Sans modération

Une vie, un seul roman (3/3)

 

Après ses deux premiers volets (partie 1, partie 2), notre série littéraire s’achève avec une dernière catégorie : les inclassables, dont on sait parfois peu de choses et qui ont laissé essentiellement en héritage un roman unique.

Dorothy BUSSY (1865-1960) / Olivia (Mercure de France, 2016)

Zelda FITZGERALD / Accordez-moi cette valse (Laffont ; Pavillons, 2007)

James ROSS (1911-1990) / Une poire pour la soif (Gallimard ; Folio. Policier, 1999)

AGUÉEV (1898-1973) / Roman avec cocaïne (Belfond, 2003)

Fritz ZORN (1944-1976) / Mars : je suis jeune et riche et cultivé, et je suis malheureux, névrosé et seul  (Gallimard ; Folio, 1982)

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Dorothy BUSSY (1865-1960)

Olivia (Mercure de France, 2016)

« L’amour a toujours été la grande affaire de ma vie, la seule qui m’ait paru – non : que j’ai sentie – être d’une importance suprême » écrivait Dorothy Bussy dans son avant-propos à Olivia lors de sa parution en 1949 sous le pseudonyme … d’Olivia.

Dorothy Bussy, née Strachey, était une proche de Leonard et Virginia Woolf et de leur groupe de Bloomsbury. Et c’est Leonard Woolf qui publia son roman en 1949. Elle avait écrit ce roman au début des années 30. Son grand ami André Gide (dont elle traduisit les œuvres en anglais) ne fut, dit-on, guère enthousiasmé, aussi attendit-elle avant de se décider à le faire publier. Le succès fut immédiat… et objet de scandale. Car il s’agit ici d’un amour entre deux jeunes femmes, d’un amour qui ne pourra jamais être explicitement nommé.

Devenu un classique de la littérature saphique, ce roman, en partie autobiographique, raconte donc les premiers émois d’une jeune Anglaise de 16 ans, envoyée dans un pensionnat français pour jeunes filles de bonne famille, tenu par un couple de femmes. La jeune élève va peu à peu être subjuguée par l’une d’elles, Mlle Julie. Entraînée naïvement dans une aventure qui la dépasse, elle laisse échapper sa candeur. Tout est évoqué en subtilité, en retenue, malgré une ferveur, une exaltation des sens, dans cette passion qui n’est peut-être pas vraiment partagée. Rien de mièvre, juste une élégance, une sincérité adolescente.

Pour l’anecdote, c’est l’auteur des Thibault, Roger Martin du Gard, qui traduisit en français le roman de son amie Dorothy… sans comprendre un seul mot d’anglais ! Dorothy lui proposait un mot à mot qu’il se contentait de traduire à la lettre ! Une traduction parfaitement assumée par Martin du Gard : « Ce ne sera peut-être pas une « bonne traduction » mais ce sera une « ingénieuse équivalence.» Si, en anglais, c’est une « œuvre d’art », j’espère que c’en sera une, aussi, en français. Je me pénètre du sens des phrases, je scrute les intentions de l’auteur, d’après l’informe traduction littérale que Dorothy m’a donnée, puis je me laisse aller à rendre ce sens et ces intentions dans ma langue à moi, que je m’efforce de rendre aussi naturelle, aussi claire et fluide que possible.» Il dit encore : « Je me console de ces imperfections de ma traduction peu littérale, en songeant au pathos qu’un traducteur de métier, plus fidèle, nous aurait sans doute infligé.» Dorothy Bussy et Martin du Gard nous ont donné un roman qui a néanmoins su saisir les premiers émois de l’amour, le seul écrit de Dorothy Bussy. À l’exception de la correspondance qu’elle entretint, tout au long de sa vie, avec Gide.

À lire également :

Correspondance André Gide – Dorothy Bussy. 1, juin 1918 – décembre 1924 (Gallimard ; Cahiers André Gide. 9, 1979)

Correspondance André Gide – Dorothy Bussy. 2, janvier 1925 – novembre 1936 (Gallimard ; Cahiers André Gide. 10, 1981)

Correspondance André Gide – Dorothy Bussy. 3, janvier 1937 – janvier 1951 (Gallimard ; Cahiers André Gide. 11, 1982)

 


Zelda FITZGERALD (1900-1948)

Accordez-moi cette valse (R. Laffont ; Pavillons, 2007)

C’est en 1932, lors de l’un de ses multiples internements en hôpital psychiatrique, que Zelda Fitzgerald écrit en quelques semaines Accordez-moi cette valse, son seul roman (publié).

