Archives mensuelles : mars 2017

Chroniques musique (avril) : Marguerite sur écoute !

CHANSON FRANÇAISE

 

Mathilde

Je les aime tous, Naïve, 2016

 

 

 

Ce premier album de Mathilde, découverte dans l’émission The Voice sur TF1, dévoile sept reprises de classiques de la chanson française et cinq compositions originales. Il est le fruit de la collaboration entre la chanteuse et de grands artistes de jazz qu’elle affectionne tout particulièrement, comme le trompettiste Stéphane Belmondo et le pianiste Jacky Terrasson.

Avec sa voix puissante et douce, l’artiste ouvre les horizons de ce genre plutôt réservé aux connaisseurs. Ce qui est particulièrement réussi à travers ses reprises de l’Hymne à l’amour d’Edith Piaf, Une chanson douce d’Henri Salvador ou La Javanaise de Serge Gainsbourg. Ainsi, au fil des douze titres de son disque, on se laisse porter par sa voix qui nous parle d’amour. Car cet album parle avant tout d’amour sous toutes ses formes : passionnel, charnel, perdu, naissant… Mathilde les aime tous et nous le prouve avec talent.

 

 

 

MUSIQUE CLASSIQUE

 

 

Richard Strauss

Eine Alpensinfonie,BR Klassik, 2016

 

 

 

Dans ces deux chefs-d’œuvre du répertoire post-romantique germanique, l’auditeur n’est plus seulement spectateur, mais aussi acteur ! Le voici au pied des pentes, au contact de l’immensité minérale, mesurant avec inquiétude l’effort démesuré à accomplir. Le grain, la dureté des cordes lorsque c’est nécessaire, le caractère organique et vivant de la masse minérale du son, l’éclat aveuglant des cuivres sont proprement fascinants. Ce Strauss atteint des paroxysmes d’émotions lorsque l’étagement des plans sonores offre une profondeur inouïe dans la gamme des expressions. Un chef de génie et un orchestre superlatif qui brille, exulte et montre au public présent à l’occasion de cet enregistrement en concert, l’incroyable richesse de sa palette sonore.

 

 

 

ROCK

 

Les Météors

Wreckin’ Crew, Sanctuary Records, 1983

 

 

 

Les Météors sont un trio anglais formé au début des années 80 autour de P. Paul Fenech (guitare, voix ).

Ils sont le premier groupe de psychobilly, un mélange musical de rockabilly et de punk-rock accompagné de paroles inspirées par la science-fiction et divers films d’horreur de série B.

Suivi par un public «  turbulent » les Météors sont un peu un équivalent anglais aux Cramps : ils diffusent une musique directe issue de la tradition rock & roll mais d’une façon menaçante et particulièrement rageuse.

Toujours en activité, les Météors ont changé de line-up maintes fois, P. Paul Fenech restant le seul membre du groupe d’origine. Wreckin’ Crew demeure l’un de leurs meilleurs albums.

 

 

 

 

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Meubles en folie : dans l’intimité retrouvée du Pavillon de l’Ermitage

Le Pavillon de l’Ermitage, partenaire du fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, ré-ouvre ses portes après la trêve hivernale. Il inaugure une nouvelle exposition Les Plaisirs de l’Ermitage – dans l’intimité retrouvée d’une folie au XVIIIe siècle, qui sera visible du 16 mars au 16 avril 2017. Dans ce cadre, nous vous proposons une série de cinq « Chroniques mobilières » qui revient sur l’étonnante histoire de quelques meubles anciens au nom chantant et aux formes revisitées par nos actuels designers. En fin de chronique, vous trouverez une sélection de titres pour en savoir plus sur le mobilier du XVIIIe siècle.

 

Plaisirs du jeu : jouons « cartes sur table » !
Chronique n° 2 / 5

 

Le château de cartes par Jean-Baptiste Siméon Chardin (1737) – Washington, National Gallery

Le XVIIIe siècle a la passion du jeu, la Duchesse d’Orléans elle-même se livre avec délices aux parties de biribi, un jeu de hasard et d’argent d’origine italienne, proche de notre loterie.

En société, hommes et femmes jouent aux cartes – brelan, quadrille -, aux dés associés à des pions – tric-trac, (back) gammon, jeu de l’Oie, reversi, aux dames, aux échecs.

Le billard reste un loisir d’extérieur proche du croquet et conseillé pour combattre l’embonpoint !

Il faudra attendre le XIXe siècle pour accueillir une table de billard chez soi.

Spécialisés dans le travail de l’os, l’ivoire ou la nacre, les maîtres tabletiers s’en donnent à cœur joie et conçoivent des tables sophistiquées, garnies de plateaux mobiles, de damiers, de pions et dés précieux. Les ébénistes fournissent les modèles adaptés de sièges, tels la voyeuse ou la voyelle, qui permettent au spectateur de suivre la partie en cours, assis à califourchon face au dossier du siège.

La plupart de ces jeux se pratiquent encore aujourd’hui, de manière virtuelle, coordonnés en réseau à la faveur du développement d’Internet. Toujours créatif, le design haut de gamme propose des tables combinées, associant les plaisirs de la table à ceux du divertissement.

 

Table à jeu contemporaine – design Legacy

 

Lire la chronique précédente

La prochaine chronique de la série paraîtra le 24 mars.

