Sans modération

Premiers romans de la rentrée (suite)

                 

Envie de découvrir un nouvel auteur ?

 

Parmi les romans à dévorer à la rentrée, nombre de premiers romans. En voici quelques uns à découvrir qui nous ont particulièrement plu. A la médiathèque, vous les repérerez grâce à un logo « Premier roman » collé sur la couverture.

 

IMG_0243

 

Une fiche est glissée à l’intérieur de l’ouvrage sur laquelle vous pouvez écrire une critique. En fin d’année, une bibliographie d’une trentaine de romans sera publiée grâce à vos coups de cœurs.

Lire la suite « Premiers romans de la rentrée (suite) »

Sans modération

Quelques premiers romans de la rentrée littéraire à découvrir

Envie de découvrir un nouvel auteur ?

 

Parmi les romans à dévorer à la rentrée, nombre de premiers romans. En voici quelques uns à découvrir qui nous ont particulièrement plu. A la médiathèque, vous les repèrerez grâce à un logo « Premier roman » collé sur la couverture.

 

IMG_0243

 

Une fiche est glissée à l’intérieur de l’ouvrage sur laquelle vous pouvez écrire une critique. En fin d’année, une bibliographie d’une trentaine de romans sera publiée grâce à vos coups de cœurs.

 

Lire la suite « Quelques premiers romans de la rentrée littéraire à découvrir »

Sans modération

Premiers romans 2015 à lire avant la rentrée littéraire

Envie de découvrir un nouvel auteur ?

 

Parmi les romans à dévorer à la rentrée, nombre de premiers romans. Avant de les découvrir, lisez ceux parus au cours de l’année. A la médiathèque, ils sont repérables grâce à un logo « Premier roman » collé sur la couverture.

 

IMG_0243

 

Une fiche est glissée à l’intérieur de l’ouvrage sur laquelle vous pouvez écrire une critique. En fin d’année, une bibliographie d’une trentaine de romans sera publiée grâce à vos coups de cœurs.

 

 

 

Requin / Bertrand BelinRequin chagrin

Requin / Bertrand BELIN (POL)

« Mes poumons seront bientôt remplis de l’eau du lac. Entre ce moment et ma mort, il y aura certainement quelques secondes, ou une seconde seulement. Je produirai un dernier mouvement involontaire, j’imagine. Comme une cornemuse qu’un sonneur vient de poser sur une table se vide de son air en s’affaissant et agite bourdons et chalumeau dans une dernière imploration, je produirai un dernier mouvement et ce mouvement continuera sans moi ».

Une banale crampe et voici notre héros en train de se noyer bêtement dans les eaux d’un lac artificiel. Avant de s’enfoncer à jamais, le temps (180 pages) d’un chant d’adieu. Sa femme et son enfant, restés sur la berge « dans un carré de lumière », semblent déjà loin.

Si près de la mort « dont on se doute qu’elle ne promet pas grand chose d’incontestablement folichon » et, cependant, la regardant comme il semblait déjà affronter la vie, sans illusion aucune, avec une distance teintée de résignation quoique… Dans un monologue parsemé de digressions parfois burlesques se détachent des images déchirantes comme celle d’une pêche miraculeuse de lait ou d’une chasse désespérée au cygne, symboles d’une vie manquée.

Bertrand Belin, auteur-compositeur talentueux, ajoute une corde à son arc avec ce beau roman où l’absurde le dispute à la mélancolie.

 

Data transport / Mathieu BrosseauObjet poétique non identifié

Data transport / Mathieu BROSSEAU (L’Ogre)

 

Exercice de style(s) ou objet poétique non identifié ? Ou les deux ? Car voici un bien étrange livre dont le romanesque est résolument absent. Tout ici désarçonne à commencer par la forme : des textes fragmentés sans lien décelable entre eux, une écriture parsemée d’équations énigmatiques et d’interrogations métaphysiques …

L’histoire ? M, le personnage, est sauvé des eaux par un cargo. Nu comme un ver, comme au premier jour. Il a perdu l’usage de la parole et oublié sa propre histoire. Parole et histoire qu’il se réappropriera par de bien curieux artifices. Entre résurgences de bribes d’enfance et perceptions bizarres du monde, M s’interroge sur le sens de la vie et notre présence au monde.

