Sans modération

Chroniques musique (septembre) : Marguerite sur écoute !

INCLASSABLE

 

strandebarm-450x450Stein Urheim

Strandebarm, Hubro 2016

Qu’il soit franc-tireur ou leader de groupe, le guitariste norvégien Stein Urheim a toujours suivi son propre chemin. Affilié au jazz moderne, il nous propose pour cet album inclassable l’étendue de ces influences : musique carnatique, ambient, drone music, jazz et surtout blues. Il dit s’être inspiré du fjord qui donne son nom à l’album, et de fait, les ambiances sont méditatives, rêveuses et généralement apaisées. Quelque chose du son « nordique » ressort de l’impression générale, comme si l’artiste avait tenté de faire sienne toutes ces références pour se forger une personnalité originale. Une tentative plutôt réussie…

 

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Tony Hymas joue Léo Ferré, Nato Music 2016

Ça fait quasiment vingt ans que le pianiste anglais tourne autour de l’œuvre de Léo Ferré. Interprétée en 1997 et enregistrée en 2011, il disait de la chanson Avec le temps que « C’est une magnifique pièce au piano comme la Sonate au clair de lune de Beethoven ». En 2015, il participe à un concert hommage à Ferré et enchante complètement le public. Il réitère l’expérience à deux reprises avec le même résultat ; s’impose alors l’enregistrement d’un disque. Seul au piano, l’éclectique Hymas fait très peu de jazz dans ces titres agencés comme un récital. Il livre 15 reprises de chansons très connues en commençant par les airs chantants (La vie d’artiste, Jolie môme, C’est extra… ) et en progressant vers l’univers mélancolique et révolté du poète anarchiste (Petite, Thank you Satan, Est-ce ainsi que les hommes vivent ?… ). On pense à Ravel et Beethoven qu’appréciait Le Lion. Délicatesse et force sont au rendez-vous pour cet hommage à Ferré qui aurait 100 ans le 24 août.

Léo Ferré le passionné de musique classique (article Télérama)

 

ROCK

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Real Kids

The Real kids, Norton records 1991

Après avoir joué en 1970 à Boston au sein des Modern Lovers, alors qu’il n’avait que quinze ans, John Felice monte les Real Kids en 1975. Leurs références : le rock & roll (ils reprennent aussi bien des morceaux d’Eddie Cochran que de Buddy Holy) et le rock sixties, côté Kinks et Rolling Stones). En 1978, paraît leur premier album éponyme : un coup de maître, alliant énergie et mélodies, qui rappelle les Flamin’ Groovies de la période Flamingo/Teenage Head. Ils sortiront ensuite plusieurs albums inégaux durant les années 80, malgré le changement de personnel. John Felice reste seul maître à bord et le groupe se sépare vers la fin des années 80. Devenus cultes, les Real Kids se sont retrouvés l’année dernière et tournent désormais à travers le monde…

 

MUSIQUE DU MONDE

rosemary queen of hearts

Rosemary Standley, Sylvain Griotto

A queen of hearts, Le Chant du Monde 2015

A queen of hearts renoue avec la tradition des tours de chant à l’américaine : une chanteuse, un pianiste. C’est un hommage glamour à la mélancolie des voix de Marlène Dietrich, Marilyn Monroe, Billie Holiday et autres chanteuses/actrices américaines. Ce précieux songbook donne à entendre des mélodies devenues des standards du classique, du jazz ou de la chanson. On retrouve Kurt Weill, Gershwin, Nina Simone, Carlos d’Alessio, etc. La voix pure de Rosemary Standley (du groupe Moriarty) se love comme dans un écrin dans l’accompagnement subtil de Sylvain Griotto.

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