Découverte de l'Est parisien

La carte du Cinéma de l’Est parisien

Films oubliés ou classiques du 7ème Art ? Voyagez dans l’Est parisien à travers ses lieux de tournage.

Paris et en particulier notre territoire de l’Est parisien est tellement souvent et depuis des décennies, le décor de films qu’il nous est apparu marrant de localiser les extraits sur une carte.

Si vous cherchiez une bonne raison de balade dans nos quartiers, en voilà une !

Notre travail n’est pas terminé, n’hésitez donc pas à nous proposer d’autres lieux de tournage en commentaire.

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A l'affiche!·Découverte de l'Est parisien

L’équipe de la médiathèque à la découverte du Pavillon de l’Ermitage

Une petite folie du début du XVIIIe siècle, délicieusement plantée dans le square Debrousse, à deux pas de notre lieu de travail… Nous sommes partis à la découverte du Pavillon de l’Ermitage, à l’invitation d’Anne Delaplace, chef de projet de l’association des Amis de l’Ermitage, partenaire de la médiathèque et de son fonds Découverte de l’Est parisien.
A notre tour, nous avons eu envie de vous faire découvrir ce lieu hors du temps, riche d’un passé prestigieux, et porteur de belles promesses d’avenir.
Le Pavillon de l’Ermitage, dernier vestige du domaine de la duchesse d’Orléans. Le château proprement dit était situé à Bagnolet, sur l’actuel emplacement du Novotel. Crédits : Association des Amis de l’Ermitage

 

Qui vient nous ouvrir la belle grille d’honneur sise au 148 rue de Bagnolet ?

C’est Anne Delaplace, chef de projet de l’association des Amis de l’Ermitage, une structure fondée en 2001 pour la mise en valeur et la sauvegarde du site.

Après nous avoir conté la riche histoire de cet édifice voué aux plaisirs, notre guide a partagé avec nous les souhaits et les engagements des Amis de l’Ermitage pour faire revivre les lieux.

Mais qu’est ce donc que cette « folie » ? Un édifice de modestes dimensions occupé à la belle saison pour l’agrément de la Duchesse d’Orléans, rien moins que la fille de Louis XIV et de la marquise de Montespan. La dame, contre toute attente, accède au rang de « première dame » en épousant le Régent, chargé d’assurer la transition entre la mort du vieux monarque et l’avènement du futur Louis XV.

D’argent la Duchesse ne manque point, et lassée de la vie de famille comme de la cour, elle achète le château de Bagnolet en le dotant d’un vaste parc et de trois charmants édifices dont l’Ermitage, peint de figures d’ « ermites » nichées dans des paysages de fantaisie.

Concerts, plaisirs de la table et parties fines, les occupants du pavillon s’en donnent à cœur joie… Bon vivant, le petit-fils de la duchesse, Louis-Philippe le Gros, offre dans cet écrin un salon « à la grecque » à sa maîtresse Etiennette Marquis. Un salon avec force amours potelés, encadrant une plantureuse représentation de la déesse Flore. Inauguré en 1761, le décor ne profite guère à sa nouvelle propriétaire.

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La déesse Flore en a vu de belles…

Panier percé et séducteur invétéré, le bon gros Louis-Philippe est sommé par Louis XV – maintenant bien mature –  de vendre son domaine, tombé quasiment en ruines faute de soins.

L’Ermitage survit miraculeusement au lotissement du parc (80 ha !) et tombe au XIXe siècle dans l’escarcelle de parlementaires et de notables du village de Charonne. Chauffage, étage et cheminées équipent les lieux convertis en habitation bourgeoise.

En 1887, nouveau coup du sort ! L’Assistance Publique, en quête de terrain pour construire un hospice à la périphérie de Paris, tombe sur une parcelle à vendre : l’Ermitage, diverses dépendances et un bout de parc composent l’ensemble qui constituera l’hospice Debrousse.

Voilà notre pavillon au cœur d’une œuvre sociale, financée par les femmes philanthropes de la famille Alquier-Debrousse. Le destin de la folie XVIIIe, un brin décalée par rapport aux installations fonctionnelles et pétries de considérations hygiénistes de l’hospice, vacille.

L’édifice ne doit sa survie qu’à l’inscription à l’inventaire des Monuments Historiques en 1928.

Le dispositif protège fissa l’architecture, les peintures et la grille d’honneur côté rue de Bagnolet, d’une destruction probable. Oui mais voilà…

Le lent oubli qui accompagne le pavillon, converti en bureau directorial, mène à de radicales décisions. En 1982, l’hospice change de peau. Les anciens bâtiments sont détruits au profit de l’actuel EHPAD Debrousse. Un jardin public s’insère entre l’établissement social et l’Ermitage, définitivement isolé de son contexte. L’Ermitage est désaffecté, l’étage méthodiquement démantelé. La restauration de la toiture protège l’édifice des plus graves dommages du temps, mais le site demeure sans affectation.

