Le Numérique

Les ateliers numériques de Marguerite

Le programme des ateliers change tous les mois. Celui du mois de juin est disponible ici !

La médiation numérique de la médiathèque (Med Num pour les intimes), c’est une équipe de 3 personnes qui, comme son nom l’indique, s’occupe de tout ce qui a trait au numérique, domaine particulièrement vivant dans le monde de la culture et des bibliothèques !

Outre la gestion de l’image de la médiathèque sur le web (blog, facebook, twitter,…), la mise en place de collections et d’outils  numériques (liseuses, tablettes…), elle vous propose avec l’aide de quelques collègues  des ateliers numériques en tous genres, pour débutants ou non, évoluant au gré des saisons, des envies, et de l’avancée des nouvelles technologies !

Vous avez des questions, des doutes, vous souhaitez être accompagné… Ces ateliers sont faits pour vous !

Il en existe trois sortes :

Les plages d’aide numérique :  deux bibliothécaires vous aident, dans la limite de nos compétences et des contraintes informatiques ; vous pouvez venir avec votre ordinateur portable, votre tablette, votre smartphone, etc…

Les Debut’Net : ateliers de 4 personnes : vous travaillez sur les ordinateurs de la médiathèque par petits groupes de 4 personnes.

Les Demo’Net : ateliers ouverts à 12 personnes pour découvrir de nouvelles façons d’utiliser le web (télécharger des livres sur la Bibliothèque Numérique, découvrir Toutapprendre.com, lire la presse en ligne, utiliser twitter, découvrir les possibilités offertes par les tablettes, …).

Afin de cerner vos besoins et attentes, les inscriptions se font sur place à la médiathèque (2ème étage, espace autoformation), par téléphone au 01 55 25 49 10 ou à cette adresse mediatheque.marguerite-duras@paris.fr

À bientôt !

Sans modération

Chroniques musique (juin) : Marguerite sur écoute !

ROCK

  The Outsiders

 Thinking about Today, Pseudonym Records, 2013

The Outsiders (65-70), groupe de rock néerlandais musicalement très proche des Pretty Things.
Ils enregistrent d’abord une version sauvage du rythme& blues américain, leur 1er album étant un recueil de leur 1er 45 tours et le second un live en studio. Le 3e album C.Q est quant à lui beaucoup plus psychédélique, proche de  SF Sorrow de leurs mentors Pretty Things,  un concept album réalisé avant Tommy des Who.
Malgré leur indéniable talent la popularité des Outsiders déclinera et le groupe se séparera en 1970.

En attendant tout fan de garage-psyché se doit de connaitre ce cd : Thinking about today, regroupant leurs trois albums.

Merci qui ? Merci Marguerite !

Période R&B :

Période rock :

 

MUSIQUE CLASSIQUE

Isabelle Druet, mezzo

Anne Le Bozec, piano.

Shakespeare songs, NoMadMusic, 2016

 

De Schubert à Castelnuovo-Tedesco, Isabelle Druet et Anne Le Bozec composent un joli florilège de chansons inspirées de Shakespeare, issues de ses comédies, ses tragédies ou sa poésie. Virtuose du langage, maître des sentiments humains, expert des intrigues machiavéliques du pouvoir et des tyrans, chantre de l’amour et du jour présent : voici quelques uns des visages du message shakespearien. Ce récital plutôt intimiste et mélancolique montre comment des musiciens français (Berlioz, Chausson, Saint-Saëns, Poulenc) ou germaniques (Wolf, Brahms, Schumann, Korngold) ont fait leur les figures d’Ophélie ou de Desdémone.

Les coulisses

La semaine de Mazayo まさよ

Bonjour ! こんにちは

Je suis une bibliothécaire japonaise de la médiathèque de l’Institut français du Japon – Tokyo, donc le pays du Sushi et de « nyan-nyan » ! (miaou miaou en français).

J’ai commencé un stage d’observation dans la médiathèque Marguerite Duras  samedi dernier, dans le cadre d’une formation pour les bibliothécaires à l’étranger . Ma médiathèque se trouve au centre de Tokyo, mais elle est beaucoup plus petite qu’ici (1/15), mais c’est quand même la plus grande bibliothèque publique française au Japon.

En arrivant, lors de la visite guidée par Alexia, conservatrice, responsable adjointe de Marguerite Duras, j’ai eu l’impression de me sentir « Alice in wonderland ».

alice

Il n’y manque rien : toutes les collections, tout l’équipement, tous les espaces pour les usagers – enfants, adolescents, étudiants, adultes… –  Tous les animations et événements ainsi que les outils virtuels tels que Bibliothèque numérique et  la collection  « Lire autrement » … je n’ai jamais connu une bibliothèque pareille au Japon,  à ma connaissance.  Je trouve qu’ici  les médiathèques sont très en avance en matière de « Numérique ».  Mes amis  français, ne vous y trompez pas, les japonais ne sont pas si bien en technique de pointe dans le milieu de la bibliothèque !

Le bâtiment est une construction très agréable et bien organisée pour l’utilisation du public de même que pour le personnel, me semble-t-il.  Il est très important que le lieu ait du charme pour le public, dans ce sens notre médiathèque au Japon, elle est aussi très kawaï ! (afin de donner envie de venir).  Oui, c’est une bibliothèque « chouette », où on doit se sentir bien tant sympa que sérieux ?