Benoît Laureau et Aurélien Blanchard, les fondateurs des toutes jeunes éditions de l’Ogre, définissent ainsi leur ligne éditoriale : « Avec l’Ogre, nous souhaitons défendre des livres qui, d’une manière ou d’une autre, mettent à mal notre sens de la réalité, traitent de ce moment drôle ou terrifiant où les choses et les gens ne semblent plus être ce qu’ils sont d’habitude, où le dehors arrête d’être sage et rangé … ». Pari tenu avec ce premier roman poétique de Mathieu Brosseau.

 

99 nuits / Yves CabanaJe t’aime moi non plus

99 nuits / Yves CABANA (Gallimard)

Autopsie d’un amour défunt.

Corso aime Juliette, qui le quitte ou souhaite le quitter, on ne sait plus. Corso qui, après avoir épousé des femmes et fait des enfants en veux-tu en voilà, souffre encore et toujours. Corso, jamais remis de la mort de ses parents (une mère rongée par le chagrin et l’alcool, un père qui, sur son lit de mort, le confond avec son frère défunt), porte un regard acéré et piquant sur la société. Mais quant à donner un sens à sa vie, c’est une autre histoire ! De nombreux chapitres courts donnent un rythme soutenu au récit. Une écriture précise, enlevée. Un humour salvateur.

 

 

Lire la suite « Premiers romans 2015 à lire avant la rentrée littéraire »

A l'affiche!·Sans modération

Le Salon de Marguerite, juin 2015

Salon de marguerite

Samedi 6 juin, se tenait, comme tous les mois, le salon de Marguerite, salon littéraire, réunissant bibliothécaires et lecteurs autour de leurs lectures.

salon margot juin

Voici les titres dont bibliothécaires et lecteurs ont parlé :

Joseph, Marie-Hélène LafonJoseph / Marie-Hélène LAFON (Buchet Chastel)

Marie-Hélène Lafon, professeur agrégé, enseigne le français, le latin et le grec à Paris. « Née dans une famille de paysans », elle est originaire du Cantal, où elle a vécu jusqu’à ses 18 ans, décor de la majorité de ses romans.
Joseph, son dernier roman, est le portrait d’un homme, ouvrier agricole, à l’heure de ses 58 ans.
On découvre ce personnage par petites touches. Une vie en retrait.
C’est un homme qui observe beaucoup. On nous décrit quelqu’un de doux et d’un peu seul.
Il évoque ses différentes places, les patrons qu’il a connus, son enfance, ses souvenirs d’école, sa famille
C’est le portrait du monde rural, d’un monde qui se délite ; le portrait des « gens de peu ».
L’écriture de Marie-Hélène Lafon est « organique ». Ce court roman est dense, sans fioritures, dotée d’une belle écriture.

Belleville-Barcelon, Patrick PecherotBelleville-Barcelone / Patrick PECHEROT (Folio policier)

Écrivain et journaliste né en 1953, Patrick Pécherot a exercé plusieurs métiers dans le social.
Un temps proche des milieux libertaires et pacifistes, il s’engage syndicalement à la CFDT. Il écrit des livres plutôt policiers mettant en scène le monde prolétaire.
« Belleville- Barcelone » est le deuxième volet d’une trilogie qui se déroule dans le Paris de l’entre-guerre et met en scène un personnage détective prénommé Nestor (clin d’œil à Léo Malet).
Le premier volume s’appelle « Les brouillards de la Butte » et le troisième « Boulevard des branques ».
« Belleville-Barcelone », qui peut se lire tout à fait indépendamment du premier, se déroule dans l’Est parisien.
Nestor, détective de l’agence Bohman, est engagé par un riche industriel pour mettre un terme à l’idylle que sa fille entretient avec un ouvrier communiste. Une affaire a priori facile mais qui va le plonger au cœur de la lutte qui oppose communistes et trotskystes à la veille de la seconde guerre mondiale.
L’enquête est jonchée de cadavres, tous impliqués dans un trafic d’armes à destination des Républicains espagnols.
On découvre un petit monde industrieux, celui des débardeurs du canal de l’Ourcq, des bougnats et des lavandières, des rempailleuses et des concepiges, on se promène dans les quartiers populaires de Paname.
L’ambiance est vraiment réussie.

