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Entreprises pionnières de l’Est parisien : dragées, bonbons et chocolats (4/6)

Le fonds Découverte de l’Est parisien de la médiathèque, et le Pavillon de l’Ermitage vous proposent une série de chroniques dans la continuité de l’exposition Affaires de familles, présentée initialement à la médiathèque de mai à octobre 2015, et actuellement visible au Pavillon de l’Ermitage jusqu’au 17 juillet 2016.

 

Dragées, bonbons et chocolats…

Chronique n° 4 / 6

 

Né à Paris en 1892, Raymond-Martial Duchesne apprend très tôt de son père Jules, chef dragiste dans les prestigieux ateliers Vinay à Ivry/Seine, les finesses du métier de confiseur.

Cadet de famille, Raymond-Martial est voué à l’apprentissage technique. Formé au lycée Jean-Baptiste Say dans le 15ème arr., le jeune homme déploie de brillantes qualités.

Affiche par Dransy. Bibliothèque Forney / Roger-Viollet

Travailleur acharné, « Ray » crée dès 1912 une affaire en nom propre, la confiserie Martial, dans la maison louée par sa famille à Ivry.

Incontournables présents des baptêmes où l’on ne regarde pas à la dépense, les dragées s’imposent rapidement au sein d’un riche catalogue de confiseries fines et boissons chocolatées. Ray déménage son activité rue Planchat dans le 20e arr . à la faveur de l’acquisition de 2000 m2 de terrain où il implante son atelier, un magasin de vente et une maison d’habitation.

Marié à une jeune fille de Guéthary (Pays basque), Anna dite Nanette, qui va l’épauler sa vie durant, Ray crée les recettes, les révise, prend en charge les maquettes commerciales avant d’en confier la responsabilité à son jeune frère.

Même Bernadette, la fillette du couple, offre ses traits poupins aux réclames, qui mettent en scène un personnage élégant de « marquis », tenant le bébé souriant d’un bras et un plateau de dragées colorées de l’autre. Les entrepreneurs Rouzaud ne viennent-ils pas de baptiser leur propre marque de chocolats fins « La marquise de Sévigné » ?… Cela vaut bien une campagne publicitaire soignée, car la concurrence est rude !

 

La prochaine chronique de la série Entreprises pionnières de l’Est parisien paraîtra le 1er juin.

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« Affaires de familles – Entreprises pionnières de l’Est parisien 1850-1950 » au Pavillon de l’Ermitage, du 10 mars au 17 juillet 2016.
(ouverture du jeudi au dimanche 14 h – 17 h 30).

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3 commentaires sur “Entreprises pionnières de l’Est parisien : dragées, bonbons et chocolats (4/6)

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