La trame est autobiographique : l’héroïne, Alabama Beggs, le double de Zelda, est une jeune fille du Sud, impétueuse, délurée et rebelle, élevée avec ses sœurs dans une relative liberté par un père austère, le juge Beggs, et une mère douce et attentive. Elle scandalise la société bien pensante de Montgomery par ses flirts et ses multiples provocations. « La guerre amenait dans la ville des tas d’hommes qui, sauterelles bienveillantes, s’attaquaient au fléau des filles sans mari qui avait frappé le Sud depuis son déclin économique. (…) Les filles tourbillonnaient de l’un à l’autre avec l’impulsion interne d’un cocon que l’on dévide. » Jusqu’au jour où elle va tomber amoureuse d’un bel aviateur et peintre à succès, David Knight, qui n’est autre que le double de Francis Scott. Après une lune de miel orageuse, ils s’installent à New-York puis voyagent en France et en Italie, vivant une vie de bohème et d’excentricité. Ce sont les années folles passées dans un tourbillon destructeur. Une enfant naît, Bonnie. Mais le désenchantement va alors surgir. Alabama flirte avec un aviateur français, David s’éloigne. Malheureuse, elle se lance à corps perdu dans la danse. Peu à peu, le couple va sombrer.

Avec Accordez-moi cette valse, Zelda a mis en scène de manière saisissante sa vie avec Scott. Quand intervient la fêlure ? La jalousie gagne le couple qui se déchire. Zelda, à la recherche de sa propre identité artistique, aimerait s’exprimer par l’écriture, mais c’est le domaine réservé de Scott. C’est la raison pour laquelle, elle va se lancer à corps perdu dans la danse, seule discipline, pense t-elle, où Scott ne peut pas la concurrencer. Mais la quête de Zelda va se révéler vaine, illusoire car Scott n’hésite pas à s’emparer du matériau de leur couple au profit de son œuvre littéraire avec par exemple Tendre est la nuit (paru en 1932) qui met en scène, dans une clinique suisse, le personnage de Nicole Diver, malade, qui détruit le couple qu’elle forme avec le brillant psychiatre Dick Diver.

Autre exemple : dans Journal de la création, un essai sur les couples d’écrivains, dans lequel Nancy Huston rapporte cet entretien entre Zelda et Scott devant le docteur Rennie, médecin de Zelda :

« Scott : Je veux faire les choses à ma façon

Zelda : Et moi, je veux avoir le droit de les faire de ma façon à moi

Scott : Et tu ne peux pas l’avoir sans me briser, donc tu dois y renoncer… et ne plus écrire de roman

Zelda : N’importe quel roman ?

Scott : Si tu écris une pièce, le sujet ne pourra en être la psychiatrie, et elle ne devra pas se passer sur la Côte d’Azur ni en Suisse et, quelle que soit l’idée, elle devra m’être soumise au préalable. »

Couple emblématique de cette Génération perdue qui, après la Guerre de 14, fut l’incarnation des Années folles, Scott et Zelda se détruisirent complètement. Zelda, diagnostiquée schizophrène, fut internée pour la première fois en 1930. Elle subit des traitements inhumains, refit surface à maintes reprises avant de mourir brûlée vive, une nuit de 1948, dans l’incendie de l’hôpital psychiatrique d’Asheville.

Scott, lui, était mort d’une crise cardiaque en 1940.

