Sans modération

Les ravissements de Marguerite : musique (décembre)

POP ROCK EXPÉRIMENTAL

micachu&theshapesMicachu and the Shapes

Good Sad Happy Bad, Rough Trade Records, 2015

Voici le troisième album du trio mené par l’anglaise Mica Levi, accompagnée de Marc Pell à la batterie et Raisa Khan aux claviers. Good Sad Happy Bad fait suite à Jewellery paru en 2009 et Never en 2012. Mica Levi, chanteuse et compositrice de formation classique est une curieuse touche-à-tout et cela l’inspire dans ses projets : elle compose notamment pour l’Orchestre Philharmonique de Londres et réalise la bande originale (récompensée) du film de Jonathan Glazer Under the skin sorti en 2014. Signée sur le label de Matthew Herbert (producteur et musicien tourné vers l’expérimental), Mica Levi adopte le nom de Micachu et avec ses acolytes propose un univers musical très varié : pop, rock, garage, électro. Malgré une apparente spontanéité l’ajout d’instruments préparés, de réverbérations, de bruitages, l’utilisation d’une boîte à rythmes et la voix spectrale de Micachu démontre un travail réel du groupe. Nécessitant sans doute plusieurs écoutes pour être apprécié cet album étonnant teinté d’expérimental n’en devient que plus séduisant.

 

MUSIQUE CLASSIQUE

L’Arménie en deux albums !

Au choix ce mois-ci :

my armenia_sergey&lusine khachatryan

Sergey & Lusine Khachatryan

My Armenia, Naïve 2015

Découvrez sans plus attendre cette dédicace tout en sobriété, délicatesse et émotion à la musique arménienne, réalisée par une fratrie : Sergey et Lusine Khachatryan (respectivement au violon et piano). Le duo a choisi de rendre hommage à leur pays d’origine en enregistrant une sélection personnelle et inspirée du répertoire musical national d’Arménie. D’illustres compositeurs arméniens figurent dans cet album tels que Komitas Vardapet (fondateur de l’école de compositeurs nationale arménienne) ou Aram Khachaturian. Mais c’est également l’occasion d’entendre des compositeurs plus méconnus comme Edvard Mirzoyan ou Arno Babadjanian.

Au programme : une interprétation émouvante de la ballade krunk » « La grue », considérée par toute la diaspora arménienne comme un symbole du mal du pays, les sublimes variations Nouné du ballet Gayaneh, ou encore la rhapsody d’Eduard Bagdasaryan.

Letters from armenia

Varduhu Yeritsyan & Friends

Letters from Armenia, Paraty 2015

« La musique est synonyme d’espoir, elle est un moyen de lutter contre l’anéantissement, un moyen de résister. En pensant à mes ancêtres disparus il y a un siècle, je voudrais que ce disque témoigne précisément de la foi en la justice qui n’a jamais quitté mon pays d’origine. ».Varduhi Yeritsyan

La pianiste  s’accompagne pour cela d’instruments variés  : piano, clarinette, duduk, violon et chant (la voix de la talentueuse soprano Lussine Levoni). Les pièces qui composent ce récital peuvent être animées (Toccata, Poem for piano de Khachaturian par exemple) ou contemplatives (Le ciel est couvert de Vardapet pour voix et piano), tendres, solennelles, mais elles sont très rarement noires, pathétiques.

Pour en savoir davantage sur la pianiste Varduhi Yeritsyan, c’est par ici !

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