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Chroniques musique (décembre) : Marguerite sur écoute !

JAZZ ?

 

China Moses

Nightingale, MPS, 2017, 

China Moses nous délivre peut-être le disque de la maturité (artistique). Après diverses aventures autour du jazz, de la soul et du blues, la fille de Dee Dee Bridgewater fait une sorte de synthèse de ses références autour de ses compositions, cosignées par le producteur britannique Anthony Marshall, où son interprétation fait merveille. On sent que, contrairement à certaines étoiles filantes, le temps est un allié pour miss China, qui sait où elle nous emmènera ? Un joli disque.

 

ELECTRO

 

Siriusmo

Comic, monkeytown records, 2017

« À chaque nouvelle sortie, il n’y a qu’une chanson qui me plaît encore, le reste – malheureusement – est nul » dixit Moritz Friedrich, alias Siriusmo, compositeur de musique électronique berlinois. Et c’est franchement exagéré à l’écoute de ce nouvel opus plein de fraicheur, de légèreté, de décontraction.  Siriusmo ne se prend pas au sérieux au point de, c’est vrai, parfois flirter avec le kitsch et la facilité, mais c’est tellement bien, de temps en temps,  de se mettre entre les oreilles autre chose qu’un produit formaté, qu’on lui pardonne ses écarts. Ce disque plein de personnalité recèle quelques perles !

 

 

ROCK

Peter Perrett

How the west was wonDomino Recording, 2017

 

 

 

The Only Ones

The Big Sleep, Jungle, 1993

Peter Perrett est un auteur-compositeur et guitariste britannique légendaire. Après avoir formé England glory, il enregistre trois albums avec les Only Ones à la fin des années 70.

Son comportement erratique et son addiction à l’héroïne font de lui un véritable survivant. Il accompagne même son alter égo américain Johnny Thunders sur scène (avec un certain Sid Vicious à la basse) et sur So Alone, l’album solo de Thunders en 78.

Après une longue période d’inactivité, Perrett réapparait en 1996 avec 1er album solo splendide Woke up sticky.

Aujourd’hui accompagné de ses deux fils (ex Babyshamble, groupe d’un certain Pete Doherty bénéficiant lui-aussi du même type de réputation) et de ses deux belles-filles -une véritable histoire de famille-Peter Perrett sort ce disque remarquable How the west was won.

Son style reste inchangé : un rock sombre et intimiste à mi-chemin entre Lou Reed et Syd Barrett.

A écouter d’urgence !

 

 

 

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Tendance ! Le rap belge est dans la place

Depuis environ deux ans une nouvelle génération de rappeurs belges (surtout bruxellois) s’imposent progressivement dans le paysage hip-hop francophone.

En Belgique, comme en France et ailleurs, la trap qui a contaminé le hip hop est le style qui fait mouche actuellement. Avec son tempo lent et son flow particulier, cette nouvelle esthétique du rap, controversée et dénigrée, peut parfois être caricaturale. Même chez ceux qui pratiquent un rap à l’ancienne basé sur les samples, la trap s’infiltre pour le meilleur et parfois le pire !

Dans des textes souvent très crus et empreints d’humour chez certains, ça parle beaucoup de fumette, de sexe mais aussi d’amour, de crimes et de relations humaines.

Tous ces artistes sont largement relayés par la presse, les blogs et les sites musicaux qui se font l’écho de cette tendance très forte. Les labels indépendants et les majors comme certains rappeurs français ont flairé cette nouvelle vitalité et les collaborations franco-belges vont bon train.

 

Damso, disque d’or en Belgique et en France, a été embarqué sur le label de Booba, le patron de la trap française. Comme son parrain, il ne fait pas dans la dentelle mais il sait aussi raconter des histoires, notamment celles traitant du quotidien d’une partie des jeunes Noirs de Bruxelles. Son premier album a été mixé par Krisy, un rappeur crooner plein d’humour qui se fait appeler De la Fuentes lorsqu’il produit. Parmi les autres protégés de Booba, Jones Cruipy sévit avec un rap dur quand Shay rebooste le rap féminin avec son fort potentiel commercial. Le quintet New School souvent comparé à Sexion d’Assaut avec ses ambiances street est lui adoubé par Soprano. Collaborant lui aussi régulièrement avec des artistes français (Furax, Tunisiano…), l’ancien et toujours actif Scylla est imprégné de chanson française et de mysticisme. Autre fers de lance du rap belge, Hamza, fan de sons synthétiques, s’impose du haut de ses 22 ans en mêlant trap, dancehall et autotune.

