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Chroniques musique (janvier) : Marguerite sur écoute !

POP

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Soft Hair

Soft Hair, Weird World, 2016

Connan Mockasin et Sam Dust, dit LA Priest, le duo du groupe Soft Hair (cheveux doux !) sortent leur premier album peaufiné pendant cinq ans de collaborations épisodiques, car ils étaient pris par d’autres projets. Ceci explique peut-être l’absence de pression et l’impression de décontraction émanant de l’album. Entre électro pop, psyché et relents disco, une véritable personnalité se dégage de la musique du duo. Une espèce de douceur vaporeuse exempte de niaiserie, et sans trop de maniérisme, ce qui constitue un exploit dans le créneau qu’ils ont choisi. Superbement futile, à l’image de la pochette !

 

 

BANDE ORIGINALE

 comancheriaNick Cave & Warren Ellis

Comancheria, bande originale, Milan, 2016

Ce n’est pas la première fois que Nick Cave et Warren Ellis s’acoquinent pour écrire pour le cinéma. Depuis 2005, les deux musiciens composent des bandes-son dont certaines ont été primées. Ce sont généralement pour des films à l’ambiance Western, et c’est encore le cas cette fois-ci. S’il se situe de nos jours, cet affrontement de fratries (l’une réelle, l’autre de circonstance) s’approprie tous les codes de l’ouest américain remis à neuf. Cave et Ellis ont composé des ambiances dépouillées et inquiétantes, et ont sélectionné d’excellents morceaux de grands artistes de country et d’americana (Townes Van Zandt, Waylon Jennings,etc) pour illustrer ce drame très campagnard et « white trash ». Du beau travail.

ROCK

everywhere-at-onceThe Plimsouls

Everywhere at once, Distrib. BMG, 1992

Le groupe se forme en 1978, à Los Angeles par Peter Case, après la séparation de son précédent groupe The Nerves. L’un de ses morceaux Hanging On The Telephone, repris par Blondie a d’ailleurs un succès international.

Les Plimsouls affectionnent un style subtil mélangeant l’énergie du rock et la finesse de la pop… Leur premier EP zero hour sort en 1980, suivi d’un live et de deux autres albums en 1981 et en 1983.

Ce dernier Everywhere at Once est un disque hors-pair avec des compositions remarquables comme A million miles away ou the oldest storie in the word !

Malgré leur talent et l’adulation de la presse spécialisée, le groupe se sépare en 1986.

Peter Case entame alors une brillante carrière solo dans un style folk rock plus dépouillé, abandonnant le coté « power pop » des Plimsouls…

 

 

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Chroniques musique (décembre) : Marguerite sur écoute !

ROCK

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Kilburn & The High Roads

Handsome, Cherry Red Records, 1974

Formé autour du chanteur Ian Dury, en 1970, le groupe est hors normes musicalement :

Il se situe à la lisière du jazz, du rock et du cabaret. Mais ce qui marque le plus dans ce groupe est sa grande maturité musicale. Ils vont enregistrer deux albums exceptionnels, en 1975 et 1978, sans rencontrer de véritable succès, malgré la reconnaissance unanime des critiques.

A la dissolution du groupe en 78, Ian Dury formera quant à lui les Blockheads (les têtes de c… ) et entamera alors une brillante carrière internationale illustrée par quelques hits, dont le fameux Sex & drugs & rock&roll !

 

 

 MUSIQUE CONTEMPORAINE

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Philip Glass/Bruce Levingston (piano), Ethan Hawke (voix)

Dreaming awake, Sono Luminus, 2016

Le pianiste américain Bruce Levingston livre une interprétation admirable des compositions de Philip Glass. Au programme un arrangement pour piano hypnotique de la bande originale The Illusionnist, les études dont la numéro 2 avec de subtiles allusions à Bach et Chopin, sans oublier la lecture de l’acteur Ethan Hawke du poème Wichita Vortex Sutra d’Allen Ginsberg…. un joli écho de la performance de Ginsberg et Philip Glass en 1988.

ELECTRO

betterBetter Perspective : Technimatic

Better Perspective, Shogun,  2016

Deuxième album pour Pete Rogers et Andy Powell, le duo Technimatic, qui nous propose toujours une Drum&Bass mélodique et accessible, aux accents Pop et Soul, parfois pas si loin du Trip Hop. Les ambiances dégagent une certaine sophistication, voire du lyrisme, et le duo de Brighton ne néglige aucun détail. Même si on pourrait reprocher un manque d’aspérités à cet opus (mais est-ce obligatoire ?), où la dimension « tubesque »de certains titres est évidente, on ne peut que saluer l’incontestable qualité de la production. A suivre.

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Chroniques musique (novembre) : Marguerite sur écoute !

INCLASSABLE

 

banabilaMichel Banabila

Early works, things popping up from the past, 2016

Se définissant lui-même comme artiste sonore, le néerlandais Michel Banabila œuvre depuis les années 80 dans les mondes du cinéma, du théâtre et de la danse. Ce disque présente, comme son nom l’indique, ses premières productions et on y découvre un compositeur inspiré, déjà inclassable et intéressé par l’expérimentation. Si son travail sur les bourdons de la musique Drone et les samples (dont c’était les premiers pas) fascinent, on retiendra la fraîcheur de ses mélodies et de ses ambiances. Un disque qui pourrait séduire les aficionados de l’ambient, d’un certain jazz moderne, voire des compositeurs classiques du début du XXe siècle. Et surtout ceux qui, sans ornières, sont prêts à s’immerger dans l’univers de Michel Banabila.

 

 

ROCK

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Pure Hell

Noise addiction : 1978 New York & London sessions, Welfare Records, 2016

En 1978, Marguerite D. – grande fan de Rock comme chacun sait – eut la surprise de découvrir, en première partie de Johnny Thunders à Londres, un groupe de punk rockers entièrement noirs : Pure Hell.

