Sans modération

Tendance ! La vague israélienne du jazz

De Tel Aviv à New York, en passant par Paris et Berlin…

Depuis une dizaine d’années les jazzmen israéliens occupent une place importante sur la scène internationale, surtout à New York et à Paris. Cette scène est tellement effervescente que nombreux critiques parlent d’une « vague israélienne du jazz ». Il ne s’agit pas d’un nouveau courant du jazz car on ne peut pas parler de « jazz juif » comme de « latin jazz ». Ces musiciens qui n’ont pas un « son » distinct proposent un jazz complexe mais accessible (avec une tendance au lyrisme) très loin du « jazz falafel », un style exotique épuisé qui intégrait des thèmes orientaux.
Après être partis approfondir leur étude du jazz et avoir joué sur les scènes new-yorkaises avec les grands noms du jazz, certains d’entre eux rentrent en Israël pour y exercer leurs talents tout en suscitant l’émulation auprès des jeunes. Parmi eux, le contrebassiste Avishaï Cohen et le saxophoniste Eli Degibri vivent désormais à Jérusalem. Le trompettiste Avishai Cohen, revient régulièrement à Tel-Aviv. Surnommée « la ville qui ne dort jamais » Tel-Aviv est désormais réputée pour son dynamisme, sa diversité et ses clubs de jazz. D’autres effectuent des va-et-vient comme Omer Avital qui, installé à New York en 1992, était retourné en Israël afin d’y étudier les musiques arabe et israélienne entre autres. Paris, ville de jazz accueille les pianistes Yonathan Avishai et Yaron Herman qui y vivent depuis une dizaine d’années. Omer Klein quant à lui est installé à Berlin.
C’est peut-être la liberté inhérente au jazz qui attire ces nombreux musiciens, car la musique ne connait pas les frontières et le jazz peut représenter une véritable échappatoire aux ghettos et questions d’identité.

Cette playlist est le fruit de la veille discographique des discothécaires, vous trouverez donc les disques de tous ces artistes à la discothèque Marguerite Duras (à quelques exceptions près disponibles dans le réseau).

A entendre et voir sur soundsgood ou  youtube

Marielle B.

Publicités
Sans modération

Chroniques musique (septembre) : Marguerite sur écoute !

MUSIQUE CLASSIQUE

 

Nadia Boulanger

Mademoiselle-première audience, Delos, 2017

Cet album est dédié aux compositions de Nadia Boulanger. Celle qui fut de loin la plus influente professeur de composition de la première moitié du XXè siècle, considérait ses propres œuvres  comme « nulles » et préféra mettre en avant celles de sa sœur Lili. Ce double cd nous fait découvrir des mélodies, des pièces pour piano seul ou violoncelle et piano ainsi que pour orgue, interprétées par un casting étoilé. « Les harmonies et les textes ont été écrits de manière si naturelle et organique, que j’ai trouvé très facilement la manière de les interpréter. » E. Crossley-Mercer

 

 

ROCK

 

Radio Birdman

The Essential : 1974-1978, Subpop 2001

Radio Birdman est un groupe de rock australien formé en 1974 par Deniz Tek (guitare) et Rob Younger (chant).

Ils sont principalement influencés par les groupes de Detroit : Stooges et MC5 (Deniz Tek  jouera dans New Race avec divers membres de ces deux groupes) ainsi que le Blue Oyster Cult.

Radio Birdman publie deux albums : Radios Appear en 1977 et Livin Eyes en 81… deux disques exceptionnels et particulièrement rageurs que l’on retrouve ici compilés dans  The Essential Radio Birdman 1974-1978

Le groupe se dissout en 1981 mais se reforme une première fois en 1996 pour une tournée qui donne naissance à l’album live Ritualism.

 

 

 

CHANSON FRANCOPHONE

 

Hélène Piris

Tour du monde, Noonsi productions, 2017

 

 

Hélène Piris est une aventurière de la chanson française. Mâtinées de musique du monde et de jazz, ses chansons explorent de nouveaux territoires avec cette évidence qui touche en plein coeur.

Sa voix puissante porte haut des textes savoureux (Ombres chinoises), hérités d’une chanson de paroles dont elle se réclame, le tout sur des rythmes ensoleillés. Faisant corps avec son violoncelle, Hélène nous embarque grâce à son énergie, sa sensibilité et son humour.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans modération

Chroniques musique (juillet-août) : Marguerite sur écoute !

ELECTRO

                                           

 Forest Swords

 Compassion, Ninja Tune, 2017

Forest Swords est le projet du britannique Matthew Barnes, après son premier album Engravings, paru en 2013 sur le label Triangle, le voici de retour avec un nouvel LP.

Suite à plusieurs collaborations, notamment avec le groupe Massive Attack, le musicien et producteur, propose, avec Compassion, une musique expérimentale, proche du trip-hop, du dub, où des sonorités orientales ou tribales s’invitent sur certains morceaux. Des nappes instrumentales inquiétantes ou plus tranquilles font leur apparition et laissent cours à la rêverie, parfois la mélancolie. A d’autres instants des éléments synthétiques peuvent surgir et rappeler une certaine rudesse de la musique électronique.

La musique de Forest Swords est puissante car elle est riche, sans être fourre-tout. Il faut du talent pour restituer autant de facettes de la musique électronique et Matthew Barnes y parvient, nous entrainant dans une heure de divagation émotionnelle et musicale.

