A l'affiche!·Découverte de l'Est parisien

Crimes et rapines, petits faits et grandes affaires de l’Est parisien (1880-1914)

Le Pavillon de l’Ermitage, partenaire du fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, présente une nouvelle exposition intitulée Crimes et rapines, petits faits et grandes affaires de l’Est parisien (1880-1914), jusqu’au 16 juillet 2017. Nous vous en livrons un petit aperçu, agrémenté de quelques conseils de lecture.

 

Journal de la France, la IIIe République, 1970

 

Rare est l’occasion de se plonger dans les faits divers qui émaillent l’actualité de l’Est parisien au tournant du 20e siècle.

Du plus modeste larcin, intimement lié aux ressources économiques locales, aux spectaculaires méfaits de bandes plus ou moins hiérarchisées, crimes et délits défraient la chronique et tiennent en haleine le lecteur de la presse écrite, alors premier média de masse.

La vie quotidienne est perturbée par des voleurs de tous poils, amateurs de lots de chaussettes en gros ou de fruits mûrs des jardins.  Vols à la tire, à l’escalade, « à l’escampe », les manières de dérober le bien d’autrui sont multiples et créatives.

 

Collection particulière

 

Plus élaborées sont la contrebande d’allumettes clandestines ou le trafic de douceurs illicites destinées aux pensionnaires des hospices de vieillards pauvres.

Les fauteurs de troubles aux redoutables réputations tels que les Apaches ou les complices de la bande à Bonnot, inspirés de mouvements anarchistes, accompagnent les remous de l’histoire du début du 20e siècle.

Les rues de l’Est parisien sont le lieu d’emblématiques scènes de poursuites en diligence. Quant à la célèbre courtisane Casque d’Or, ses déboires amoureux suscitent de tumultueuses rivalités…

Pavillon de l’Ermitage, 148 rue de Bagnolet, 75020 Paris

Jours et Horaires d’ouverture : du jeudi au dimanche de 14 h à 17 h 30

Tarifs 3 euros, 2 euros

 

A lire au fonds Découverte de l’Est parisien

Chroniques du Paris apache : 1902-1905 / Amélie Elie

Mercure de France

 

 

 

Casque d’Or et le mythe des apaches dans l’Est parisien : Violence et opinion publique à la Belle Epoque / par Christiane Demeulenaere-Douyère

Association d’Histoire et d’Archéologie du 20e arrondissement

Découverte de l'Est parisien

Meubles en folie : dans l’intimité retrouvée du Pavillon de l’Ermitage

Le Pavillon de l’Ermitage, partenaire du fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, ré-ouvre ses portes après la trêve hivernale. Il inaugure une nouvelle exposition Les Plaisirs de l’Ermitage – dans l’intimité retrouvée d’une folie au XVIIIe siècle, qui se tient jusqu’au 16 avril 2017. Dans ce cadre, nous vous proposons une série de cinq « Chroniques mobilières » qui revient sur l’étonnante histoire de quelques meubles anciens au nom chantant et aux formes revisitées par nos actuels designers. En fin de chronique, vous trouverez une sélection de titres pour en savoir plus sur le mobilier du XVIIIe siècle.

Plaisirs de la toilette : se baigner et se pomponner

 Chronique n° 5 / 5

La mort de Jean-Paul Marat, gravure

Le XVIIIe siècle ne mésestime pas l’hygiène corporelle.

Le bain est un moment de luxueuse détente, d’intimité, voire de travail pour les penseurs souffreteux.

Marat intègre à sa baignoire une planche faisant office d’écritoire.

Pour chauffer l’eau du bain, acheminée par une conduite, des braises sont placées dans une cavité située en partie inférieure de la cuve en cuivre martelé.

Une fois l’eau portée à température idéale et les braises ôtées, un large drap recouvre la baignoire prête à recevoir son occupant, vêtu d’une chemise et installé en position assise.

Femme à sa toilette, huile sur toile, XVIIIe siècle

Près du baigneur ou de la baigneuse, sont disposés du savon, une éponge et une serviette frangée faisant office de « sortie de bain ». L’eau usée s’évacue par une conduite placée sous le bassin.

Pour parfaire les soins accordés au corps et au visage, une table « juponnée », couverte d’un tissu chatoyant, fait office de coiffeuse. Pots et palettes à fards, brosses, pommades et onguents, boîtes et palettes « à mouches » sont disposés avec soin.

Au fil du siècle, la table de toilette évolue en véritable meuble d’ébénisterie, équipé de compartiments mobiles pour les modèles les plus sophistiqués.

 

Monté sur pied ou intégré au meuble, le miroir renvoie l’image satisfaisante de la toilette matinale, souvent accomplie en présence d’un confident, d’un visiteur ou d’un marchand de modes.

Table de toilette, vers 1840 – collection particulière

Au milieu du XIXe siècle, la table de toilette est dotée de porte-serviettes.