 

On garde les meilleurs pour la fin….

Les membres du collectif La Smala, dont Senamo et Seyté, sont des adeptes du vrai boom bap façon années 90. Plus proche du hip hop des origines, leur musique groovy intègre néanmoins les sonorités d’aujourd’hui, notamment de la trap, mais samplée !
Caballero & Jeanjass, amis de Lomepal et Nekfeu, sont eux aussi des alchimistes du boom bap et des sons modernes pour créer des ambiances trap sombres où au contraire complètement délirantes. Comme le nonchalant mais prolifique Roméo Elvis (issu du collectif L’Or du commun) qui a fait une école d’art et est branché graphisme et photographie, ils expriment leurs sentiments à travers l’egotrip dans un cloud rap bourré d’esprit, d’autodérision et de second degré.

Un peu à part de cette nébuleuse francophone, le flamand Woodie Smalls (21 ans) rappe en anglais dans un flow remarquable et fait aussi un gros carton auprès du public.

 

« Aucunement intéressé par l’avenir

A part pour la musique et pour l’instant on peut dire que ça marche

Mais on devra courir pour éviter de faire la manche

même si c’est pas tout de suite et un peu trop romantique. » Roméo Elvis, La morale

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Revue du web  :

Les six naissances du rap belge

Le rap dans la grand-place

10 rappeurs belges à suivre absolument

La nouvelle vague du rap belge

L’âge d’or du rap belge

L’explosion du rap belge

Vent de fraîcheur sur le rap belge

Une année bien belge pour le rap

La mixtape produite par The Alchemist pour la scène hip hop franco-belge

Où trouver les disques ?

Cette playlist est le fruit de la veille discographique des discothécaires, vous trouverez donc les disques de la plupart de ces artistes dans vos discothèques de prêts préférées.

Ou écouter ?

Sur Soundsgood ou Youtube

 

Marielle B.

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Chroniques musique (décembre) : Marguerite sur écoute !

Inclassable ou plutôt néo-classique…

Luca D’Alberto

Endless, !K7, 2017

Voici le premier album du compositeur italien Luca D’Alberto, ce multi-instrumentiste de formation classique a pourtant signé Endless sur la branche axée musique dite néo-classique du label !K7. Un label allemand reconnu en tant qu’éditeur de musiques électroniques. Les compositions de Luca D’Alberto sont riches en émotions, certains parfois les trouvent mélancoliques ou tristes et il est vrai qu’elles invitent à la réflexion voire à l’introspection mais pas nécessairement à broyer du noir ! Sa musique pourrait tout à fait être utilisée comme bande originale de film et certains ne s’y sont pas trompés puisque des réalisateurs tels que Wim Wenders ou Lars Von Trier ont utilisé ses morceaux. Également amateur de performances, Luca D’Alberto a collaboré à des projets, l’un autour de l’œuvre de Pina Bausch, un autre,  avec son compatriote l’écrivain Erri De Luca, ou encore à une installation à la Fondation Louis Vuitton en 2015.

Si vous appréciez le piano, le violon et des compositeurs tels que Nils Frahm, Max Richter ou Henrik Schwarz, l’univers d’Alberto devrait vous plaire…

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Tendance ! La nouvelle scène jazz anglaise

L’Angleterre a toujours été un vivier pour la création musicale. Elle a vu (et voit encore) naître de nombreux genres musicaux. Depuis quelques années, ça bouge du côté de la scène jazz ! Avec Londres comme épicentre de cette ébullition, le jazz, qui est une musique en perpétuel mouvement, a trouvé un endroit où encore se renouveler. Au cœur du melting pot, les jeunes musiciens qui le représentent ont en commun l’envie de dépasser les genres en intégrant des éléments issus d’univers musicaux divers.

Certains d’entre eux, nourris aux musiques actuelles, le mêlent aux musiques électroniques, au rock, aux rythmes afro-caribéens ou d’ailleurs. D’autres sont plus influencés par le minimalisme de Philip Glass ou de Steve Reich, le tout dans un besoin d’innovation et d’exploration permanent.

