Le Salon de Marguerite, février 2015

Salon de marguerite

Samedi 28 février, se tenait, comme tous les mois, le salon de Marguerite, salon littéraire, réunissant bibliothécaires et lecteurs autour de leurs lectures.

Voici les titres dont bibliothécaires et lecteurs ont parlé :

Le Dernier gardien d'Eliis IslandLe dernier gardien d’Ellis Island / Gaëlle Josse

En 1954, le centre d’Ellis Island ferme sa « Golden Gate ». Son directeur, John Mitchell, décide de tenir une sorte de journal de bord rétrospectif, durant ses dix derniers jours sur l’île. A travers ce récit du quotidien mais aussi personnel et amoureux, ce sont les vies de milliers d’exilés qui nous sont esquissées. Et l’histoire de l’Amérique s’y reflète.
Gaelle Josse, très marquée par sa visite du centre d’Ellis Island, tente de nous restituer par la fiction ce qu’elle a ressenti à la vue de photos et parmi les salles maintenant vides, abandonnées et cependant encore remplies d’attente, d’espoir et de larmes.

Récits d'Ellis IslandRécits d’Ellis Island / Georges Pérec, Robert Bober

Livre et film documentaire sont divisés en deux parties : « Traces » et « Mémoires ».
« Traces » tente de raconter l’arrivée d’émigrés de 1892 à 1924 (jusqu’à 10000 personnes par jour). Seul 2 % des émigrants étaient refoulés mais ce fut autant de vies et d’espoirs brisés. Ce qui lui doit son surnom : « l’île des larmes ».
Mais comment décrire ce qui est donné à voir, ce que l’on ressent lors d’une visite ? Perec répond à ces questions par son écriture poétique, qui laisse la place à l’imaginaire. Et si nous continuons à être touchés par ce lieu et ses récits de vies, c’est que ces immigrés auraient pu être nos ancêtres.
Dans la seconde partie, « Mémoires », Pérec et Bober choisissent d’interviewer des immigrés juifs mais aussi des italiens, deux communautés qui ont été très fortement représentées à Ellis Island – et la première dans laquelle ils se reconnaissent tout particulièrement.
Ici, le non-verbal joue à plein. Attitudes et expressions trahissent l’émotion à revivre l’expérience de l’exil et de l’attente à Ellis.
Ces impressions, ces photos, ces témoignages demeurent extrêmement actuels voire éternels. Car il y a/aura toujours quelque part dans le monde des personnes qui tenteront de s’exiler pour essayer de trouver un monde meilleur. Or, la question de les accueillir dans de bonnes conditions ou de les refouler est malheureusement toujours problématique.

Comment j'ai vidé la maison de mes parentsComment j’ai vidé la maison de mes parents /Lydia Flem

Psychanalyste, Lydia Flem offre ici un récit profond, empreint de pudeur et d’émotion, de sa propre expérience de deuil et du difficile devoir d’héritage qu’il comporte : vider la maison de ses parents. Que faire de ses objets ? Comment faire face à l’histoire et aux souvenirs qui y sont liés ?
Un petite perle sur un sujet peu abordé par les écrivains.

Le pelerinageLe pèlerinage / Osamu Hashimoto

M. Shimoyama est atteint du syndrome de Diogène, une maladie qui consiste à accumuler des déchets. Sa propriété est devenue une véritable nuisance visuelle et olfactive pour son voisinage. Ce fait incongru sert de point de départ pour retracer l’histoire de cet homme : son enfance dans le Japon d’après guerre, son adolescence, ses amours, son héritage familial et ses traumas. Un roman emprunt de mélancolie où l’homme apparait en complète inadéquation avec son époque.

Eric Faye NagasakiNagasaki / Eric Faye

Un homme japonais d’une cinquantaine d’années mène une vie de célibataire faite d’habitudes. Son quotidien se trouve bouleversé par des phénomènes inexpliqués. Des petites quantités d’aliments disparaissent de son frigo. Des objets sont déplacés dans son appartement. On s’interroge sur sa santé mentale lorsqu’il plonge une règle de quarante centimètres dans une brique de jus de fruit afin d’en vérifier la quantité et de la consigner dans un carnet. Il décide alors d’installer une caméra dans son appartement et ce qu’il découvre est pour le moins insolite.

l'annulaireL’annulaire / Yoko Ogawa

Suite à un accident du travail dans une usine de fabrication de soda, une jeune femme se retrouve embauchée comme assistante et réceptionniste de M. Deshimaru, un « taxidermiste du souvenir ». Dans son laboratoire hors du commun, il apporte une réponse à des problèmes personnels par la préparation et la conservation de spécimens en tous genres (champignons microscopiques, mélodie, cicatrice, ossements d’oiseaux…).Un univers singulier et dérangeant.

tokyo sanpoTokyo Sanpo / Florent Chavouet

Une bande dessinée atypique, à mi-chemin entre carnet de voyage et guide touristique, à travers laquelle on déambule dans les différents quartiers de la capitale japonaise à la découverte de la faune tokyoïte et de tout ce que son quotidien peut avoir de dépaysant.

101 poèmes du japon d'aujourd'hui101 poèmes du Japon d’aujourd’hui / éd. Philippe Picquier

Une sélection de poèmes de 55 auteurs de la seconde moitié du XXe siècle, dévoilant l’évolution de la poésie japonaise d’après-guerre vers la fantaisie, l’étrange et un rapport ludique au langage. Ce recueil propose un aperçu de la diversité de la poésie contemporaine japonaise.

En attendant la prochaine séance qui aura lieu le samedi 28 mars à 15h30, vous trouverez dans notre Pinterest l’intégralité des titres présentés lors du dernier Salon de Marguerite et des précédents.

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