Les films « cultes » des bibliothécaires

A la médiathèque Marguerite Duras, on compte un certain nombre d’accro au cinéma. A la question « alors quel film culte ? », les titres ont fusé !

 

Les filsm cultes

En voici une petite sélection pour occuper vos soirées, après-midis, matinées d’été, automne, hiver, printemps …

Rosemary's baby

Rosemary’s baby, Roman Polanski, 1968

La plupart de mes films cultes sont des films que j’ai découverts pendant mon enfance ou à l’adolescence, qui m’ont marquée à vie. L’un d’entre eux, sans doute MON film préféré, est Rosemary’s baby de Roman Polanski.  Je l’ai vu avec mes deux sœurs un samedi après-midi à la tv (mon père, cinéphile, collectionnait les cassettes vidéos !), alors que j’avais 14 ou 15 ans. Pourquoi je l’aime tant ? Pour son scénario, intrigant, plein de mystère, son atmosphère lourde, de plus en plus pesante tout au long du film mais aussi pour ses superbes acteurs principaux (Mia Farrow et John Cassavetes) et ses décors new-yorkais (quasi huis-clos dans un magnifique appartement de la ville). Pour sa musique douce et angoissante à la fois aussi.  En revanche, je me souviens que j’avais été profondément révoltée par la fin lors du premier visionnage !

Un chef d’œuvre d’épouvante terrifiant qu’on ne se lasse pas de voir et revoir !

 

 

Les galettes de Pont AvenLes Galettes de Pont-Aven, de Joël Séria, 1975

Henri Serin (Jean-Pierre Marielle), représentant en parapluies pour la très respectable maison Godineau de Saumur, voyage sur les routes de l’Ouest de la France. C’est l’occasion pour lui de rencontres plaisantes et pittoresques : la gentille madame Licquois (Andréa Ferréol) à la cuisse légère ou un drôle de pèlerin (Claude Piéplu), lui aussi « homme de la route », qui parcourt les hauts lieux de la Chrétienté, de Sainte-Anne d’Auray à Notre-Dame de Béhuard.
Monsieur Henri a une passion dévorante : la peinture. Comme Courbet, il voue un culte à la représentation de la plus belle chose au monde, « un cul de bonne femme ». Alors, lassé de son métier, déçu par une vie de famille étouffante, il échoue à Pont-Aven où la rencontre avec la belle Angela (Dolorès MacDonough) le pousse à tout quitter pour son Art.
C’est tout une époque qui paraît dans ce film : les papiers-peints sont marrons, les dialogues sont verts, les personnages burlesques et inquiétants cherchent à se libérer des entraves d’une vie petite-bourgeoise étriquée…Les Galettes c’est, avec Les Valseuses de Bertrand Blier, un des points culminants du cinéma libertaire français de la grande époque pompidolo-giscardienne !

 

Le dictateur 2Le Dictateur, Charlie Chaplin, 1940

Pour la scène finale du discours.
A une époque où il était de bon ton d’être nationaliste, raciste, antisémite, ou simplement de s’en foutre royalement, avant la guerre, quand personne ne savait, quand personne n’avait compris, ou refusait de comprendre, Chaplin délivre un message de paix et de tolérance, certes dérisoire, les événements le prouveront, mais qui redonnent espoir, même aujourd’hui,  dans l’humanité. Cette scène, pour moi, est une des plus fortes de l’histoire du cinéma, une des plus émouvantes.

 

 

 

Bandits Bandits, Terry GilliamBandits, Bandits, Terry Gilliam, 1982

J’ai vu ce film à sa sortie à l’âge de 12 ans. J’ai tout de suite accroché à l’histoire de ce garçon enrôlé dans des histoires abracadabrantes en compagnie d’une bande de nain qui ont volé la carte du Temps à l’Être Suprême. Kevin, le garçon en question, va rencontrer au cours de son périple Napoléon (Ian Holm), Robin des bois (John Cleese) ou encore Agamemnon (Sean Connery). Je me rappelle avoir été scotché par les effets spéciaux, en particulier dans une scène où l’on voit la bande des nains arriver aux confins de l’univers. Ils marchent dans le désert et soudainement se heurtent à une sorte de mur transparent. Un nain va jeter une pierre pour briser cette vitre invisible et faire un trou dans l’univers. J’ai trouvé ça impressionnant. Je vous conseille fortement d’aller voir ou revoir ce film merveilleux.

 

Les aventuriers de l'arche perdueIndiana Jones et les aventuriers de l’Arche perdue, Steven Spielberg, 1981

Il est culte premièrement parce que « tatalata … tatala … tatalata … tatalatata » ensuite et sûrement parce que c’est mon premier vrai souvenir de cinéma : le grand Rex avait programmé une rétrospective des 2 premiers Indiana Jones à l’occasion de la sortie du 3e opus. Et découvrir un tel film d’aventure sur grand écran, dans la grande salle du Rex, c’était incroyable. Inventif, plein d’humour, de rebondissements, de voyages, de découvertes, … c’est toujours un plaisir de le revoir !
J’ai encore chez moi le coffret VHS de la trilogie, je n’arrive pas à m’en débarrasser alors que je n’ai plus de magnétoscope !

 

 

American beauty, Sam MendesAmerican beauty, Sam Mendes, 1999

Un film d’Hollywood absolument pas Hollywoodien (le réalisateur est anglais), où tout le monde a sa chance. Pas de bons ni de méchants sur mesure, chaque personnage est fragile mais possède une force plus ou moins habilement utilisée. Un refus absolu du scénario pré-maché pré-digéré coutumier des productions américaines. J’ai eu l’impression d’avoir été pris pour quelqu’un d’intelligent !

