Entreprises pionnières de l’Est parisien : la couperie de poils de lapin Pellissier, Jonas et Rivet (6/6)

Le fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, et le Pavillon de l’Ermitage vous proposent la dernière chronique de leur série Entreprises pionnières de l’Est parisien, dans la continuité de l’exposition Affaires de familles, présentée initialement à la médiathèque de mai à octobre 2015, et actuellement visible au Pavillon de l’Ermitage jusqu’au 17 juillet 2016.

 

Haut les mains, peau de lapin !
La couperie de poils de lapin Pellissier, Jonas et Rivet

 

Chronique n° 6 / 6

 

Coll. particulière

Coll. particulière

Au tournant du XXème siècle, plusieurs entreprises spécialisées dans le traitement des peaux de lapins sont implantées dans l’Est parisien. Parmi les établissements les plus florissants, Chapal à Montreuil, et Pellissier, Jonas et Rivet, dans le XXème arrondissement, installent même des filiales à l’étranger.

En 1871, M. Pellissier, originaire du Puy-de-Dôme, ouvre un atelier de couperie de poils de lapin au 49, rue de Bagnolet. Un lointain cousin auvergnat, François Rivet, vient de temps à autres lui prêter main forte. Une collaboration fructueuse qui se solde quelques années plus tard par une association.

En 1891, François Rivet fonde un atelier de coupe à Brooklyn, quartier de New-York où il s’installe avec sa famille, au grand désespoir de sa mère.

L’utilisation des poils de lapin est alors en vogue pour remplacer d’autres matières animales plus nobles comme les poils de loutre ou la zibeline. Un autre textile également produit avec les poils de lapin, le feutre, rencontre un grand succès, notamment pour la fabrication de chapeaux.

Les techniques pour conserver et améliorer les peaux de lapin sont diverses et parfois polluantes ou malodorantes : procédé de teinture issu de l’industrialisation, secrétage (une technique secrète propre à chaque entreprise, destinée à faciliter le feutrage des peaux) ou encore conservation à la naphtaline.

François Rivet revient à Paris en 1905 après avoir fait fortune, laissant son associé américain Louis Jonas, gérer la filiale de son pays. En France, la couperie fait aussi beaucoup de bénéfices jusqu’à l’entre-deux guerres où Pellissier et Rivet se séparent. Le développement des matières synthétiques, la fin de l’engouement pour les chapeaux et la situation économique font que l’entreprise gérée par André Chauvard, petit-fils de M. Rivet, ferme ses portes dans les années 1960.

 

Lire la chronique précédente

 

« Affaires de familles – Entreprises pionnières de l’Est parisien 1850-1950 » au Pavillon de l’Ermitage, jusqu’au 17 juillet 2016.
(ouverture du jeudi au dimanche 14 h – 17 h 30).

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