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Femmes solidaires dans l’Est parisien : Baronne Alquier née Debrousse (1841‐1883)

Le fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, en partenariat avec le Pavillon de l’Ermitage, vous propose une série de chroniques consacrées aux femmes solidaires dans l’Est parisien, dans le cadre de l’exposition actuellement visible au Pavillon de l’Ermitage jusqu’au 18 décembre 2016.

 

Baronne Marie-Catherine Alquier, née Debrousse (1841‐1883)
ou « l’aristocratie des vieillards »

 

Chronique n° 2 / 4

 

baronne-alquier-debrousse
La baronne Alquier et sa fille. Laure Brouardel, huile sur toile (détail). Coll. Centre d’action sociale de la Ville de Paris

Quand l’autodidacte millionnaire François-Hubert Debrousse s’ingénie à creuser des chemins de fer et percer des boulevards dans toute l’Europe (dont, à Paris, le boulevard de Magenta,10e arr), sa fille Marie-Catherine intègre la noblesse d’Empire.

En épousant le baron Charles-Arthur Alquier, la jeune femme éprouve les tumultes de l’histoire : parlementaire « éclair », son mari éponge la défaite de Sedan, affronte la chute du Second-Empire et assiste à la proclamation de la République, le 4 septembre 1870.

La baronne Alquier cumule titre et fortune mais subit les décès successifs de ses proches. Un an après la perte de leur fille Marie-Louise, son époux décède. Son père s’éteint en 1878.

Déterminée à fonder un hospice destiné aux vieux Parisiens indigents ou incurables, la jeune veuve désigne l’Assistance Publique comme légataire de biens estimés à 6 millions de francs.

Entériné en 1885, le legs Alquier autorise l’achat de la propriété Mader, sise aux 148-150 rue de Bagnolet, la construction et l’ameublement de l’hospice. Le Pavillon de l’Ermitage, une « folie » du XVIIIe siècle, survit dans le projet lauréat des architectes Bernard et Dezermaux.

La baronne stipule que l’hospice « sera desservi autant que possible par les religieuses, à moins qu’une nouvelle loi ne les interdise en France » et encadré par un personnel laïc afin de « mener vivement et à bien son administration » .
 
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« Femmes solidaires – sociabilité mondaine et philanthropie dans l’Est parisien» au Pavillon de l’Ermitage, du 15 septembre au 18 décembre 2016 (ouverture du jeudi au dimanche 14 h – 17 h 30)

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2 commentaires sur “Femmes solidaires dans l’Est parisien : Baronne Alquier née Debrousse (1841‐1883)

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