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Femmes solidaires dans l’Est parisien : Marie de MIRIBEL (1872‐1959)

Le fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, en partenariat avec le Pavillon de l’Ermitage, vous propose une série de chroniques consacrées aux femmes solidaires dans l’Est parisien, dans le cadre de l’exposition actuellement visible au Pavillon de l’Ermitage jusqu’au 18 décembre 2016.

 

Marie de MIRIBEL (1872‐1959)
Reconversion d’une demoiselle d’honneur

 

Chronique n° 1 / 4

 

Fille de Général, issue d’un milieu catholique épris d’action sociale, Marie de Miribel prend rapidement en charge l’éducation de ses nombreux frères et soeurs. Promise au service mondain, la jeune femme tient compagnie à la duchesse d’Orléans et fréquente par son intermédiaire l’influent milieu des affaires.

Impliquée dans le vaste projet missionnaire coordonné par l’abbé de Gibergues, futur évêque de Valence, Marie de Miribel assiste en 1900 à la messe de Noël en l’église Saint‐Germain de Charonne. Sa vocation est tracée : elle soignera« les âmes et les corps » des populations démunies de Charonne, ancien village viticole absorbé par l’extension de Paris.

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Marie de Miribel, vêtue de noir, au milieu d’un groupe d’infirmières. Cop. Fondation Oeuvre de la Croix Saint-Simon

Sur un banc ‐ non localisé ‐ de la rue des Pyrénées, Marie offre son conseil et remet sur la bonne voie de mauvais sujets, éblouis par les exploits locaux de la bande des Apaches.

Infirmière diplômée, elle endosse l’uniforme de la Croix-Rouge et mâtine d’instruction religieuse son action secourable.

Mlle de Miribel entretient avec soin ses tenues de soirée et ses relations, afin de collecter les fonds consacrés à la création d’un dispensaire, bricolé de tôle et de planches, au 9 rue de la Croix Saint‐Simon, modeste voie tirant son nom d’une ancienne croix de carrefour…

 

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« Femmes solidaires – sociabilité mondaine et philanthropie dans l’Est parisien» au Pavillon de l’Ermitage, du 15 septembre au 18 décembre 2016 (ouverture du jeudi au dimanche 14 h – 17 h 30)

 

A NE PAS MANQUER !
A l’occasion de son 110ème anniversaire, la Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon organise une journée Découverte le samedi 15 octobre, renseignements sur http://www.croix-saint-simon.org/

 

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Entreprises pionnières de l’Est parisien : la couperie de poils de lapin Pellissier, Jonas et Rivet (6/6)

Le fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, et le Pavillon de l’Ermitage vous proposent la dernière chronique de leur série Entreprises pionnières de l’Est parisien, dans la continuité de l’exposition Affaires de familles, présentée initialement à la médiathèque de mai à octobre 2015, et actuellement visible au Pavillon de l’Ermitage jusqu’au 17 juillet 2016.

 

Haut les mains, peau de lapin !
La couperie de poils de lapin Pellissier, Jonas et Rivet

 

Chronique n° 6 / 6

 

Coll. particulière

Coll. particulière

Au tournant du XXème siècle, plusieurs entreprises spécialisées dans le traitement des peaux de lapins sont implantées dans l’Est parisien. Parmi les établissements les plus florissants, Chapal à Montreuil, et Pellissier, Jonas et Rivet, dans le XXème arrondissement, installent même des filiales à l’étranger.

En 1871, M. Pellissier, originaire du Puy-de-Dôme, ouvre un atelier de couperie de poils de lapin au 49, rue de Bagnolet. Un lointain cousin auvergnat, François Rivet, vient de temps à autres lui prêter main forte. Une collaboration fructueuse qui se solde quelques années plus tard par une association.

En 1891, François Rivet fonde un atelier de coupe à Brooklyn, quartier de New-York où il s’installe avec sa famille, au grand désespoir de sa mère.

L’utilisation des poils de lapin est alors en vogue pour remplacer d’autres matières animales plus nobles comme les poils de loutre ou la zibeline. Un autre textile également produit avec les poils de lapin, le feutre, rencontre un grand succès, notamment pour la fabrication de chapeaux.

Les techniques pour conserver et améliorer les peaux de lapin sont diverses et parfois polluantes ou malodorantes : procédé de teinture issu de l’industrialisation, secrétage (une technique secrète propre à chaque entreprise, destinée à faciliter le feutrage des peaux) ou encore conservation à la naphtaline.

François Rivet revient à Paris en 1905 après avoir fait fortune, laissant son associé américain Louis Jonas, gérer la filiale de son pays. En France, la couperie fait aussi beaucoup de bénéfices jusqu’à l’entre-deux guerres où Pellissier et Rivet se séparent. Le développement des matières synthétiques, la fin de l’engouement pour les chapeaux et la situation économique font que l’entreprise gérée par André Chauvard, petit-fils de M. Rivet, ferme ses portes dans les années 1960.

 

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« Affaires de familles – Entreprises pionnières de l’Est parisien 1850-1950 » au Pavillon de l’Ermitage, jusqu’au 17 juillet 2016.
(ouverture du jeudi au dimanche 14 h – 17 h 30).

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Entreprises pionnières de l’Est parisien : la guerre des boutons : l’aventure Goepfer (5/6)

Le fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, et le Pavillon de l’Ermitage vous proposent une série de chroniques dans la continuité de l’exposition Affaires de familles, présentée initialement à la médiathèque de mai à octobre 2015, et actuellement visible au Pavillon de l’Ermitage jusqu’au 17 juillet 2016.

 

La guerre des boutons : l’aventure Goepfer

Chronique n° 5 / 6

 

No 5 Rue Ramus

Coll. Amis du Pavillon de l’Ermitage

Au début du XXe siècle, Edouard Goepfer hérite d’une petite affaire située tout près du Père-Lachaise, attachée à la confection de boutons, de confettis et de menus articles, variables au gré de la mode.

Avec son épouse Eugénie et ses quatre enfants, il occupe un petit appartement rue des Rondeaux.

En 1928, la raison sociale évolue en «  Etablissements Goepfer mécanique ». L’entreprise se spécialise dans la production des boutons métalliques, des boucles de ceinture et d’autres éléments destinés à l’attache et la mise en valeur du vêtement.

Sous l’impulsion d’Edouard, des maisonnettes vétustes de la rue des Rondeaux sont achetées et abattues pour étendre la surface des ateliers structurés en sheds.

En 1930, l’immeuble construit au no 5 rue Ramus accueille le nouveau logement de la famille.

Edouard Goepfer siège au Syndicat des fabricants de boutons et prend part à l’application des lois sociales sur les congés payés.

Ses fils Georges et Jean intègrent la marche de l’entreprise. Jean s’attèle à la production, sa jeune épouse Yvette se consacre à la confection de cartes de présentation des modèles de boutons, tandis que Georges veille à l’administration générale et à l’encadrement du personnel.

Jean développe des modèles brevetés, qui répondent aux besoins de la confection traditionnelle.

Au plus fort de l’activité, l’entreprise emploie quarante-cinq personnes…

 

La dernière chronique de la série Entreprises pionnières de l’Est parisien paraîtra le 15 juin.

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« Affaires de familles – Entreprises pionnières de l’Est parisien 1850-1950 » au Pavillon de l’Ermitage, du 10 mars au 17 juillet 2016.
(ouverture du jeudi au dimanche 14 h – 17 h 30).

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