L'homme incertain, Stephanie ChaillouL’homme incertain / Stéphanie CHAILLOU (Alma)
1er roman 2015

« Il arrive que nous vivions séparés de « ce que nous pouvons ». C’est même le sort de la plupart des hommes, la plupart du temps. » Gilles Deleuze.

C’est l’histoire d’un homme qui rêvait d’une vie simple. Avoir une ferme, une femme qui l’aime, des enfants. Cultiver la terre. En somme, être heureux.
Mais le rêve se brisa net dans les années 70 lorsque la politique agricole commune fit son apparition et emporta tout sur son passage : la ferme, les bêtes, les champs et l’espoir. En un long monologue, cet homme nous livre le récit d’une vie tiraillée entre désarroi et culpabilité. D’une vie qu’il pense ratée. En contrepoint de ce témoignage, s’entend une autre voix, douce et si présente, celle des enfants du fermier qui, telle une comptine, évoque les jours heureux à la ferme.
Une prose simple, délicate et profonde qui va à l’essentiel.

Baronne BlixenBaronne Blixen / Dominique de SAINT PERN (Stock)
1er roman 2015

Dominique de Saint Pern livre tous les visages de cette femme flamboyante et complexe que fut Karen Blixen.
C’est par le regard et la voix de Clara Svenden, qui fut sa secrétaire après son retour d’Afrique, que Karen Blixen renaît dans cette biographie romancée. Si Meryl Streep rendit célèbre la romancière, sur ses années en Afrique, dans le film Out of Africa de Sydney Pollack, Dominique de Saint Pern décrit également les drames qui ont jalonné sa vie (son père se suicide alors qu’elle avait 10 ans, elle se marie par défaut au frère jumeau de l’homme qu’elle aimait, cet homme lui transmettra la syphilis, son grand amour Denys Fynch Hatton se tuera en avion…). A son retour au Danemark dans la maison familiale, elle écrira des contes et des romans qui auront un très grand succès.

Evariste, François Henri DésérableÉvariste / François-Henri DÉSÉRABLE (Gallimard)
1er roman 2015

20 chapitres emplis de verve, de vivacité, de drôlerie pour relater autant d’années de vie d’un génie dont : « On a dit à tort qu’il fut victime d’un complot ; à raison qu’il fut aux mathématiques ce qu’à la poésie fut Arthur Rimbaud : un Rimbaud qui n’aurait pas eu le temps de nous envoyer la Saison à la gueule… »
Évariste Galois, jeune homme fougueux au funeste destin, fut, semble t-il, un personnage romanesque. François-Henri Désérable en dessine les contours de manière flamboyante, apostrophant le lecteur d’un « Mademoiselle » virevoltant, mélangeant les anachronismes. Évariste Galois, mathématicien de génie, révolutionna cette discipline. Il mourut sur un pré, le corps transpercé par une balle, lors d’un duel.

La miséricorde des coeursLa miséricorde des cœurs / Szilárd BORBÉLY (Christian Bourgois)

À travers les yeux d’un petit garçon de 5 ans, Szilárd Borbély raconte la vie d’une famille d’anciens koulaks dans un village hongrois dans les années 70. Entre un père devenu alcoolique, une mère abrupte, une grande sœur et un petit frère malade, cet enfant sans nom n’a de cesse d’observer, de subir et d’interpréter à sa manière la misère, la haine, la violence de tous. Comme si le poids du passé était insurmontable, comme si la miséricorde des cœurs n’existait pas.
La miséricorde des cœurs, roman paru en 2013 en Hongrie, est le seul roman de Szilárd Borbély, poète, critique littéraire qui s’est suicidé en 2014.
Il a écrit là un chef d’œuvre.
Imre Kertész, prix Nobel de littérature, lui a rendu hommage lors de sa disparition : « L’effroyable situation de notre pays. J’ai le sentiment, j’ai l’intuition de vivre dans une société malade qui rend ses membres malades », m’a écrit dans une de ses lettres Szilárd Borbély. Il a été le poète le plus prometteur et le plus perdu de la poésie hongroise qui aurait pu prétendre à un grand et brillant avenir ».

Vous trouverez dans notre Pinterest l’intégralité des titres présentés lors du dernier Salon de Marguerite et des précédents.