 

 

 

diamants sur canapéBreakfast at Tiffany’s, Blake Edward, 1961

Petit bijou de la comédie romantique, « Diamants sur canapé » me fait sourire, rire, pleurer à chaque fois que je le vois. J’aime l’élégance, la sophistication de ce film, de même que son côté fantasque, un brin déjanté, mais aussi emprunt de mélancolie. Les personnages, insatisfaits, en quête d’un « meilleur » semble courir après l’impossible pour mieux se perdre, mais « Où que tu fuies, tu finis toujours par te retrouver face à toi-même ». C’est avec ce film que j’ai découvert Audrey Hepburn et surtout que George Peppard n’était pas seulement Hannibal dans l’Agence tous risques ! Je crois que secrètement j’ai toujours voulu fumer des cigarettes avec un porte-cigarette et quand je suis allée à NY, je suis passée devant Tiffany aux aurores !  J’ai lu il y a peu de temps le roman Truman Capote, dont est tiré le film, beaucoup plus sombre et moins glamour que son adaptation, et du coup, plus percutant : je comprends qu’il était réputé « inadaptable » ! Sam Wasson a écrit un documentaire passionnant sur la genèse de ce film : 5e avenue, 5 heures du matin.

 

 

Orféu NégroOrfeu negro, Marcel Camus, 1959

Le mythe d’Orphée transposé pendant le carnaval de Rio. Un film presque documentaire sur un Rio qui n’existe plus, et  qui prend des accents oniriques lors de certaines scènes. Une sorte de beauté sauvage se dégage des interprètes, de la musique, des décors. Une poésie brute, qui peut gueuler et transpirer, puis devenir aussi légère qu’une plume qui vole dans l’air (en référence aux paroles d’une des chansons du film). Ce film, ce fut pour moi une sorte de rêve éveillé, un voyage tellement poétique et exotique qu’il m’a peut être transformé…

 

 

 

Usual Suspects, Brian SingerUsual suspects, Bryan Singer, 1995

Mais qui est donc Keyser Söze ?
Un criminel craint et recherché par tout le monde mais que personne n’a jamais vu ! Une intrigue diabolique qui manipule le spectateur jusqu’à la fin. Quand j’ai découvert ce film, il m’a bluffée !

 

 

 

 

 

Et parce que cette équipe compte un certain nombre de cinéphiles, il y en a qui en plus d’avoir des films « cultes », ont des répliques de films, « cultes » … saurez-vous les reconnaitre ?

(vous trouverez un pêle-mêle d’indices à la fin de l’article !)

 

« Tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses »

« La route ? Là où on va, on n’a pas besoin… de route »

 

« Quand j’écoute du Wagner, ça me donne envie d’envahir la Pologne. »

 

« – À quoi ça sert de garder un chien paralysé ?
– C’est décoratif, c’est comme un tapis mais vivant ! »

« T’as 10 secondes pour bouger ton gros cul dégueulasse : 1…2…10 ! »

 

« Eh ben voilà ! C’est la majorité ! C’est la majorité ! Laquelle, d’abord ? Celle qui pensait que la terre était plate ? Celle qui est pour la peine de mort ? Ou bien celle qui se met une plume dans le cul parce que c’est la mode »

 

« Excusez-moi mais vous êtes en train d’uriner sur ma voiture. »

 

« I have in ze bilouque. »

 

« Ferme-la ! Où tu te crois ? T’as la tête dans les nuages, mais nous on a les pieds dans la merde ! »

« -Un jour normal, j’te pèterais la gueule

-Ah ouais ?

-Et c’est un jour normal. »

 

« -Vous croyez qu’il se rend compte qu’il est paralysé ?

-Ben quand il veut aller d’un endroit à un autre, il doit finir par s’en apercevoir ! »

 

« -Bon, tu les as butés tous les deux. Qu’est-ce que tu fais ?
-Je me rassois puis je finis mon dîner. »

« … »

 

 « Mirette, remets tes seins ! On dirait un Picasso déstructuré. »

 

« Vous faites peine à voir. On dirait un cheval qui a raté une haie. On vous abattrait sur un champ de cours. »

 

« Ça court les rues les grands cons !

-Oui mais celui-là c’est un gabarit exceptionnel. Si la connerie se mesurait, il servirait de maître-étalon ; il serait à Sèvres. »

 

« Ohlalaaaa r’garde la tête qu’il a lui, il ressemble à son père il est moche tiens ! On a bien essayé de le placer mais on y arrive pas. C’est comme aux 3 Suisses ils le ramènent toujours. J’peux tout de même pas le piquer hein ! »

 « -C’est une devinette. Qu’est-ce qui a trois bras, un seul chapeau, deux chemises et une veste, un foulard, un pistolet et quatre oreilles ?

-C’est le cowboy de Tchernobyl. »

 

 

Et pour finir, vous connaissez peut être la chanson, les discothécaires adorent faire des playlists … en voici une spéciale « cinéma » … tchi tcha !

 

 

Les réponses aux devinettes se trouvent ci dessous … à vous de retrouver les films …

montage réponses deveintettes

 

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Une réflexion sur “Les films « cultes » des bibliothécaires

  1. Marguerite, vous avez la tête de quelqu’un qui vaut [un peu plus que] 2000$… 😉

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