Le groupe se forme en 1974 et se situe dans la lignée des Stooges et du MC5 et de Hendrix.

Ils migrent dès 75 à New York où le Glam est en train de virer au punk avec des groupes comme les Ramones, Television et autres Dead boys, et ouvrent l’un des derniers concerts des N.Y Dolls.

Pure Hell est en fait assez similaire aux Dead Boys : d’authentiques «  black trash ( !) » pratiquant un rock féroce et noisy. Un 45 tours sorti en 78 : une reprise de Nancy Sinatra : these boots are made for walking alors que leur excellent album « noise addiction » ne parait qu’en 2006.

Faute de succès le groupe se sépare en 1980.

Un groupe comme les Bad Brains, avec une carrière plus conséquente, cite Pure Hell comme une de leur influence principale.

Découvrez ce groupe atypique et leur album Noise Addiction ainsi qu’un dvd live en studio.

Merci Marguerite.

 

 

 

INCLASSABLE : musique contemporaine et musique électronique

Statea V. Wagner & Murcof

Vanessa Wagner & Murcof

Statea, InFiné, 2016

La rencontre de ces deux artistes était loin d’être évidente: l’une pianiste française au répertoire classique, le second un producteur de musique électro, Fernando Corona, plus connu sous le pseudonyme de Murcof.

Pourtant c’est à l’occasion d’un évènement proposé par le label InFiné, au cours duquel les deux musiciens étaient programmés, qu’ils se sont connus. Vanessa Wagner terminait d’interpréter d’une pièce d’Erik Satie, lorsque Murcof prit le relais afin de proposer une transition originale.

Suite à cela, les deux artistes se sont retrouvés et de là, est né ce projet intitulé « Statea » (soit « balance » en ancien italien), un album qui propose des réarrangements d’œuvres issues du répertoire de la musique classique et contemporaine (Satie, Cage, Glass…) avec un morceau, malgré tout, du groupe culte de musique électronique, Aphex Twin.

Ce disque nécessitera certainement plusieurs écoutes (j’en suis à la 4e !) afin d’être apprécié mais pas besoin d’être amateur de classique, de contemporain ou d’électro pour se laisser transporter vers des horizons riches et variés: certains thèmes sont revisités de manière plus sombre voire angoissante, d’autres plus cinématographique alors qu’au contraire, certains, mènent à la rêverie avec une légèreté que ne proposaient pas les orchestrations originales.

Alors soyez curieux et laissez-vous tenter par ce voyage…

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Les ravissements de Marguerite : musique (septembre)

ROCK

albums_201505_0790377039221_thumbCircuit des Yeux

In Plain Speech, Thrill Jockey 2015

In Plain Speech est le dernier album de l’artiste américaine Hailey Fohr connue sous le pseudonyme Circuit des Yeux. Sa musique est influencée par le blues, le punk notamment le courant no wave et des artistes tels que Brian Eno ou Sonic Youth. Ce qui est remarquable chez elle c’est son instrument, sa voix. Et quelle voix ! Malgré son jeune âge, 23 ans, elle peut s’enorgueillir de son timbre de baryton, qui donne une dimension profonde parfois lyrique à ses chansons. De sa folk expérimentale émane un sentiment de solitude, inspiré par sa tournée en solo, qui avait suivi la parution de son album précédent Overdue en 2013. Sur In Plain Speech, cette fois-ci, elle s’est entourée de musiciens plutôt avant-gardistes de la scène chicagoane, les cordes sont omniprésentes, guitares et violons le tout mâtiné d’arrangements électroniques expérimentaux oscillant entre douceur et gravité. Sa musique est parfois comparée à celle de Zola Jesus ou encore Xiu Xiu. Quoi qu’il en soit son univers émouvant ne laissera pas indifférent.

 

MUSIQUE CONTEMPORAINE

murailTristan Murail

Le Partage des eaux-Contes cruels-Sillages,2015

Ancien élève d’Olivier Messiaen, Tristan Murail est un des principaux théoriciens de la musique spectrale, basée principalement sur le travail des sons et des couleurs sonores. Ce nouvel album présente trois œuvres de différentes périodes du compositeur créées pour grand orchestre, adjoint de sons électroniques et, sur un morceau, de deux guitares électriques. Le plus réussi est peut être le partage des eaux, basé sur le son des vagues, où Murail joue habilement avec les textures et la dynamique, et atteint vraiment son but. Une musique entre apaisement et tension sous jacente, magnifiquement servie par l’orchestre symphonique de la BBC sur cette pièce. Certes, cet opus n’est pas à mettre entre toutes les oreilles, car il demande ouverture d’esprit, disponibilité et lâcher prise. Mais n’est ce pas le rôle de la musique, aussi, de nous faire aborder des rivages inconnus ?

Ecouter sur Soundcloud

MUSIQUE CLASSIQUE

visuel oreille de proustAnne-Lise Gastaldi et David Saudubray

L’Oreille de Proust 2015

Un très beau cd en ce mois d’août grâce au jeu à 4 mains des pianistes Anne-Lise Gastaldi et David Saudubray. L’angle d’approche de cet album est intéressant à double titre : d’une part, parce qu’il restitue les compositeurs ou œuvres que le romancier (et grand mélomane) appréciait et d’autre part parce qu’il est richement documenté (l’histoire des œuvres est expliquée) et illustré par des cartes postales anciennes du Cabourg proustien. Au programme : une recherche du temps perdu accompagnée musicalement par Bizet, Debussy, Wagner…

 Pour en savoir plus sur les interprètes

Si vous avez quelques heures devant vous…