Enfin, tout le personnel, en particulier, me donne une grosse envie de travailler ensemble, ce qui me semble le plus important, quand on est bibliothécaire.

La différence entre la médiathèque Marguerite Duras et la médiathèque français de Tokyo ? Pour  le savoir, venez visiter notre médiathèque, c’est la meilleure façon de vivre les médiathèques  !!

Merci beaucoup ! どうもありがとうございました

Masayo まさよ

lire autrement

Retour sur… L’Oreille ne fait pas la sieste (mai)

 

 

l'oreille-ne-fait-pas-la-sieste

Comme chaque mois, nous avons sélectionné pour vous quelques livres audio et vous avez aussi partagé vos coups de cœur. Si vous avez manqué la présentation faite à la médiathèque le jeudi 4 mai , vous pouvez retrouver les références des livres audio partagés ci-dessous et écouter quelques extraits.

Rendez-vous le jeudi 1 juin pour échanger autour d’une sélection de coups de cœur

Chanson douce / Texte de Leïla Slimani lu par Clotilde Courau

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.
À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

casqueÉcoutez un extrait de Chanson douce

 

Continuer / Texte de Laurent Mauvignier, lu par Denis Podalydès

Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu’à aujourd’hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter. Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu’elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire.

casqueÉcoutez un extrait de Continuer

 

Moi, Malala, je lutte pour l’éducation et je résiste aux talibans / Texte de Malala Yousafzai, lu par Guila Clara Kessous

Témoignage de cette jeune Pakistanaise, victime de l’obscurantisme taliban, qui gêne les extrémistes par son engagement en faveur de l’éducation des filles dans son pays. Son combat, affirme-t-elle, est bien plus global : dans le monde, plus de soixante millions d’enfants sont non scolarisés. Elle a reçu le Prix Nobel de la paix 2014.

casqueÉcoutez un extrait de Moi, Malala

 

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur / Texte de Herper Lee, lu par Cachou Kirsch

Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus
Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au coeur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis –, connut un tel succès. Mais comment ce roman est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C’est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur s’est vendu à plus de 40 millions d’exemplaires dans le monde entier..

casqueÉcoutez un extrait de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

 

En attendant Bojangles / Texte d’Olivier Bourdeaut, lu par Louis Arene

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur Mr. Bojangles de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte. L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.  Louis Arene sert avec délice cette histoire triste et drôle, tragique et étincelante, ce petit bijou au style si inventif et poétique.

casqueÉcoutez un extrait de En attendant Bojangles

Les coulisses

Le Paris de nos aînés

Tous les 15 jours nous recevons, les mercredis matins, 2 groupes de personnes âgées des Centre d’accueil de jour Les Balkans et Etimoë , pour une séance de lectures, de chansons, de contes ou de projections de films.

Ces séances conviviales sont très appréciées. Non seulement par le public, (quelques-unes de ces dames adorent chanter ) mais aussi par nous, bibliothécaires, qui les organisons. C’est l’occasion de mettre en valeur nos documents et faire découvrir des pépites.

La dernière séance était consacrée à Paris et nous vous recommandons le beau court métrage de Joris Ivens « La Seine a rencontré Paris » un documentaire poétique en noir et blanc de 1957.

Sur une musique originale de Philippe Gérard, enchanté(e)s par le commentaire de Jacques Prévert dit par Serge Reggiani nous pénétrons dans Paris par voie fluviale en nous laissant conduire au fil de l’eau. On participe au plaisir du cinéaste qui observe les gestes quotidiens des mariniers, des  artisans, filme à la dérobée des couples d’amoureux, un photographe et ses mannequins .

Puis (heureux hasard ?) survient un thème récurrent dans l’œuvre d’Ivens : l’orage fait fuir les promeneurs qui courent s’abriter.

Joris Ivens (1898-1989) eut une longue carrière d’artiste militant. Il répondit notamment à l’invitation de Poudovkine pour travailler en Union soviétique, il s’engagea aux côtés des républicains espagnols, puis porta témoignage sur tous les combats de ce que l’on a appelé le Tiers-mondisme. Cependant, si le sens de la responsabilité politique le préoccupait au plus au point, Joris Ivens ne renonça jamais au regard poétique qu’il aimait porter sur les choses et qui marquait déjà ses tout premiers films.

Le film de Joris Ivens  est un film-poème sur Paris et la vie parisienne aux bords de la Seine.
« Jacques Prévert n’a pas mis Paris en bouteille. Il l’a mis en Seine ».

Pour compléter cette projection nous avons lu des textes… de Prévert bien sûr ! « Chanson de la Seine », « Étranges étrangers », ainsi que ce « Couplet de la rue de Bagnolet » de Robert Desnos que nous vous livrons :

Couplet de la rue de Bagnolet

Le soleil de la rue de Bagnolet
N’est pas un soleil comme les autres.
Il se baigne dans le ruisseau,
Il se coiffe avec un seau,
Tout comme les autres,
Mais, quand il caresse mes épaules,
C’est bien lui et pas un autre,
Le soleil de la rue de Bagnolet
Qui conduit son cabriolet
Ailleurs qu’aux portes des palais.
Soleil ni beau ni laid,
Soleil tout drôle et tout content,
Soleil d’hiver et de printemps,
Soleil de la rue de Bagnolet,
Pas comme les autres.

Robert Desnos