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Femmes solidaires dans l’Est parisien : Amicie Lebaudy (1847-1917)

Le fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, en partenariat avec le Pavillon de l’Ermitage, vous propose la dernière chronique de la série consacrée aux femmes solidaires dans l’Est parisien, dans le cadre de l’exposition actuellement visible au Pavillon de l’Ermitage jusqu’au 18 décembre 2016.

 

Amicie Lebaudy (1847-1917) : « Mère pieuse, tout sauf charitable »

 

Chronique n° 4 / 4

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Profil d’Amicie Lebaudy en médaillon © Coll. Amis de l’Ermitage

En 1863, Marguerite Amicie Piou, seize ans, épouse Jules Lebaudy, trente-cinq ans, propriétaire d’une raffinerie de sucre et bon parti.

Bon parti certes, mais plus pour longtemps.

Lebaudy et son fils cadet, dit « le petit sucrier », salissent la réputation familiale par leurs extravagances financières. Amicie quitte alors le foyer conjugal pour s’installer seule dans le quartier de Saint-Lazare.

Elle n’a désormais plus qu’une idée  : se consacrer à la cause ouvrière en construisant des logements sociaux pour les employés de la raffinerie.

Elle fonde alors le Groupe des Maisons ouvrières qui érige des immeubles d’habitations permettant aux familles d’ouvriers de vivre, contre un modeste loyer, dans un lieu sain qui leur assure de garder leur force de travail entière.

Ces logements deviennent aussi un lieu d’éducation : les murs sont parés de décors sculptés, moulés ou en mosaïque pour éveiller les consciences à l’art. La concierge, elle, surveille que les mœurs des habitants ne se dissipent pas.

L’entreprise construite par Amicie devient en 1917 la Fondation Lebaudy, à qui l’on doit aujourd’hui plus de trente immeubles d’habitations dans Paris.

 

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« Femmes solidaires – sociabilité mondaine et philanthropie dans l’Est parisien» au Pavillon de l’Ermitage, du 15 septembre au 18 décembre 2016 (ouverture du jeudi au dimanche 14 h – 17 h 30)

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Femmes solidaires dans l’Est parisien : Nelly Martyl (1883-1954)

Le fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, en partenariat avec le Pavillon de l’Ermitage, vous propose une série de chroniques consacrées aux femmes solidaires dans l’Est parisien, dans le cadre de l’exposition actuellement visible au Pavillon de l’Ermitage jusqu’au 18 décembre 2016.

 

Nelly Martyl (1883-1954) : « la charité mondaine »

 

Chronique n° 3 / 4

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Nelly Martyl en costume d’amazone, Bois de Boulogne © Femina, 15 juin 1914

Chanteuse à l’Opéra Comique jusqu’à en ravir, selon la presse de l’époque, les oreilles de Clémenceau, modèle iconique des gazettes de mode, épouse du peintre John Scott, voilà le parfait portrait d’une star du Paris mondain : Nelly Martyl.

Toutefois, la gloire parisienne ne lui suffit plus lorsqu’éclate la Première Guerre Mondiale ; elle quitte sa carrière de cantatrice pour s’engager comme infirmière sur le front. Ses talents pour soigner les blessés et sa voix pour soutenir le moral des troupes lui valent d’ailleurs d’être surnommée « La Fée de Verdun » par les soldats en 1916.

Après la guerre, c’est à la cellule familiale qu’elle désire se consacrer. Elle fonde ainsi en 1927, au centre du quartier de Belleville, un dispensaire pour soigner gratuitement plus de 3000 foyers.

Elle n’abandonne néanmoins pas la mondanité dans sa charité, puisque c’est en partie avec l’argent issu de ventes de muffins à la myrtille dans les beaux quartiers parisiens que la structure est entretenue.

Encore debout aujourd’hui, le dispensaire de Nelly Martyl au 129, rue de Belleville est désaffecté et menace d’être démoli.

 

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La dernière chronique de la série Femmes solidaires dans l’Est parisien paraîtra le 23 novembre.

 

« Femmes solidaires – sociabilité mondaine et philanthropie dans l’Est parisien» au Pavillon de l’Ermitage, du 15 septembre au 18 décembre 2016 (ouverture du jeudi au dimanche 14 h – 17 h 30)

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Femmes solidaires dans l’Est parisien : Baronne Alquier née Debrousse (1841‐1883)

Le fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, en partenariat avec le Pavillon de l’Ermitage, vous propose une série de chroniques consacrées aux femmes solidaires dans l’Est parisien, dans le cadre de l’exposition actuellement visible au Pavillon de l’Ermitage jusqu’au 18 décembre 2016.

 

Baronne Marie-Catherine Alquier, née Debrousse (1841‐1883)
ou « l’aristocratie des vieillards »

 

Chronique n° 2 / 4

 

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La baronne Alquier et sa fille. Laure Brouardel, huile sur toile (détail). Coll. Centre d’action sociale de la Ville de Paris

Quand l’autodidacte millionnaire François-Hubert Debrousse s’ingénie à creuser des chemins de fer et percer des boulevards dans toute l’Europe (dont, à Paris, le boulevard de Magenta,10e arr), sa fille Marie-Catherine intègre la noblesse d’Empire.

En épousant le baron Charles-Arthur Alquier, la jeune femme éprouve les tumultes de l’histoire : parlementaire « éclair », son mari éponge la défaite de Sedan, affronte la chute du Second-Empire et assiste à la proclamation de la République, le 4 septembre 1870.

La baronne Alquier cumule titre et fortune mais subit les décès successifs de ses proches. Un an après la perte de leur fille Marie-Louise, son époux décède. Son père s’éteint en 1878.

Déterminée à fonder un hospice destiné aux vieux Parisiens indigents ou incurables, la jeune veuve désigne l’Assistance Publique comme légataire de biens estimés à 6 millions de francs.

Entériné en 1885, le legs Alquier autorise l’achat de la propriété Mader, sise aux 148-150 rue de Bagnolet, la construction et l’ameublement de l’hospice. Le Pavillon de l’Ermitage, une « folie » du XVIIIe siècle, survit dans le projet lauréat des architectes Bernard et Dezermaux.

La baronne stipule que l’hospice « sera desservi autant que possible par les religieuses, à moins qu’une nouvelle loi ne les interdise en France » et encadré par un personnel laïc afin de « mener vivement et à bien son administration » .
 
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« Femmes solidaires – sociabilité mondaine et philanthropie dans l’Est parisien» au Pavillon de l’Ermitage, du 15 septembre au 18 décembre 2016 (ouverture du jeudi au dimanche 14 h – 17 h 30)

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