 

Shabaka Hutchings

Shabaka Hutchings, est LA révélation de la scène jazz anglaise de ces dernières années. Menant de front trois groupes : Sons of Kemet, The Comet Is Coming et Shabaka & The Ancestors qui chacun ont su charmer les médias, les festivals et les publics, participant aux projets les plus excitants tels que The Heliocentrics, Floating Points, Melt Yourself Down, Sun Ra Arkestra, Soweto Kinch, créant sans cesse les ponts entre l’afro-futurisme, le spiritual jazz et l’electro, le saxophoniste-performer à peine trentenaire a tout du phénomène. www.newmorning.com

 Sons of Kemet

Formation atypique, un saxophone ténor, un tuba et deux batteries, tel un brass band de poche sur-dopé, les quatre musiciens proposent une nouvelle forme bouillonnante entre jazz, punk, free jubilatoire, great black music, voyages entre Nouvelle-Orléans, l’Égypte ancienne, l’Afrique de l’Ouest et Addis-Abeba. Les concerts de Sons of Kemet sont autant de cérémonies incantatoires appelant le public à se libérer autour du dénominateur commun de la transe et de la mystique. www.newmorning.com

 The Comet is Coming

The Comet is coming est un trio formé par Shabaka Hutchings (saxophone et effets), Danalogue (claviers) et Betamax (batterie). Ensemble, ils développent un jazz cosmique et bariolé d’inspirations krautrock, electronica et psyché. Une déambulation spatiale, tantôt dans un ralenti sans pesanteur tantôt à la vitesse lumière. Une musique en totale liberté, très évocatrice, qui n’est pas sans rappeler Sun Ra, Franck Zappa ou Jimi Hendrix. concert.arte.tv

Gogo Penguin

La revendication première de ce jeune trio anglais est la rupture. Rupture avec les habitudes, avec les clichés, et plus encore avec l’enfermement et la catégorisation. GoGo Penguin s’est aménagé une place à part dans l’univers du jazz anglais en s’ouvrant à des influences aussi diverses que la pop, la techno, la sphère classique du XXe siècle, le hip-hop et le rock. Un goût du métissage qui affirme la fidélité de ce trio à la curiosité du jazz. parisjazzfestival.fr

Portico Quartet

Les amis musiciens du quartier de South Bank avaient étonné tout le monde avec leur post jazz dominé par les sonorités nouvelles du hang, instrument à percussion proche du steel drum. Le groupe a fait évoluer son répertoire avec une utilisation omniprésente de l’électronique qui nous plonge un peu plus dans la transe qu’offraient déjà les possibilités hypnotiques du hang. Les samples ou loops accompagnent désormais la base acoustique de cette musique : lignes de saxophone aériennes, jeu de contrebasse épuré et subtil, et batterie puissante.
www.fipradio.fr

 Yussef Kamaal

Les frontières entre les différentes tribus musicales de Londres ont toujours été poreuses. Pour Yussef Kamaal, le son de la capitale – les bruits de cette jungle urbaine, crasseuse et syncopée – a influencé son approche autodidacte et foncièrement britannique du jazz. Si aux États-Unis le genre s’est échappé vers le hip-hop – de Robert Glasper à Kamasi Washington –, se réinventant au sein de la culture US, Yussef Karmaal emmène le jazz, avec leur premier album « Black Focus », dans le monde saturé en basses des radios pirates londoniennes. S’inspirant de l’esprit du jazz-funk des années 70 présent sur les albums d’Herbie Hancock ou du Mahavishnu Orchestra, le duo composé de Yussef Dayes et Kamaal Williams (aka Henry Wu), ont préféré s’affranchir des carcans pour laisser place à l’expérimentation, avec un goût prononcé – et une approche similaire – pour le piano de Thelonious Monk ou la programmation rythmique de Kaidi Tatham. www.nuits-sonores.com

Yazz Ahmed

Par son parcours singulier, aux frontières de nombreux genres musicaux, l’artiste britannique originaire du Bahrein Yazz Ahmed, bouscule le jazz et ce que nous en connaissons. La trompettiste et bugliste a collaboré avec Radiohead, Max Romeo ou encore These New Puritans. Au travers d’effets électroniques et de combinaisons de sons novateurs, elle cherche à façonner un univers qui lui est propre, fruit de ses origines du Golfe et de son parcours musical riche et varié en Angleterre. Soutenue et complétée par des musiciens emblématiques de ce nouveau jazz en mutation, comme Lewis Wright (vibraphone), Shabaka Hutchings (clarinette basse) ou encore Naadia Sheriff (fender Rhodes), son premier album La Saboteuse est portée par des rythmiques envoûtantes et ondulantes, des mélodies du Moyen-Orient et les sonorités particulières à la trompettiste.   www.anteprimaproductions.com

