Découverte de l'Est parisien

Meubles en folie : dans l’intimité retrouvée du Pavillon de l’Ermitage

Le Pavillon de l’Ermitage, partenaire du fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, ré-ouvre ses portes après la trêve hivernale. Il inaugure une nouvelle exposition Les Plaisirs de l’Ermitage – dans l’intimité retrouvée d’une folie au XVIIIe siècle, qui sera visible du 16 mars au 16 avril 2017. Dans ce cadre, nous vous proposons une série de cinq « Chroniques mobilières » qui revient sur l’étonnante histoire de quelques meubles anciens au nom chantant et aux formes revisitées par nos actuels designers.

 

Plaisirs des yeux : la table (en) chiffonnière
Chronique n° 1 / 5

 

chiffonnier-contemporain
Table chiffonnière attribuée à BRVB (1784) – Paris, Musée du Louvre

Au XVIIIe, la petite table « volante » nommée table chiffonnière fait l’agrément des intérieurs féminins et se transporte au gré des besoins de la réception.

Rectangulaire ou cylindrique, la table, étroite, est montée sur trois ou quatre hauts pieds galbés ou droits selon le style et consolidés en partie basse par une tablette d’entretoise.

Léger et raffiné, le meuble combine plusieurs fonctions : rangement de menus objets, table à écrire ou à ouvrage. Un ou plusieurs tiroirs, certains simulés, d’autres dissimulés par le décor – panneau marqueté, scène pastorale… garnissent la « ceinture » de la table, une bande de bois plus ou moins large qui entoure le meuble et sur laquelle viennent s’ajuster les pieds et le plateau amovible.

 

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Chiffonnier contemporain en bois massif – Paris, Maison Crozatier

Parmi les signatures prestigieuses, apparaît celle, mystérieuse, de BVRB. L’ébéniste hollandais Bernard Van Risen Burgh se masque derrière ce sigle laconique. Sa production, accessible sur commande auprès de maîtres merciers, se distingue par l’intégration de plateaux de porcelaine de Sèvres et de bronzes dorés.

De plus sobres modèles habillent avec élégance les cabinets de hauts personnages de la cour, comme chez la marquise de Pompadour ou dans nombre d’intérieurs plus modestes.

La reprise de formes élégantes et le travail sur la patine du bois massif caractérisent l’actuelle table chiffonnière, épurée et colorée, commercialisée par les maisons de décoration.

 

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Portrait de la marquise de Pompadour (détail) par François Boucher (1756)

 

Lire la chronique suivante

«Les Plaisirs de l’Ermitage – dans l’intimité retrouvée d’une folie au XVIIIe siècle », du 16 mars au 16 avril 2017, au Pavillon de l’Ermitage, 148, rue de Bagnolet, 75020 Paris (ouverture du jeudi au dimanche 14 h – 17 h 30).

 

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