À lire également :

Alabama song / Gilles Leroy (Gallimard ; Folio, 2009)

Alabama song / Gilles Leroy (Gallimard, 2010) – Livre audio

Alabama song / Gilles Leroy (À vue d’œil, 2008) – Livre en grand caractères

Derniers feux sur Sunset / Stewart O’NAN (L’Olivier, 2016)

Zelda / Nancy MILFORD (Stock, 1972) (Réserve centrale)

La mort du papillon : Zelda et Francis Scott Fitzgerald / Pietro CITATI (Gallimard ; L’Arpenteur, 2007) (Réserve centrale)

Zelda et Scott Fitzgerald : les années vingt jusqu’à la folie / Kendall TAYLOR (Autrement, 2002)

Super Zelda : l’incroyable histoire de la femme de Francis Scott Fitzgerald / Tiziana LO PORTO & Daniele MAROTTA (Sarbacane, 2014) – Bande dessinée

Lettres à Zelda et autres correspondances : 1907-1940 / Francis Scott FITZGERALD (Gallimard ; Du monde entier, 1985) (Réserve centrale)

Éclats du paradis : recueil de contes et nouvelles / Francis Scott FITZGERALD & Zelda FITZGERALD (Julliard, 1977) (Réserve centrale)

 


James ROSS (1911-1990)

Une poire pour la soif (Gallimard ; Folio policier, 2010)

Lorsqu’en 1983, le journaliste et traducteur Philippe Garnier rend visite à James Ross chez lui à Norwood en Caroline du Nord, c’est un homme de 72 ans, malade, mais sans amertume, qui le reçoit. Un homme qui, certes, a publié des nouvelles ici ou là dans des revues littéraires, mais qui a avant tout gagné sa vie en travaillant comme journaliste politique.

Or cet homme est l’auteur d’un roman noir, They don’t dance much (Une poire pour la soif), qui est une vraie pépite bien qu’il soit passé complètement inaperçu lors de sa parution en 1940 et que, lors de sa parution en édition en poche en 1952 puis au moment de sa réédition en 1956, il n‘eut guère plus de succès. Ce roman, qui n’aura jamais trouvé son public, du moins du vivant de son auteur, a donc fait l’objet de beaucoup d’incompréhensions mais Raymond Chandler avait cependant repéré « ce récit sordide et complètement corrompu d’une petite ville de Caroline du Nord ».

L’intrigue se déroule dans un bled paumé du Sud profond, quelques années après la Dépression. Smut Mulligan est le propriétaire d’un roadhouse, sorte de resto dancing, où l’alcool de contrebande coule à flot et toutes sortes de jeux illicites monnaie courante. Mulligan emploie Jack McDonald, un pauvre hère, le narrateur de l’histoire. C’est une histoire sans héros, une histoire de pauvres types, dans laquelle ce sont toujours les mêmes qui raflent la mise, une histoire dont un meurtre sordide provoqué par la convoitise et la cupidité sera le point d’orgue. James Ross fait ici le portrait particulièrement cru d’une petite ville arriérée du Sud profond dans laquelle le racisme est monnaie courante.

Nulle fioriture dans le récit, mais une âpreté, une violence, un réalisme rendus d’autant plus impressionnants que l’écriture est simple et directe. D’aucuns y ont vu un « livre sale et ignoble » avec des personnages caricaturaux. Peut-être est-ce pour cela que ce roman jugé « trashy » (vulgaire) n’eut pas de succès du vivant de son auteur.

Traduit en français par Philippe Garnier, le roman paraîtra en 1993 dans la fameuse collection Série noire fondée par Marcel Duhamel chez Gallimard.

Lors de la visite que Philippe Garnier rendit en 1983 à James Ross, celui-ci lui avoua :

« Je suis toujours embarrassé quand on me demande pourquoi je n’ai écrit que ce roman. En fait, je n’en ai pas écrit un autre, mais deux – qui ont été refusés par les éditeurs. Quand j’ai commencé à écrire, à la fin des années 30, le roman ne m’intéressait pas tellement. Moi je voulais écrire des nouvelles ; c’est la forme que j’aimais. Mais celles que j’envoyais aux éditeurs n’étaient jamais retenues par les revues et les magazines. C’est (…) une amie romancière qui m’a suggéré d’écrire d’abord un roman pour faire parler de moi. (…) Alors je me suis mis à écrire un roman sur le sujet le plus corsé et le plus outré que je pouvais imaginer. (…) En fait, je ne faisais que dépeindre certaines personnes que j’avais connues ou dont j’avais entendu parler, qui habitaient dans les régions rurales que je connaissais bien, pour y avoir grandi. (…) Moi dans mon souvenir les gens étaient comme ça ; mon seul but était de dire les choses comme elles étaient, ni plus ni moins, et laisser le lecteur se former une opinion ou en tirer une morale, s’il y tenait absolument. En tout cas, moi je ne faisais pas de morale. »

Rien n’est plus vrai ! Un coup de maître à découvrir.