Soweto Kinch

Ambassadeur du « Jazz made in UK » et de sa nouvelle génération, saxophoniste virtuose et freestyler hors-pair, Soweto Kinch a grandi dans les tours de Birmingham. Tiraillé entre la culture urbaine dans laquelle il évolue, son amour du jazz et ses origines (Jamaïque et Barbades), et son engagement politique, Soweto a choisi de tout embrasser au fil des concepts albums qu’il autoproduit. www.jazzsra.fr

 Zara Mcfarlane

Nouvelle étoile montante du jazz britannique, Zara MacFarlane fait ses premiers pas sur la scène internationale sous l’égide du célèbre DJ Gilles Peterson. Après un premier album très remarqué en 2011, la chanteuse aux origines jamaïquaines sort le sublime If you knew her qui lui vaut un prix aux prestigieux MOBO Awards. Soyeux mélange de jazz méditatif et de néo-soul sensuelle, ce dernier opus révèle une artiste éclectique qui baigne autant dans le jazz spirituel de Pharoah Sanders que dans le reggae et la soul. www.cullyjazz.ch

 Lund Quartet

Jazz downtempo minimal et atmosphérique, la musique du quartet mêle les sonorités d’un trio de jazz avec les variations que peuvent fournir différents samples préenregistrés, soit joués directement, soit scratchés. Leur méthode de travail, composer une boucle au groove hypnotique, rejouer dessus et la sampler pour la jouer différemment à travers les platines, leur permet de créer un style musical innovant, mêlant jazz, hip-hop et sonorités électroniques. www.fipradio.fr

Mammal Hands

Signé sur le label anglais Gondwana Records, ce trio très respecté puise son inspiration auprès d’artistes aussi variés que Steve Reich, Bonobo, Pharoah Sanders et The Cinematic Orchestra. Mariant savamment ces influences aux sonorités de l’Afrique et de l’Inde du Nord, ils nous emmènent dans un voyage délicat et subtil, mêlant compositions réfléchies et spontanéité. Comparé à des formations de la trempe des GoGo Penguin et Portico, Mammal Hands a fait l’objet de critiques dithyrambiques, notamment de la part de Jamie Cullum, en plus de s’être produit au légendaire Ronnie Scotts’ Jazz Club à Londres. ladefensejazzfestival.hauts-de-seine.fr

 Binker & Moses

Nouvelle incarnation d’un jazz londonien en pleine ébullition, Binker and Moses sont de ces musiciens aux idées claires et à l’ambition palpable sur disque. En cherchant à revitaliser une formule tombée un peu en désuétude, les deux Londoniens auréolés depuis de plusieurs récompenses dans leur pays y ont projeté ce qui fait l’essence du jazz d’aujourd’hui : une connaissance profonde de l’héritage des décennies précédentes mise en regard d’une modernisation indispensable de l’approche. Capables de s’identifier aux duos John Coltrane / Rashied Ali ou Kenny Garrett / Jeff Watts, Binker and Moses n’ignorent rien non plus des bouillonnements musicaux de 2017, par delà les frontières stylistiques. www.francemusique.fr

Neil Cowley

Considérée comme l’une des meilleures formations de jazz contemporain de Grande-Bretagne, Neil Cowley Trio déguise la pop en jazz, le jazz en rock, évoque la pop jazz du pianiste suédois Esbjörn Svensson, la folie des Blues Brothers et le minimalisme de Philip Glass. Une musique décomplexée et réjouissante. http://www.newmorning.com

Get The Blessing

Le groupe se forme en 2000 sous l’impulsion de la solide rythmique de Portishead – le bassiste Jim Barr et le batteur Clive Deamer (également deuxième force de frappes de Radiohead en live) – qui partage avec le saxophoniste Jake McMurchie et le trompettiste Pete Judge (deux collaborateurs des Super Furry Animals) un même attrait pour la musique libre d’Ornette Coleman, les césures rock et l’improvisation. Leur approche du jazz se développe dans une esthétique futuriste et sophistiquée, peuplée d’effets, tout en gardant un pied bien ancré dans l’échange acoustique.
next.liberation.fr

Polar bear

Polar Bear mixe allégrement sonorités jazz et musique électronique dans des compositions très ouvertes qui s’étirent parfois sur plus de 10 minutes. Jamais formaté, partant dans des directions parfois inattendues, la style de Polar Bear dégage une vraie originalité et une forme de mystère, de froideur qui la rapproche par moment des compositeurs nordiques tels que Nils Peter Molvaer. www.benzinemag.ne