Ceint d’un rebord continu, pour éviter la chute d’objets, son plateau fixe est parfois garni de marbre, pratique pour nettoyer les résidus de poudre.

Si la table de toilette disparaît de nos salles de bain, à la faveur de rangements plus commodes et de miroirs muraux, d’anciens modèles sont « relookés » et patinés pour s’adapter aux designs contemporains.

 

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«Les Plaisirs de l’Ermitage – dans l’intimité retrouvée d’une folie au XVIIIe siècle », du 16 mars au 16 avril 2017, au Pavillon de l’Ermitage, 148, rue de Bagnolet, 75020 Paris (ouverture du jeudi au dimanche 14 h – 17 h 30).

 

Le meuble au XVIIIe siècle – la sélection de Marguerite :


18e, Aux sources du design : chefs-d’oeuvre du mobilier 1650-1790 : [exposition, Versailles, 26 octobre 2014-22 février 2015], Château de Versailles

Faton

 

Décors, mobilier et objets d’art du Musée du Louvre : de Louis XIV à Marie-Antoinette

Somogy ; Musée du Louvre

 

 

 

VOGLEY, Jean-Charles

L’ameublement français : 850 ans d’histoire

Eyrolles

 

 

MELEGATI, Luca

Comment identifier le mobilier : de la Renaissance à l’Art déco

Hazan

 

 

BONY, Anne

Esprit meuble design : l’évolution esthétique de l’Antiquité à nos jours

Editions du Regard

 

 

FAVETON, Pierre

Reconnaître les meubles de style

Massin

 

 

Le Faubourg Saint-Antoine : architecture et métiers d’art

Action artistique de la Ville de Paris

 

 

 

RIVIERE, Rémi

Le château de Bagnolet

Amis de l’Ermitage

Découverte de l'Est parisien

Meubles en folie : dans l’intimité retrouvée du Pavillon de l’Ermitage

Le Pavillon de l’Ermitage, partenaire du fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, ré-ouvre ses portes après la trêve hivernale. Il inaugure une nouvelle exposition Les Plaisirs de l’Ermitage – dans l’intimité retrouvée d’une folie au XVIIIe siècle, qui se tient jusqu’au 16 avril 2017. Dans ce cadre, nous vous proposons une série de cinq « Chroniques mobilières » qui revient sur l’étonnante histoire de quelques meubles anciens au nom chantant et aux formes revisitées par nos actuels designers. En fin de chronique, vous trouverez une sélection de titres pour en savoir plus sur le mobilier du XVIIIe siècle.

Plaisirs de la conversation et du repos : de bergère en voltaire

Chronique n° 4 / 5

Bergère contemporaine – design Intérieur déco

S’épargner et se reposer, telle est bien la fonction majeure du meuble !

Affublé de couvertures épaisses, Voltaire, jeune philosophe mondain sous la Régence (1715-23), se plaint constamment du froid et se pelotonne au fond de son fauteuil – un terme apparu au XVIIe siècle, pour se livrer à l’écriture ou à la rédaction de son courrier. Dès cette époque, les sièges se spécialisent.

Pour le confort de la conversation, les dossiers se cintrent et s’arrondissent, le siège, rembourré, devient plus profond. Basse et enveloppante avec ses bras pleins, la bergère, dérivée du siège de « commodité » tenu à l’écart des pièces de réception, s’invite désormais au salon.

Fauteuil voltaire, style Louis-Philippe – collection particulière

Sa cousine la marquise accueille deux personnes côte à côte, la duchesse s’allonge « en bateau » jusqu’au canapé, qui prend les formes les plus variées.

Amovibles, cannages et tissus de recouvrement – le mot « canapé » dérive du tissu léger qui protégeait les lits des moustiques – alternent en fonction des saisons et de l’humeur.

Quant au fauteuil voltaire, il appartient à un autre siècle que celui du philosophe des Lumières.

Né sous le règne de Louis-Philippe (1830-48), ce siège simple et cossu à haut dossier et accotoirs rembourrés favorise le repos du malade. Souvent monté sur roulettes, le voltaire possède une version inclinable, sorte d’ancêtre de notre fauteuil « relax ».

Voilà qui aurait sans doute comblé le grand homme !

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La prochaine chronique de la série paraîtra le 7 avril.

«Les Plaisirs de l’Ermitage – dans l’intimité retrouvée d’une folie au XVIIIe siècle », du 16 mars au 16 avril 2017, au Pavillon de l’Ermitage, 148, rue de Bagnolet, 75020 Paris (ouverture du jeudi au dimanche 14 h – 17 h 30).

 

Découverte de l'Est parisien

Meubles en folie : dans l’intimité retrouvée du Pavillon de l’Ermitage

Le Pavillon de l’Ermitage, partenaire du fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, ré-ouvre ses portes après la trêve hivernale. Il inaugure une nouvelle exposition Les Plaisirs de l’Ermitage – dans l’intimité retrouvée d’une folie au XVIIIe siècle, qui se tient jusqu’au 16 avril 2017. Dans ce cadre, nous vous proposons une série de cinq « Chroniques mobilières » qui revient sur l’étonnante histoire de quelques meubles anciens au nom chantant et aux formes revisitées par nos actuels designers.

