Sans modération

Prix du Premier roman des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris

Et voici les 10 romans sélectionnés pour le Prix !

Le prix sera choisi par un jury de 9 lecteurs dont Thomas B. Reverdy, auteur « parrain » et Sandrina Martins, directrice du Carreau du Temple et par Catherine Pont-Humbert, auteure et journaliste littéraire. Cette sélection comptant pour 70% du choix final.

Les 30 % restants proviendront d’un vote ouvert à partir du 17 mars à tous les abonnés via le portail des bibliothèques.

Une date est à noter :

  • Samedi 26 mai 2018 après-midi

Remise du Prix

au Carreau du Temple, 2 rue Perrée, Paris, 3ème

 

Cliquez sur le titre ou l’image pour retrouver le livre dans le catalogue des bibliothèques.

 


 

Ma reine / Jean-Baptiste ANDRÉA (L’Iconoclaste)

 

L’action se situe dans la vallée de l’Asse durant l’été 1965. Shell est un jeune garçon pas comme les autres, « une Alfa Roméo avec dans la tête un moteur de 2CV » dit son père. Surnommé Shell du nom de la station service tenu par ses parents, il fait le plein aux rares voitures qui s’arrêtent. Ayant failli mettre le feu à la garrigue, il décide de s’enfuir et de partir à la guerre « pour devenir un homme ». En lieu et place de la guerre, Shell se retrouve immergé dans une nature à la fois sauvage et bienveillante d’où va surgir une adolescente farouche et indocile qui va se proclamer sa « reine » et qu’il devra servir.

Dans ce roman solaire, poétique et émouvant, Jean-Baptiste Andrea donne la parole à un enfant « différent », si sensible au monde qui l’entoure.

 


 

Tristan / Clarence BOULAY (Sabine Wespieser)

« Sur l’île, je ne connais personne, personne ne m’attend. La page est blanche. Tout est possible. Non. Tout semble possible. Mais, ça, je ne l’ai su qu’après. »

 

Perdu dans l’Atlantique près de Sainte-Hélène, Tristan da Cunha est un morceau de terre volcanique battu par les vents et les tempêtes. C’est là qu’Ida, une illustratrice française, va séjourner durant quelques mois. Un séjour au bout du monde, au bord du monde, au milieu d’une nature sauvage, au sein de la communauté ilienne. Ida rencontrera Saul. Naîtra un amour fulgurant qui va bouleverser sa vie.

Constance Boulay entraîne le lecteur dans une histoire et un lieu hors du temps. Un texte d’une force peu commune.

 


 

Un élément perturbateur / Olivier CHANTRAINE (Gallimard)

 

Serge Horowitz est l’élément perturbateur du cabinet dédié à l’évasion fiscale dans lequel il est employé, grâce à son frère, ministre de l’Économie. À 40 ans, il vit encore chez sa sœur, accroché aux basques de celle-ci. Hypocondriaque, sujet à des crises d’aphasie et doté d’une maladresse légendaire, il n’a pas son pareil pour dire les choses en face et, en l’occurrence, faire échouer la concrétisation d’un gros contrat.

C’est avec une férocité jubilatoire, avec un anti héros épatant, qu’Olivier Chantraine dénonce une certaine conception de l’entreprise.

 


 

Transport / Yves FLANK (L’Antilope)

 

Un homme, une femme parmi tant d’autres dans un wagon allant vers la mort. L’homme brun raconte les voix – où se mêlent le français, le yiddish, le polonais, l’espagnol – l’entassement des corps, la faim, la puanteur, la mort. La femme rousse revit une passion amoureuse, ultime appel au secours avant l’anéantissement. Une lueur d’humanité avant l’inéluctable.

Le lecteur reste saisi, bouleversé par ce court roman d’une extrême intensité.

 


 

Fugitive parce que reine / Violaine HUISMAN (Gallimard)

 

Une enfance faite de secrets et de mensonges. Des amours trop contraignantes pour sa soif de liberté. Mère aimante qui ne savait pas aimer, fantasque, excessive en tout. Sa vie n’aura été qu’une suite de tourbillons et de chutes, une vie bien trop étroite pour cette femme solaire. Catherine était la mère de Violaine Huisman qui en dresse un portrait captivant, cru et sans concession mais empreint d’un amour inconditionnel.

