Heure du cinéma : Les voyages et paradoxes temporels à l’écran

Affiche Heure du cinéma

Le voyage dans le temps et les paradoxes temporels sont de grands thèmes de la littérature de science-fiction, et, évidemment on les retrouve régulièrement au cinéma.

Imaginer la découverte du passé et du futur, les diverses machines, les visiteurs d’autres époques, les conséquences de tels voyages, ont été la base de nombreux scénarios et ont permis à beaucoup de cinéastes de laisser s’exprimer leur imagination et leurs fantaisies.

Mais de quoi va t-on parler exactement ?

De tous ces personnages qui, par des moyens divers, de façon volontaire ou non, vont se déplacer à une autre époque que la leur, soit passée, soit future.

 

Le voyage expérimental, le voyage temporel comme expérience

La notion de voyage dans le temps est liée à une conception moderne du temps et n’apparaît qu’avec l’idée de progrès.

Dans la littérature de SF et dans les films qui mettent en scène le voyage temporel, au-delà de l’idée de vouloir changer le passé ou le futur, il s’agit d’expérimenter ! De vérifier si le voyage est possible ou non …

Le but ici n’est pas de vous faire un cours de physique, mais sachez qu’au cinéma, la cause est entendue : le voyage dans le temps, c’est possible !

 

Mais qui sont ces adeptes de l’expérimentation ?

 

  • Essentiellement des scientifiques, dont voici un des représentants les plus emblématiques :

05 - Emmet Brown
Emmet Brown interprété par Christopher Lloyd dans la trilogie « Retour vers le futur » (Back to the Future) réalisée par Robert Zemeckis (1984-1989).

Au-delà des savants fous, farfelus, on trouve aussi :

  • Des savants fous, inquiétants, voire dangereux :

06- 12 singes La Jetée
Ceux de « La Jetée » de Chris Marker en 1962 qui a inspiré « L’Armée des 12 singes » (Twelve Monkeys) de Terry Gilliam, 1995.

  • Des savants (tout court), simplement habités par la science :

07- Code Quantum08 - La machine a explorer le temps

 

 

 

 

 

Samuel Becket, interprété par Scott Bakula dans la série « Code Quantum » (1989-1993).
HG Wells joué par Rod Taylor dans « La Machine à explorer le temps » (The Time Machine), George Pal, 1960 et le professeur Alexander Hartdegen, joué par Guy Pearce dans la version de 2002 réalisée par Simon Wells.

  • Des mages, magiciens :
10 - Mage visiteurs

Les Visiteurs, Jean-Marie Poiré, 1993

 

 

Mais comment voyagent-ils ?

 

A l’aide de machines, toutes très différentes les unes des autres, dont certaines, franchement inquiétantes, comme  dans « TimeCrimes » :

12- Affiche Time crimes

Timecrimes, Nacho Vigalondo, 2009

 

  • On trouve aussi des machines farfelues, grotesques :

13 - Machine farfelues
Le Tardis / cabine téléphonique bleue de la police britannique de la série « Dr Who » (crée en 1963) ; Le jakuzzi temporel de « La Machine à démonter le temps » (Hot Tub Machine), Steve Pink, 2010 ; La machine qui ne ressemble pas à grand chose de « Je t’aime Je t’aime » , Alain Resnais 1968

  • Des machines plutôt rétro-futuristes :

14- machines old school
Le dragstair de « TimeCop » Peter Hyams, 1994 ; la Delorean de « Retour vers le futur » (Back to the Future), Robert Zemeckis, 1984.

  • Des machines « high tech » :

15- Machines high tech
Le chrono-temporel de « Men in Black 3″, Barry Sonnenfeld, 2012 ; Le vaisseau de » Mr Pebody et Sherman », Rob Minkoff, 2014

 

Mais tous n’utilisent pas de machines. Certains de ces voyageurs parcourent le temps par des biais inexplicables et inexpliqués.

 

Mais ce n’est pas ce qui intéresse le spectateur. La possibilité de voyager dans le temps est affichée comme un fait, et doit être acceptée comme telle !

On parle, alors, de suspension consentie d’incrédulité, un concept développé en littérature au XIXe par l’Anglais Coleridge. Il s’agit pendant un temps donné, d’accepter des faits clairement irréalistes comme étant LA Vérité.

Vient ensuite la question du pourquoi ? Car si les scientifiques le font pour LA science ou l’exploration, d’autres baroudeurs du temps (et même la plupart) ont des buts plus terre-à-terre, voire criminels.

 

Quelle utilisation du voyage dans le temps ? Dans quel but ?

 

Qui parmi vous n’a jamais rêvé de connaître l’avenir ou de retourner dans le passé vivre ou changer des événements ? La possibilité de voyager dans le temps permettrait ces rêves mais surtout permettrait d’assouvir les ambitions et les pulsions mégalomaniaques les plus folles …

  • La première raison du voyage : diriger, détruire ou sauver le monde

Voici des affiches de films, à charge pour vous de nous dire si le voyage a pour but de sauver ou de détruire le monde.

