguerite sur écoute !

POP

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Soft Hair

Soft Hair, Weird World, 2016

Connan Mockasin et Sam Dust, dit LA Priest, le duo du groupe Soft Hair (cheveux doux !) sortent leur premier album peaufiné pendant cinq ans de collaborations épisodiques, car ils étaient pris par d’autres projets. Ceci explique peut-être l’absence de pression et l’impression de décontraction émanant de l’album. Entre électro pop, psyché et relents disco, une véritable personnalité se dégage de la musique du duo. Une espèce de douceur vaporeuse exempte de niaiserie, et sans trop de maniérisme, ce qui constitue un exploit dans le créneau qu’ils ont choisi. Superbement futile, à l’image de la pochette !

 

 

BANDE ORIGINALE

 comancheriaNick Cave & Warren Ellis

Comancheria, bande originale, Milan, 2016

Ce n’est pas la première fois que Nick Cave et Warren Ellis s’acoquinent pour écrire pour le cinéma. Depuis 2005, les deux musiciens composent des bandes-son dont certaines ont été primées. Ce sont généralement pour des films à l’ambiance Western, et c’est encore le cas cette fois-ci. S’il se situe de nos jours, cet affrontement de fratries (l’une réelle, l’autre de circonstance) s’approprie tous les codes de l’ouest américain remis à neuf. Cave et Ellis ont composé des ambiances dépouillées et inquiétantes, et ont sélectionné d’excellents morceaux de grands artistes de country et d’americana (Townes Van Zandt, Waylon Jennings,etc) pour illustrer ce drame très campagnard et « white trash ». Du beau travail.

ROCK

everywhere-at-onceThe Plimsouls

Everywhere at once, Distrib. BMG, 1992

Le groupe se forme en 1978, à Los Angeles par Peter Case, après la séparation de son précédent groupe The Nerves. L’un de ses morceaux Hanging On The Telephone, repris par Blondie a d’ailleurs un succès international.

Les Plimsouls affectionnent un style subtil mélangeant l’énergie du rock et la finesse de la pop… Leur premier EP zero hour sort en 1980, suivi d’un live et de deux autres albums en 1981 et en 1983.

Ce dernier Everywhere at Once est un disque hors-pair avec des compositions remarquables comme A million miles away ou the oldest storie in the word !

Malgré leur talent et l’adulation de la presse spécialisée, le groupe se sépare en 1986.

Peter Case entame alors une brillante carrière solo dans un style folk rock plus dépouillé, abandonnant le coté « power pop » des Plimsouls…

 

 

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