 


 

Fief / David LOPEZ (Seuil)

Le territoire de Jonas et de ses potes n’est ni la campagne ni la ville, mais un entre-deux, une zone péri-urbaine pavillonnaire. Leur quotidien est synonyme d’ennui, mais ils se tiennent chaud et appréhendent de quitter leur quartier : « L’ennui, c’est de la gestion. Ça se construit. Ça se stimule. Il faut un certain sens de la mesure. On a trouvé la parade, on s’amuse à se faire chier ». Son copain Untel deale du shit, Lahuiss fait des études, et il y a Ixe, Sucré… Jonas, quant à lui, est boxeur amateur en attente d’un grand combat. Quand il boxe, redoutant les coups, il manie l’esquive comme dans sa vie. Il est le chroniqueur lucide de leur quotidien.

David Lopez retranscrit subtilement, sans porter de jugement, la vie de ces jeunes qui ont du mal à quitter l’enfance et à trouver leur place.

 


 

Faux départ / Marion MESSINA (Le Dilettante)

 

En racontant la vie d’une étudiante ordinaire, Marion Messina dresse un portrait sans concession de la France d’aujourd’hui, celle de la précarité, des illusions perdues. Petits boulots, fast-foods, vie amoureuse chaotique : l’ennui est là, prégnant. Et une critique sans appel du système universitaire.

Ce roman d’apprentissage mordant, touchant et teinté d’un humour acerbe raconte le désenchantement d’une génération.

 


 

Les fils conducteurs / Guillaume POIX (Verticales)

 

Accra (Ghana). Une décharge à ciel ouvert, celle d’Agbogbloshie. C’est là que des gamins des rues tel Jacob s’échinent à désosser des déchets électroniques pour quelques sous. C’est là que Thomas, un jeune photographe, réalise un reportage pour rendre compte de ce chaos. Guillaume Poix, dramaturge et metteur en scène de théâtre, fait preuve d’une très belle inventivité dans les dialogues. Sa description d’un monde ubuesque est le reflet de l’état de la planète.

 


 

Climats de France / Marie RICHEUX (Sabine Wespieser)

 

Climat de France est une cité de pierre réalisée dans les années 50 à Alger. La Cité heureuse est une autre cité de pierre où Marie, la narratrice, passa son enfance à Meudon-la-Forêt. Ces deux cités ont un point commun : elles furent réalisées par l’architecte Fernand Pouillon. Autour de ces lieux, Marie Richeux construit un roman polyphonique dans lequel s’entremêlent les époques et les vies de personnages parfois déchirés ou contraints à l‘exil. Malek, son vieux voisin, en est la figure emblématique. En faisant des allers-retours dans le temps et dans l’espace entre Alger et Paris, Marie peint la lumière du sud et réhabilite le grand architecte, presque oublié aujourd’hui, que fut Fernand Pouillon. Par son trait sûr dans lequel perce une grande délicatesse envers ses personnages, Marie Richeux nous fait revivre un moment de l’Histoire.

En marge de cette lecture, il faut redécouvrir Les pierres sauvages, le seul et magnifique roman écrit par Fernand Pouillon.

 


 

Encore vivant / Pierre SOUCHON (Le Rouergue ; La Brune)

Douloureux, rageur, violent, parsemé de sourires, voire de rires, mais toujours lucide, tel est le récit autobiographique de Pierre Souchon. C’est un jeune homme promis à un avenir brillant, mais sa bipolarité lui a fait perdre son travail et son mariage. Au-delà de son quotidien lors d’un séjour en hôpital psychiatrique, il revient sur son histoire familiale : fils d’un garde-chasse, petit-fils de paysans cévenols. Il raconte avec une justesse impressionnante ses troubles, ses accès de folie et ses renoncements.

Un récit profondément sincère, sans pathos dans lequel s’entremêlent de façon percutante et poétique la description des accès de folie aussi bien que l’histoire familiale et la vie des petits paysans en voie de disparition, chers à son cœur.

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