Ce chapitre nous est relaté à l’étage, où la déshérence générale s’offre dans toute sa nudité.

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Les bibliothécaires sont tombés sous le charme des lieux
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Au Pavillon de l’Ermitage, on sait recevoir

Dans ce saisissant scénario, quelle place pour les Amis de l’Ermitage ? Toujours l’envie de promouvoir le site, d’assurer l’accueil des publics, de valoriser le patrimoine de l’Est parisien par des expositions bien documentées, d’organiser des balades, des conférences et de publier des produits destinés à un public d’amateurs, de flâneurs, d’amoureux du « petit patrimoine ». Sans omettre les privatisations qui viennent injecter des fonds plus substantiels pour la structure, nourrie de ses recettes propres, de dons de particuliers et de sociétés. L’objectif prioritaire ? Réhabiliter le lieu à hauteur de son potentiel.

Séduits par l’enthousiasme et la passion avec lesquels les Amis de l’Ermitage s’investissent pour la préservation du site, nous leur souhaitons très bon vent dans leurs projets et ne pouvons que vous encourager à soutenir l’action des Amis de l’Ermitage en visitant ce lieu chargé d’histoire(s) !

 

Infos pratiques : Pavillon de l’Ermitage

Ouvert jusqu’au 17 décembre 2017 (fermeture jusqu’au début du mois de mars 2018)

148 rue de Bagnolet 75020 Paris- Entrée par le square Debrousse

Expositions en cours :

« Crimes et rapines »
« 
À tous crins, l’économie du cheval dans l’Est parisien »

Accès individuels : du jeudi au dimanche de 14 h à 17 h 30

Groupes sur RDV

Se renseigner sur les nouveaux horaires 2018
Tél 01 40 24 15 95

Mail (à privilégier) : pavillon.ermitage@gmail.com

 

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Exposition Jardins de l’Est parisien : prolongation jusqu’au 15 octobre 2017

L’été est derrière nous, le temps nuageux annonce l’automne. Pour lutter contre le spleen de la rentrée, une solution : profiter de la prolongation de l’exposition consacrée aux jardins de l’Est parisien, jusqu’au 15 octobre 2017, à la médiathèque Marguerite Duras !

Jardins d’hier, jardins d’aujourd’hui dans l’Est parisien est une exposition photographique dans laquelle alternent clichés anciens et récents. Conçue comme une invitation à la flânerie, elle propose de se promener, par un jeu d’associations d’idées et de correspondances visuelles, dans toutes sortes de lieux, passés et présents.

Couverture du périphérique – Aménagement Porte des Lilas (XXème arr.), square Fougères à l’arrière plan , les Mercuriales, 2011 © J. Leroy / Direction de l’Urbanisme, Ville de Paris

Jardinets privatifs, jardins partagés, parcs du XIXe siècle, jardins contemporains résolument urbains… Au fonds Découverte de l’Est parisien (DEP), on a choisi de ne pas choisir et d’opter pour des lieux dont le charme donnera envie au visiteur de s’y attarder.Au-delà de la beauté des compositions, les concepteurs de l’exposition ont voulu aussi regarder comment les Parisiens se sont approprié la nature et l’ont aménagée depuis le XIXe siècle.

C’est à partir du XIXe en effet, sous la pression de la révolution industrielle puis de l’urbanisation, que les jardins privés régressent dans une forte proportion, tandis que les jardins publics passent d’une poignée à plusieurs centaines. Quant aux vignobles, vergers et autres espaces agricoles qui peuplaient la périphérie de Paris depuis le Moyen-âge, leur disparition s’accélère avec l’annexion des villages (dont ceux de Belleville et Charonne) à la capitale, en 1860.

L’Est parisien est, jusqu’en 1918, un cas à part. « Les gamins errent entre les usines, les masures, les dernières fermes et les ultimes potagers […]. Dans la zone non-aedificandi – anneau de sécurité militaire – Parisiens et Banlieusards implantent des jardins ouvriers » peut-on lire dans l’ouvrage Les parcs et jardins dans l’urbanisme parisien : XIXe – XXe siècles.

Suite à la destruction des fortifications en 1919, l’Est parisien change de visage. Jardins ouvriers et terrains vagues disparaissent à partir de 1945, le périphérique surgit en 1958 et dans un même temps, la densification de l’habitat s’opère aux alentours sans ajout d’espaces verts.