 


AGUÉEV (1898-1973)

Roman avec cocaïne (Gallimard ; Folio, 1998)

Vous cherchez un roman et un romancier qui relèvent tous deux du mystère et de la légende ? Ils se nomment Roman avec cocaïne et M. Aguéev.

Longtemps après avoir publié en 1983 Roman avec cocaïne, l’éditeur Pierre Belfond ne cessait de s’enthousiasmer : « J’en ai eu le souffle coupé. C’était comme tenir entre les mains un grand livre de Dostoïevski ou celui d’un Nabokov qui aurait été capable de nous faire pleurer. [J’étais] accablé par la peinture d’un univers de déchéance, de cruauté, de nihilisme et de mort, conscient que ce cauchemar était mis en scène par un génie.»

Qui était cet auteur plébiscité par Pierre Belfond et la critique ?

La biographie d’Aguéev s’écrit au conditionnel, ce, malgré plusieurs enquêtes fouillées d’universitaires et de journalistes, qui, parfois, se sont contredites, l’un d’entre eux allant jusqu’à affirmer qu’il s’agissait en fait de Nabokov !

Le roman qui paraît en 1983 chez Belfond est une redécouverte provoquée par Lydia Chweiter, une traductrice française, qui trouva chez un bouquiniste un exemplaire de l’édition originale, entreprit de le traduire, le proposa à Pierre Belfond qui s’enthousiasma, suivi par les critiques, ce qui souleva des interrogations sur le mystérieux auteur.

Initialement publié en 1934 dans une revue de l’immigration russe à Paris sous la forme d’un feuilleton intitulé (Nouvelle) Récit avec cocaïne, l’ouvrage circule sous le manteau et provoque un scandale chez les lecteurs. Le manuscrit, signé d’un certain M. Aguéev, avait été envoyé d’Istanbul. M. Aguéev est présenté en des termes flatteurs : « talent, audace, tragique authentique ». Paraîtra une nouvelle intitulée Un sale peuple, puis plus rien. Des différentes enquêtes effectuées, il ressort que l’auteur serait né à Moscou en 1896 et que son vrai nom serait Mark Lévi. Il aurait enseigné en France, en Suisse puis en exil en Turquie dans les années 30, il aurait été expulsé vers l’URSS et enfin vers l’Arménie, où il aurait été professeur à Erevan et serait mort en 1973.

L’action de son roman se situe à Moscou, de 1916 jusqu’au lendemain de la révolution russe. Son héros, Vadim Maslennikov, est un adolescent de 16 ans, désabusé et cynique, qui se raconte sans fard : ses années de lycée, ses camarades, son amour raté pour Sonia, sa haine envers sa mère et sa vieille nourrice, la déprime, la découverte de la cocaïne … « Telle était mon attitude envers les autres, telle était ma dualité : d’un côté, le désir d’embrasser le monde entier, de rendre les gens heureux et de les aimer ; d’un autre, la dilapidation éhontée des sous laborieusement acquis par une vieille femme, et une cruauté sans limites envers ma mère .» Il poussera sa mère au suicide et la toxicomanie le détruira.

Un roman d’initiation.

André Brincourt, critique au Figaro, a écrit : « Aguéev a peut-être bien fait de disparaître. Après avoir tout dit. Un livre peut valoir une vie.»

 


Fritz ZORN (1944-1976)

Mars (Gallimard ; Folio, 1982)

“Je suis jeune et riche et cultivé ; et je suis malheureux, névrosé et seul. Je descends d’une des meilleures familles de la rive droite du lac de Zurich, qu’on appelle aussi la Rive dorée. J’ai eu une éducation bourgeoise et j’ai été sage toute ma vie. Ma famille est passablement dégénérée, c’est pourquoi j’ai sans doute une lourde hérédité et je suis abîmé par mon milieu. Naturellement j’ai aussi le cancer, ce qui va de soi si l’on en juge d’après ce que je viens de dire. Cela dit, la question du cancer se présente d’une double manière : d’une part c’est une maladie du corps, dont il est bien probable que je mourrai prochainement, mais peut-être aussi puis-je la vaincre et survivre ; d’autre part, c’est une maladie de l’âme, dont je ne puis dire qu’une chose : c’est une chance qu’elle se soit enfin déclarée. Je veux dire par là qu’avec ce que j’ai reçu de ma famille au cours de ma peu réjouissante existence, la chose la plus intelligente que j’aie jamais faite, c’est d’attraper le cancer.»