«Les Plaisirs de l’Ermitage – dans l’intimité retrouvée d’une folie au XVIIIe siècle », du 16 mars au 16 avril 2017, au Pavillon de l’Ermitage, 148, rue de Bagnolet, 75020 Paris (ouverture du jeudi au dimanche 14 h – 17 h 30).

 

Le meuble au XVIIIe siècle – la sélection de Marguerite :

 

18e, Aux sources du design : chefs-d’oeuvre du mobilier 1650-1790 : [exposition, Versailles, 26 octobre 2014-22 février 2015], Château de Versailles

Faton

 

 

 

 

Décors, mobilier et objets d’art du Musée du Louvre : de Louis XIV à Marie-Antoinette

Somogy ; Musée du Louvre

 

 

 

 

VOGLEY, Jean-Charles

L’ameublement français : 850 ans d’histoire

Eyrolles

 

 

 

MELEGATI, Luca

Comment identifier le mobilier : de la Renaissance à l’Art déco

Hazan

 

 

 

BONY, Anne

Esprit meuble design : l’évolution esthétique de l’Antiquité à nos jours

Editions du Regard

 

 

 

FAVETON, Pierre

Reconnaître les meubles de style

Massin

 

 

 

Le Faubourg Saint-Antoine : architecture et métiers d’art

Action artistique de la Ville de Paris

 

 

 

 

 

RIVIERE, Rémi

Le château de Bagnolet

Amis de l’Ermitage

 

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Meubles en folie : dans l’intimité retrouvée du Pavillon de l’Ermitage

Le Pavillon de l’Ermitage, partenaire du fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, ré-ouvre ses portes après la trêve hivernale. Il inaugure une nouvelle exposition Les Plaisirs de l’Ermitage – dans l’intimité retrouvée d’une folie au XVIIIe siècle, qui sera visible du 16 mars au 16 avril 2017. Dans ce cadre, nous vous proposons une série de cinq « Chroniques mobilières » qui revient sur l’étonnante histoire de quelques meubles anciens au nom chantant et aux formes revisitées par nos actuels designers. En fin de chronique, vous trouverez une sélection de titres pour en savoir plus sur le mobilier du XVIIIe siècle.

 

Plaisirs des yeux : la table (en) chiffonnière
Chronique n° 1 / 5

 

chiffonnier-contemporain

Table chiffonnière attribuée à BRVB (1784) – Paris, Musée du Louvre

Au XVIIIe, la petite table « volante » nommée table chiffonnière fait l’agrément des intérieurs féminins et se transporte au gré des besoins de la réception.

Rectangulaire ou cylindrique, la table, étroite, est montée sur trois ou quatre hauts pieds galbés ou droits selon le style et consolidés en partie basse par une tablette d’entretoise.

Léger et raffiné, le meuble combine plusieurs fonctions : rangement de menus objets, table à écrire ou à ouvrage. Un ou plusieurs tiroirs, certains simulés, d’autres dissimulés par le décor – panneau marqueté, scène pastorale… garnissent la « ceinture » de la table, une bande de bois plus ou moins large qui entoure le meuble et sur laquelle viennent s’ajuster les pieds et le plateau amovible.

 

table-chiffonniere

Chiffonnier contemporain en bois massif – Paris, Maison Crozatier

Parmi les signatures prestigieuses, apparaît celle, mystérieuse, de BVRB. L’ébéniste hollandais Bernard Van Risen Burgh se masque derrière ce sigle laconique. Sa production, accessible sur commande auprès de maîtres merciers, se distingue par l’intégration de plateaux de porcelaine de Sèvres et de bronzes dorés.

De plus sobres modèles habillent avec élégance les cabinets de hauts personnages de la cour, comme chez la marquise de Pompadour ou dans nombre d’intérieurs plus modestes.

La reprise de formes élégantes et le travail sur la patine du bois massif caractérisent l’actuelle table chiffonnière, épurée et colorée, commercialisée par les maisons de décoration.

 

marquise-de-pompadour

Portrait de la marquise de Pompadour (détail) par François Boucher (1756)

 

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«Les Plaisirs de l’Ermitage – dans l’intimité retrouvée d’une folie au XVIIIe siècle », du 16 mars au 16 avril 2017, au Pavillon de l’Ermitage, 148, rue de Bagnolet, 75020 Paris (ouverture du jeudi au dimanche 14 h – 17 h 30).

 

Le meuble au XVIIIe siècle – la sélection de Marguerite :

 

18e, Aux sources du design : chefs-d’oeuvre du mobilier 1650-1790 : [exposition, Versailles, 26 octobre 2014-22 février 2015], Château de Versailles

Faton

 

 

 

Décors, mobilier et objets d’art du Musée du Louvre : de Louis XIV à Marie-Antoinette

Somogy ; Musée du Louvre

 

 

 

 

VOGLEY, Jean-Charles

L’ameublement français : 850 ans d’histoire

Eyrolles

 

 

 

MELEGATI, Luca

Comment identifier le mobilier : de la Renaissance à l’Art déco

Hazan

 

 

 

BONY, Anne

Esprit meuble design : l’évolution esthétique de l’Antiquité à nos jours

Editions du Regard

 

 

 

FAVETON, Pierre

Reconnaître les meubles de style

Massin

 

 

 

Le Faubourg Saint-Antoine : architecture et métiers d’art

Action artistique de la Ville de Paris

 

 

 

 

RIVIERE, Rémi

Le château de Bagnolet

Amis de l’Ermitage

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