La fin du XXe siècle voit s’ouvrir de nouvelles perspectives, avec la création de nouveaux jardins publics et l’émergence des jardins partagés et/ou solidaires qui fleurissent dans nos quartiers pour le bonheur de leurs habitants.

C’est toutes ces mutations que le DEP vous invite à suivre en vous promenant en compagnie de Lansiaux, Marville ou Atget, ainsi que des photographes de la Direction de l’Urbanisme de la Ville de Paris.

A voir dans l’espace Découverte de l’Est parisien (DEP), 3ème étage de la médiathèque.

Infos pratiques sur Que faire à Paris

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ROCK DANS L’EST PARISIEN : programme et appel au peuple !

 

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Le fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque présentera à l’automne prochain un projet original dédié au rock dans l’Est parisien.

Conçu en partenariat avec Eric Tandy, journaliste (Rolling Stone, Politis…), et Marsu, ex-manager du groupe Bérurier Noir et fondateur des labels Bondage et Crash Disques, ce projet apporte un éclairage particulier sur 40 ans de vie musicale dans l’Est parisien.

A travers une exposition et deux conférences, la fine équipe passera en revue les lieux clés qui font de l’Est parisien l’un des grands bastions du rock hexagonal, du mythique Gibus au non moins légendaire studio Davout, en passant par les squats ou les magasins de disques…   Un show case suivra début 2018 avec un groupe du cru.

Lieux du rock dans l’Est parisien est aussi un projet participatif : nous invitons toutes les personnes intéressées à partager avec nous leurs souvenirs d’événements rock, ayant pour cadre les 10e, 11e, 12e, 19e, 20e arrondissements ou les communes de banlieue limitrophe. Ces souvenirs pourront prendre la forme d’affiches, de flyers, de billets de concerts, de photographies de lieux, d’acteurs de la scène rock et de concerts …

Une page Facebook est ouverte pour recueillir ces contributions, qui pourront également être présentées dans l’exposition en accord avec les donateurs. Merci d’adresser à ce sujet un mail à : rockestparisien@gmail.com avec toutes vos coordonnées.

We need you !

Début de l’exposition Lieux du rock dans l’Est parisien : le mardi 7 novembre 2017 au 3ème étage de la médiathèque, fonds Découverte de l’Est parisien

Première conférence sur les lieux du rock le samedi 9 décembre 2017 à 15h.

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Crimes et rapines, petits faits et grandes affaires de l’Est parisien (1880-1914)

Le Pavillon de l’Ermitage, partenaire du fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, présente une nouvelle exposition intitulée Crimes et rapines, petits faits et grandes affaires de l’Est parisien (1880-1914), jusqu’au 16 juillet 2017. Nous vous en livrons un petit aperçu, agrémenté de quelques conseils de lecture.

 

Journal de la France, la IIIe République, 1970

 

Rare est l’occasion de se plonger dans les faits divers qui émaillent l’actualité de l’Est parisien au tournant du 20e siècle.

Du plus modeste larcin, intimement lié aux ressources économiques locales, aux spectaculaires méfaits de bandes plus ou moins hiérarchisées, crimes et délits défraient la chronique et tiennent en haleine le lecteur de la presse écrite, alors premier média de masse.

La vie quotidienne est perturbée par des voleurs de tous poils, amateurs de lots de chaussettes en gros ou de fruits mûrs des jardins.  Vols à la tire, à l’escalade, « à l’escampe », les manières de dérober le bien d’autrui sont multiples et créatives.

 

Collection particulière

 

Plus élaborées sont la contrebande d’allumettes clandestines ou le trafic de douceurs illicites destinées aux pensionnaires des hospices de vieillards pauvres.

Les fauteurs de troubles aux redoutables réputations tels que les Apaches ou les complices de la bande à Bonnot, inspirés de mouvements anarchistes, accompagnent les remous de l’histoire du début du 20e siècle.

Les rues de l’Est parisien sont le lieu d’emblématiques scènes de poursuites en diligence. Quant à la célèbre courtisane Casque d’Or, ses déboires amoureux suscitent de tumultueuses rivalités…

Pavillon de l’Ermitage, 148 rue de Bagnolet, 75020 Paris

Jours et Horaires d’ouverture : du jeudi au dimanche de 14 h à 17 h 30

Tarifs 3 euros, 2 euros

 

A lire au fonds Découverte de l’Est parisien

Chroniques du Paris apache : 1902-1905 / Amélie Elie

Mercure de France

 

 

 

Casque d’Or et le mythe des apaches dans l’Est parisien : Violence et opinion publique à la Belle Epoque / par Christiane Demeulenaere-Douyère

Association d’Histoire et d’Archéologie du 20e arrondissement