Ainsi commence Mars, le récit autobiographique écrit par un professeur zurichois, Fritz Angst, qui prend le pseudonyme de Zorn (« Zorn », en langue allemande, signifie « colère »). Un récit coup de poing publié en 1977, qui fit alors sensation.

Jusqu’à la déclaration de la maladie, Fritz Zorn menait une existence rangée. Fils d’une famille de la vieille bourgeoisie zurichoise, il dresse un portrait assassin de cette société bien-pensante qui l’a, selon lui, « éduqué à mort ». C’est ainsi que sa famille ne déroge pas aux règles de bienséance : Quand une personne affirme quelque chose, il faut abonder en son sens. Ce qui est jugé mauvais devient vite atroce. Et le plus discutable, par exemple la politique, la sexualité ou la religion, est systématiquement qualifié de compliqué. Mieux vaut donc ne pas en parler. Et lorsque le jeune homme apprend sa maladie, il ne se révolte point : pour lui, elle était déjà présente depuis longtemps, tapie dans son âme et après avoir rongé son âme, elle a pris possession de son corps.

Dans ce récit empreint d’humour noir, dont les premières phrases résument remarquablement le propos de Fritz Zorn, l’auteur refuse tout apitoiement, il fait preuve de cynisme et d’une lucidité dérangeante.

 


Si vous avez envie de lire d’autres auteurs d’un roman unique…

Jane BOWLES (1917-1973) / Deux dames sérieuses (Gallimard ; L’Imaginaire, 2007)

Élias CANETTI (1905-1994)/ Auto-da-fé (Gallimard ; L’Imaginaire, 1991)

Charlie CHAPLIN (1889-1977) / Footlights (Seuil, 2014) Audiovisuel

CHODERLOS de LACLOS (1741-1803) / Les liaisons dangereuses (Flammarion ; GF, 2006)

Salvador DALI (1904-1989) / Visages cachés (Sabine Wespieser, 2004)

Pierre DESPROGES (1939-1988) / Des femmes qui tombent (Seuil ; Points, 1998)

Ralph ELLISON (1914-1994) / Homme invisible pour qui chantes-tu ? (Grasset ; Les cahiers rouges, 2002)

Ruben GONZALEZ GALLEGO (né en 1968)/ Blanc sur noir (Actes Sud ; Babel, 2004)

Gladys HUNTINGTON (1887-1959) / Madame Solario (les Belles lettres, 2013)

Eugène IONESCO (1909-1994) / Le solitaire (Gallimard ; Folio, 1976)

Sophie KOVALEVSKAÏA (1850-1891) / Une nihiliste (Phébus, 1985)

Alistair MacLEOD (né en 1936) / La perte et le fracas (L’Olivier, 2001)

Prosper MÉRIMÉE (1803-1870) / Chronique du règne de Charles IX (in Romans et nouvelles) (Gallimard ; Bibliothèque de la Pléiade, 2001)

Georges MOUSTAKI (1934-2013) / Petite rue des bouchers (Ed. de Fallois, 2000)

Alfred de MUSSET (1810-1857) / La confession d’un enfant du siècle (Flammarion ; GF, 2010)

Charles PERRY (1924-1969) / Portrait d’un jeune homme qui se noie (L’Olivier ; Petite bibliothèque américaine, 2001)

Edgar Allan POE (1809-1849)/ Les aventures d’Arthur Gordon Pym (LGF ; Le Livre de poche. Classique, 2007)

Rainer Maria RILKE (1875-1926) / Les cahiers de Malte Laurids Brigge (Seuil ; Points, 1996)

Ida SIMONS (1911-1960) / Une heure avant minuit (Belfond, 2016)

Horace WALPOLE (1717-1797)/ Le château d’Otrante (J. Corti, 1989)

Oscar WILDE (1854-1900) / Le portrait de Dorian Gray (LGF ; Le Livre de poche, 2005)

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