 

Plaisirs du rangement : vous avez dit « commode » ?

Chronique n° 3 / 5

 

Commode galbée de style Louis XV – collection particulière

Les premières caisses à tiroir sont nées de la nécessité d’un rangement rationnel.

Les observateurs peinent à décrire ce meuble d’invention nouvelle, apparu avant 1700 : une espèce d’armoire en forme de bureau, une grande table garnie de tiroirs, un coffre sur pied « propre à serrer du linge », c’est-à-dire à le protéger de l’humidité, de la poussière et de la convoitise des autres…

Un dictionnaire de 1760 en propose une définition simple : « un meuble que sa commodité a rendu bien vite d’usage très commun ».

Un meuble commun, la commode ? Les ébénistes de la période Louis XV rivalisent d’ingéniosité pour masquer son caractère utilitaire et la parer de bronzes ciselés, de laques d’importation ou de vernis Martin, un procédé imitant les produits de Chine et du Japon. Il faudra toutefois attendre le 20e siècle pour maîtriser pleinement cet art.

Pendant ce temps, la commode s’assagit, ses formes galbées et ventrues se raidissent et s’ajustent sur des pieds droits et cannelés, « à la grecque ».

L’essor de la salle à manger et des pièces à usage fixe exige des meubles pratiques. La commode se mue en commode-desserte ou arrondit ses angles pour se loger dans une encoignure.

Commodes contemporaines – design B& B Italia

Ses pieds se raccourcissent jusqu’à disparaître et les tiroirs se multiplient en façade : ainsi le semainier, doté de sept tiroirs, ou le chiffonnier.

Dans nos intérieurs contemporains, dépourvue de caractère propre, la commode se fond dans l’architecture d’une pièce, au sein d’un ensemble voué au rangement.

 

 

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La prochaine chronique de la série paraîtra le 31 mars.

«Les Plaisirs de l’Ermitage – dans l’intimité retrouvée d’une folie au XVIIIe siècle », du 16 mars au 16 avril 2017, au Pavillon de l’Ermitage, 148, rue de Bagnolet, 75020 Paris (ouverture du jeudi au dimanche 14 h – 17 h 30).

 

 

 

Découverte de l'Est parisien

Meubles en folie : dans l’intimité retrouvée du Pavillon de l’Ermitage

Le Pavillon de l’Ermitage, partenaire du fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, ré-ouvre ses portes après la trêve hivernale. Il inaugure une nouvelle exposition Les Plaisirs de l’Ermitage – dans l’intimité retrouvée d’une folie au XVIIIe siècle, qui sera visible du 16 mars au 16 avril 2017. Dans ce cadre, nous vous proposons une série de cinq « Chroniques mobilières » qui revient sur l’étonnante histoire de quelques meubles anciens au nom chantant et aux formes revisitées par nos actuels designers.

 

Plaisirs du jeu : jouons « cartes sur table » !
Chronique n° 2 / 5

 

Le château de cartes par Jean-Baptiste Siméon Chardin (1737) – Washington, National Gallery

Le XVIIIe siècle a la passion du jeu, la Duchesse d’Orléans elle-même se livre avec délices aux parties de biribi, un jeu de hasard et d’argent d’origine italienne, proche de notre loterie.

En société, hommes et femmes jouent aux cartes – brelan, quadrille -, aux dés associés à des pions – tric-trac, (back) gammon, jeu de l’Oie, reversi, aux dames, aux échecs.

Le billard reste un loisir d’extérieur proche du croquet et conseillé pour combattre l’embonpoint !

Il faudra attendre le XIXe siècle pour accueillir une table de billard chez soi.

Spécialisés dans le travail de l’os, l’ivoire ou la nacre, les maîtres tabletiers s’en donnent à cœur joie et conçoivent des tables sophistiquées, garnies de plateaux mobiles, de damiers, de pions et dés précieux. Les ébénistes fournissent les modèles adaptés de sièges, tels la voyeuse ou la voyelle, qui permettent au spectateur de suivre la partie en cours, assis à califourchon face au dossier du siège.

La plupart de ces jeux se pratiquent encore aujourd’hui, de manière virtuelle, coordonnés en réseau à la faveur du développement d’Internet. Toujours créatif, le design haut de gamme propose des tables combinées, associant les plaisirs de la table à ceux du divertissement.

 

Table à jeu contemporaine – design Legacy

 

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«Les Plaisirs de l’Ermitage – dans l’intimité retrouvée d’une folie au XVIIIe siècle », du 16 mars au 16 avril 2017, au Pavillon de l’Ermitage, 148, rue de Bagnolet, 75020 Paris (ouverture du jeudi au dimanche 14 h – 17 h 30).