Sans modération

Chroniques musique : Marguerite sur écoute !

ELECTRO

 

a3396950479_10Nicola Cruz

Prender el alma, ZZK Records 2015

Après des collaborations avec le producteur américano-chilien Nicolas Jaar, Nicola Cruz sort un premier album qui puise son inspiration dans les traditions amérindiennes (cumbia, flûte andine…) qu’il mêle à l’électro dans une approche des plus subtiles. Paru sur le label argentin ZZK Records, le disque du jeune Equatorien nous plonge dans la jungle amazonienne (la selva) et nous élève dans les montagnes andines. Dans une ambiance downtempo, les éléments électro se transforment en chants d’oiseaux, en murmure du vent, en pluie tropicale et croisent flûtes, guitares et percussions. Aérienne et voluptueuse, la musique de Cruz réinvente la cumbia et connecte ensemble tradition et modernité. La nature, omniprésente dans la musique de l’album, l’est aussi dans les paroles portées par les voix féminines de Huaira et Tanya Sanchez sur quelques titres. Il est plutôt rare d’entendre l’influence pré-colombienne dans les musiques actuelles et Nicola Cruz nous transforme en explorateurs sonores d’une contrée lointaine. Le musicien dit être en discussion pour intégrer une maison de disques plus importante, signe qu’on n’a pas fini d’entendre parler de ce véritable artisan sonore.

 

MUSIQUE DE FILM

les ogres boPhilippe Cataix

Les ogres, BUS films, 2016

On est immédiatement embarqué par la musique de Philippe Cataix (paroles, musique et accordéon).

À l’image de la troupe de théâtre itinérante du film, la palette des émotions est large : un accordéon et un piano tour à tour festifs ou plus mélancoliques, des paroles joliment ciselées, le tout entrecoupé de dialogues du film.  Une bande son soignée et enlevée.

 

JAZZ

 

0004598089_10Jeremy Udden & Nicolas Moreaux

Belleville project, Sunnyside records, 2015

La rencontre du saxophoniste américain Jeremy Udden et du contrebassiste français Nicolas Moreaux autour d’un projet baptisé « Belleville ». On sent néanmoins que le titre n’est qu’un prétexte tant le fort parfum d’ »Americana » semble être la clé de voute de cette rencontre. Un son de banjo, une guitare typée « Nashville », une ambiance Folk, parsèment le disque ici et là. Udden et Moreaux ne sont pas les premiers jazzmen à utiliser ce matériau, mais ils le font avec assez d’originalité et de sincérité pour créer un univers doux et bucolique, assez charmeur. Il faut dire qu’ils ont su s’entourer de musiciens inspirés, en particulier le guitariste Pierre Perchaux, impeccable créateur d’ambiances.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s