Jacob Collier

A 21 ans, Jacob Collier produit tout seul ses morceaux de musique, puisant dans tous les styles, il étonne les plus grands qui lui reconnaissent des qualités créatrices et musicales jamais encore réunies en un seul artiste. Aux frontières de tous les genres, il crée le sien. culturebox.francetvinfo.fr

Matthew Halsall

Créateur talentueux de la scène jazz anglaise, le trompettiste Matthew Halsall étonne à chaque projet par sa parfaite maîtrise des codes du jazz des années 60 comme par ses orchestrations aussi inventives que transcendantales. Adepte de Coltrane, Dorothy Ashby, Phil Cohran, Leon Thomas, Max Richter ou Nils Frahm, il a aussi crée le label Gondwana. www.fipradio.fr

 

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Revue du web  :

Le jazz est de retour à Londres

La scène jazz s’éclate en Grande-Bretagne

L’essor de la jeune scène anglaise

London jazz calling, l’invasion sans clash des mutants du jazz

Playlists :

Où trouver les disques ?

Cette playlist est le fruit de la veille discographique des discothécaires, vous trouverez donc les disques de tous ces artistes à la discothèque Marguerite Duras

A entendre et voir sur Soundsgood ou Youtube

 

Marielle B.

Sans modération

Chroniques musique (octobre) : Marguerite sur écoute !

JAZZ

 

Dominic Miller 

Silent light, ECM, 2017

Comme son nom ne l’indique pas, Dominic Miller est un guitariste argentin ayant travaillé avec d’importants artistes britanniques comme les Pretenders, Phil Collins et surtout Sting. Silent Night est son nouvel album sur le prestigieux label ECM. Miller y joue quasiment en solo de la guitare acoustique, juste secondé par le fin et discret percussionniste Miles Bould sur quelques plages. Pétrie d’influences Folk, parfois brésiliennes, la musique joue surtout sur les ambiances, mais la mélodie n’est jamais absente. Comme toujours, la production ECM est impeccable et la dimension intimiste, voire méditative est parfaitement mise en valeur. Un moment hors du temps.

 

MUSIQUE ÉLECTRONIQUE (mais pas que…)

 

UNKLE_-_The_Road_Part_1 Unkle

The Road : Part I, Songs for the def, 2017

C’est quoi cette pochette ? Le cavalier sans tête qui revient d’une partie de paintball ?!

Pas du tout, voici le dernier album du collectif anglo-saxon Unkle. Ayant démarré dans les années 1990, le projet était influencé par les courants du trip-hop, de la pop, du rock, de l’expérimental et tout ce qui a trait à la musique électronique. A l’initiative d’Unkle il y a James Lavelle et Tim Goldsworthy, la formation a vu passer de nombreux collaborateurs (tels DJ Shadow, DJ Krush ou encore Josh Homme de Queen of the Stone Age…), aujourd’hui à sa tête seul reste James Lavelle.

Résolument à contre courant, Unkle se plaît à brouiller les pistes, les genres et même si on note une prédominance de la musique électronique, aucun album ne se contente d’une seule orientation musicale.

Alors dans quelle case placer The Road : Part I, cette route ponctuée par différentes étapes musicales, différentes destinations ?

Après une dizaine d’albums et une vingtaine d’années d’existence d’Unkle, comment parler de ce nouvel opus ? On citera, là encore, les artistes présents: Mark Lanegan, Keaton Henson ou encore Andrew Innes de Primal Scream. Et puis pourquoi faudrait-il « ranger » un album ? On préfèrera l’écouter et partir sur ce chemin, parfois sinueux tracé par Unkle et conseillé par votre discothèque.

 

 

ROCK

The Germs

GI

Les Germs sont avec les Weirdos l’un des premiers groupes californiens de punk rock. Ils sévirent de 1977 à 1980 et sortirent un album unique GI  produit par Joan Jett.

Leur chanteur  Darby Crash fait partie de la grande traditions des « fracassés » de l’histoire du rock. Après une tentative avortée de suicide sur scène, il met fin à ses jours le 7 Décembre 1980. Le lendemain, John Lennon est assassiné en sortant de chez lui. Inutile de préciser que dans ces conditions la mort du chanteur des Germs passa totalement inaperçue !

Pat  Smear le guitariste du groupe intégrera Nirvana en 1993 à la demande de Kurt Cobain, autre « fracassé », grand fan du groupe…