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Numok 2015

C’était il y a un mois à la médiathèque Marguerite Duras et dans les bibliothèques parisiennes …

Affiche Numok

Pari réussi pour cette première édition du Numok, le festival numérique des bibliothèques de la Ville de Paris qui met en avant le numérique comme lieu de partage, de jeu et de découverte.

 

Culture du libre, big data, biens communs, protection des données, modélisation 3D, musique assistée par ordinateur, électronique, programmation informatique, light paint, découverte d’applis : voici un florilège des thèmes que nous avons abordés.

 

Retour sur quelques uns des ateliers qui ont eu lieu à la médiathèque :

 

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A l'affiche!

Des applis pour les enfants!

Musique, histoires, jeux…. à l’occasion des fêtes de fin d’année, les bibliothécaires de l’espace jeunesse vous ont concocté une sélection d’applications pour enfants sur tablettes pour rêver, apprendre, découvrir, jouer…

Appli jeunesse

 

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Les ravissements de Marguerite : musique (décembre)

POP ROCK EXPÉRIMENTAL

micachu&theshapesMicachu and the Shapes

Good Sad Happy Bad, Rough Trade Records, 2015

Voici le troisième album du trio mené par l’anglaise Mica Levi, accompagnée de Marc Pell à la batterie et Raisa Khan aux claviers. Good Sad Happy Bad fait suite à Jewellery paru en 2009 et Never en 2012. Mica Levi, chanteuse et compositrice de formation classique est une curieuse touche-à-tout et cela l’inspire dans ses projets : elle compose notamment pour l’Orchestre Philharmonique de Londres et réalise la bande originale (récompensée) du film de Jonathan Glazer Under the skin sorti en 2014. Signée sur le label de Matthew Herbert (producteur et musicien tourné vers l’expérimental), Mica Levi adopte le nom de Micachu et avec ses acolytes propose un univers musical très varié : pop, rock, garage, électro. Malgré une apparente spontanéité l’ajout d’instruments préparés, de réverbérations, de bruitages, l’utilisation d’une boîte à rythmes et la voix spectrale de Micachu démontre un travail réel du groupe. Nécessitant sans doute plusieurs écoutes pour être apprécié cet album étonnant teinté d’expérimental n’en devient que plus séduisant.

 

MUSIQUE CLASSIQUE

L’Arménie en deux albums !

Au choix ce mois-ci :

my armenia_sergey&lusine khachatryan

Sergey & Lusine Khachatryan

My Armenia, Naïve 2015

Découvrez sans plus attendre cette dédicace tout en sobriété, délicatesse et émotion à la musique arménienne, réalisée par une fratrie : Sergey et Lusine Khachatryan (respectivement au violon et piano). Le duo a choisi de rendre hommage à leur pays d’origine en enregistrant une sélection personnelle et inspirée du répertoire musical national d’Arménie. D’illustres compositeurs arméniens figurent dans cet album tels que Komitas Vardapet (fondateur de l’école de compositeurs nationale arménienne) ou Aram Khachaturian. Mais c’est également l’occasion d’entendre des compositeurs plus méconnus comme Edvard Mirzoyan ou Arno Babadjanian.

Au programme : une interprétation émouvante de la ballade krunk » « La grue », considérée par toute la diaspora arménienne comme un symbole du mal du pays, les sublimes variations Nouné du ballet Gayaneh, ou encore la rhapsody d’Eduard Bagdasaryan.

Letters from armenia

Varduhu Yeritsyan & Friends

Letters from Armenia, Paraty 2015

« La musique est synonyme d’espoir, elle est un moyen de lutter contre l’anéantissement, un moyen de résister. En pensant à mes ancêtres disparus il y a un siècle, je voudrais que ce disque témoigne précisément de la foi en la justice qui n’a jamais quitté mon pays d’origine. ».Varduhi Yeritsyan

La pianiste  s’accompagne pour cela d’instruments variés  : piano, clarinette, duduk, violon et chant (la voix de la talentueuse soprano Lussine Levoni). Les pièces qui composent ce récital peuvent être animées (Toccata, Poem for piano de Khachaturian par exemple) ou contemplatives (Le ciel est couvert de Vardapet pour voix et piano), tendres, solennelles, mais elles sont très rarement noires, pathétiques.

Pour en savoir davantage sur la pianiste Varduhi Yeritsyan, c’est par ici !

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Premiers romans de la rentrée (suite)

                 

Envie de découvrir un nouvel auteur ?

 

Parmi les romans à dévorer à la rentrée, nombre de premiers romans. En voici quelques uns à découvrir qui nous ont particulièrement plu. A la médiathèque, vous les repérerez grâce à un logo « Premier roman » collé sur la couverture.

 

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Une fiche est glissée à l’intérieur de l’ouvrage sur laquelle vous pouvez écrire une critique. En fin d’année, une bibliographie d’une trentaine de romans sera publiée grâce à vos coups de cœurs.

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Choro ! La disco vous fait voyager…

Direction le Brésil !

Pour lire l’article en musique c’est ici

 

Vers la fin du 19e siècle, après l’abolition de l’esclavage (1888), la population de Rio explose avec l’arrivée massive des Noirs qui quittent les campagnes, auxquels s’ajoutent les nombreux immigrants venus d’Europe, italiens, allemands, espagnols, en particulier. La ville devient un chaudron musical où va naître un style populaire qui emprunte les harmonies à l’Europe (il intègre valses, polkas, mazurkas…) et les accents rythmiques à l’Afrique, c’est le choro. On peut dire que le choro est une manière « brésilienne » de jouer les musiques européennes. A ses débuts, il est porté par des compositeurs comme Ernesto Nazareth ou Chiquinha Gonzaga qui font le pont entre musique classique et musique populaire.

 

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Si la traduction littérale est « pleur », cette musique est pourtant loin d’être plaintive. En fait, le terme choro serait le contraire de canto (chant) et désignerait la forme instrumentale adoptée par ce genre musical, mais le débat continue concernant l’origine du nom.
Joué sur les places publiques ou dans les botequims (gargottes), ce genre instrumental où l’improvisation est reine s’est forgé au fil du temps. Au début du 20e siècle, les principaux instruments étaient la flûte, le cavaquinho (une petite guitare à 4 cordes) et la guitare mais grâce aux apports de certains chorões (musiciens de choro) particulièrement virtuoses et créatifs, il a connu l’ajout de nombreux instruments (piano, clarinette, saxophone, bandolim -une mandoline- et parfois le chant) jusqu’à être joué par des grands orchestres. Le flûtiste et saxophoniste Pixinguinha en est le plus grand représentant.
Les années 30 verront le jazz et la samba se développer grâce notamment à la radio. Pendant la décennie suivante, c’est surtout Jacob Do Bandolim qui donnera un nouvel élan au choro avec des compositions innovantes.
Pendant les années 60, la bossa nova éclipse à nouveau le choro jusqu’aux années 70 lorsque des musiciens connus, de différents styles, s’intéressent à leur patrimoine musical et se mettent à jouer et à enregistrer les choros de la grande époque. Dès le début des années 80, le travail effectué par l’Ensemble Camerata Carioca contribue largement à la deuxième renaissance du choro et montre qu’il n’est pas un genre figé mais une manière de jouer (et d’être) et un art en constante évolution. Ces musiciens ont ensuite connu des carrières fécondes et font rayonner le choro jusqu’à nos jours.

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