 

FUSION LATINE

 

Orkesta Mendoza

¡Vamos a guarachar! Glitterbeat records, 2016

Avec l’élection de Donald Trump, on a oublié qu’une bonne partie du sud des États-Unis est de plus en plus hispanophone (s’il ne l’a pas toujours été). Voici donc un combo de Tucson, Arizona, emmené par un des musiciens du groupe Calexico, célébrant les Cumbias, Mambos et autres Rancheras à la manière des voisins mexicains. Enfin, pas tout à fait, Sergio Mendoza et ses acolytes aiment trop le Rock pour ne pas insuffler quelques guitares « surf »et une touche de psychédélisme. On pense parfois aux groupes alternatifs de Barcelone comme Dusminguet, mais avec le charisme du chanteur mexicain Salvador Duran et un savoir-faire certain de l’orchestre, la sauce (piquante !) prend rapidement.

 

 

MUSIQUE CLASSIQUE

 

Filarmonica della Scala

Riccardo Chailly, dir.

Overtures, preludes & intermezzi  Decca, 2017

Cet enregistrement célèbre plus de 230 ans de créations dans la légendaire salle milanaise.

Le programme présente une sélection d’extraits symphoniques d’opéras italiens du XIXème siècle, créés à la Scala.

On y trouve des tubes (Norma, Madame Butterfly) mais également des ouvrages moins célèbres comme « Il finto Stanislao » de Verdi ou « Siberia » de Giordano. L’Orchestre Philharmonique de la Scala et Riccardo Chailly mettent magnifiquement en valeur ce répertoire inscrit dans leurs gènes.

 

 

 

ROCK

 

The Weirdos

Weird world 1977-1981 vol. 1 Frontier Records, 1991

 

We got the neutron bomb vol. 2 Frontier Records, 2003

The Weirdos est l’un des groupes phares de la scène punk de L.A.  de la fin des années 70 (avec X, les Germs et les Screamers).

Leur 1er single « destroy all music » sort en 1977 , il sera suivi par 2 maxi EP .

Le groupe est un équivalent humoristique de leurs collègues new-yorkais les Ramones,  avec un chanteur dont la voix ressemble à celle de David Johansen des N.Y. Dolls.

The Weirdos comme beaucoup de groupes punk de leur génération se séparent au début des années 80 pour se reformer ensuite début 90  donnant naissance à une compilation et un nouvel album « Condor ».

 

 

Sans modération

Chroniques musique (juin) : Marguerite sur écoute !

ROCK

  The Outsiders

 Thinking about Today, Pseudonym Records, 2013

The Outsiders (65-70), groupe de rock néerlandais musicalement très proche des Pretty Things.
Ils enregistrent d’abord une version sauvage du rythme& blues américain, leur 1er album étant un recueil de leur 1er 45 tours et le second un live en studio. Le 3e album C.Q est quant à lui beaucoup plus psychédélique, proche de  SF Sorrow de leurs mentors Pretty Things,  un concept album réalisé avant Tommy des Who.
Malgré leur indéniable talent la popularité des Outsiders déclinera et le groupe se séparera en 1970.

En attendant tout fan de garage-psyché se doit de connaitre ce cd : Thinking about today, regroupant leurs trois albums.

Merci qui ? Merci Marguerite !

Période R&B :

Période rock :

 

MUSIQUE CLASSIQUE

Isabelle Druet, mezzo

Anne Le Bozec, piano.

Shakespeare songs, NoMadMusic, 2016

 

De Schubert à Castelnuovo-Tedesco, Isabelle Druet et Anne Le Bozec composent un joli florilège de chansons inspirées de Shakespeare, issues de ses comédies, ses tragédies ou sa poésie. Virtuose du langage, maître des sentiments humains, expert des intrigues machiavéliques du pouvoir et des tyrans, chantre de l’amour et du jour présent : voici quelques uns des visages du message shakespearien. Ce récital plutôt intimiste et mélancolique montre comment des musiciens français (Berlioz, Chausson, Saint-Saëns, Poulenc) ou germaniques (Wolf, Brahms, Schumann, Korngold) ont fait leur les figures d’Ophélie ou de Desdémone.

Sans modération

Chroniques musique (mai) : Marguerite sur écoute !

MUSIQUE AFRICAINE

 

Teta Lando

Independancia, 1975, Fanon records

1975, c’est l’année où l’Angola cesse d’être une colonie portugaise. Teta Lando célèbre l’événement avec quelques uns des meilleurs musiciens du moment, mais les différentes factions désirant accéder au pouvoir s’entredéchirent et il doit très rapidement s’exiler, pour ne revenir que quinze ans plus tard. Témoin d’une époque, ce disque fait la part belle au semba, ce rythme urbain né à Luanda quelques décennies plus tôt avec les premiers désirs d’émancipation, mais est aussi traversé de superbes Lamentos, pas si éloignés du Fado. Certains disent même que ce dernier viendrait d’Afrique. Quoi qu’il en soit, énergiques ou pleines de « saudade », ces chansons nous éclairent sur un pays et une époque bien méconnus sous nos latitudes…

 

CHANSON

Les 50 ans de Saravah

Divers artistes,2016, Saravah

Ceci n’est pas une compilation, c’est un hommage ! Saravah, le label de Pierre Barouh (qui nous a quitté en décembre 2016) a su, à l’image de son créateur, casser les codes, emprunter des chemins de traverse et prendre son temps. Cet opus est tout à fait dans l’esprit, bien que la nouvelle génération invitée soit, époque oblige, bien loin de l’humeur parfois foutraque des premiers artistes. N’empêche, les Camélia Jordana, Bertrand Belin, Jeanne Cherhal et autres se montrent tendrement respectueux, et ça marche. On a même droit à un duo François Morel-Yolande Moreau tout à fait réjouissant. Un bel adieu à Pierre Barouh.