Terminator (The Terminator), James Cameron ,1984

Terminator (The Terminator), James Cameron ,1984

Star Trek 4 : Retour sur Terre (Star Trek IV: The Voyage Home), Leonard Nimoy, 1986.

Star Trek 4 : Retour sur Terre (Star Trek IV: The Voyage Home), Leonard Nimoy, 1986.

X Men : Days of future past, Bryan Singer, 2014.

X Men : Days of future past, Bryan Singer, 2014.

L'Armée des 12 singes (Twelve Monkeys), Terry Gilliam, 1995

L’Armée des 12 singes (Twelve Monkeys), Terry Gilliam, 1995

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Parfois, faute de mieux, le voyageur se contente de sauver des individus (parfois en sauvant le monde au passage, mais c’est un résultat collatéral).

 

Men in Black 3, Barry Sonnenfeld, 2012

Men in Black 3, Barry Sonnenfeld, 2012

Prisonnier du temps (Timeline), Richard Donner, 2003.

Prisonnier du temps (Timeline), Richard Donner, 2003.

Superman, Richard Donner, 1978

Superman, Richard Donner, 1978

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces voyageurs temporels, dont deux d’entre eux sont des super-héros (mais, a-t-on vraiment des doutes sur la capacité des supers héros à voyager dans le temps ?) sont souvent des militaires, ou des policiers ; dans tous les cas des représentants de l’ordre social.

  • Pour ces voyageurs, il s’agit souvent de modifier un élément de l’histoire. Nous voyons peu d’exemples de films où des voyageurs tentent de modifier un élément de l’histoire avec un grand H : en gros il n’y a pas beaucoup d’uchronies au cinéma, alors que c’est une idée répandue en littérature de science-fiction, ou dans les jeux vidéo.
    Et pour nous contredire, deux contre-exemples :
Les guerriers de l'apocalypse, Kosei Saito, 1979 ; Nimitz, Don Taylor, 1980.

Les guerriers de l’apocalypse, Kosei Saito, 1979 ; Nimitz, Don Taylor, 1980.

Dans le premier, des militaires japonais modernes se retrouvent transportés en plein XVIe siècle japonais.
Dans le second, un porte-avions américain se retrouve, suite à une tempête, transposé en 1941, quelques heures avant l’attaque de Pearl Harbor.

Dans les deux cas, la question est la même : doit-on profiter de son avance technologique pour changer le cours des choses ?

 

  • Ensuite, l’un des grands but du voyage dans le temps est de le faire par intérêt personnel.

 

Il s’agit souvent d’influer sur le cours de sa propre vie ou de celle du cercle de la famille proche et des amis. Ces voyageurs du temps se superposent souvent à leur double, généralement dans le passé et n’en modifient pas toujours le cours de la meilleure façon.

30- 4 Affiches interet personnel

« Il était temps », Richard Curtis, 2013
« La traversée du temps « , Mamoru Hosoda, 2006
« Je t’aime, Je t’aime », Alain Resnais, 1969
« L’effet papillon » (The Butterfly Effect), Eric Bress et J. Mackye Gruber, 2004

  • L’intérêt personnel peut être celui d’une organisation mafieuse comme dans le cas de :
Looper, Rian Johnson, 2012

Looper, Rian Johnson, 2012

Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les « Loopers ») les éliminent.

Dans tous ces exemples, on a affaire à des voyageurs qui ont conscience de ce qu’ils entreprennent et s’en donnent les moyens, mais il existe une autre catégorie de voyageurs du temps : les voyageurs involontaires.

 

La quête de soi : le voyage involontaire

 

Les voyageurs involontaires sont souvent Monsieur et Madame « Tout le monde ». Les péripéties du film restant limitées à la sphère privée (amour/famille).

Ils voyagent dans le temps pour s’accomplir, même si ils ne le font pas dans ce but « in fine » : le voyage temporel est « subi ».

C’est un voyage qui arrive un peu par accident : souvent, il relève de la magie, de la fantasmagorie. Il n’y a pas d’explication scientifique ou technique. Le voyageur se retrouve projeté à une autre époque, sans l’avoir voulu.

Un exemple parmi d’autres :

Minuit à Paris, Woody Allen, 2011

Minuit à Paris, Woody Allen, 2011

On le constate ici, pas d’effets visuels pour signifier le voyage, il se fait simplement. La magie opère. Lorsque minuit sonne, sur les marches de l’église St Etienne du Mont, comme par magie, un veille Peugeot apparaît, emportant Owen Wilson, qui se retrouve transporté dans le Paris des années 20, celui de Francis Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway, Pablo Picasso, …

Quatre autres exemples de films où le voyage est involontaire :

34 -4 Affiches voyages involontaires

Bill Murray dans « Un jour sans fin » (Groundhog Day), Harold Ramis, 1993.
Romain Duris dans « Peut-être », Cédric Klapisch, 1999
Noemie Lvosky dans « Camille redouble », Noémie Lvovsky, 2011 (remake non assumé de « Peggy Sue s’est mariée », Francis Ford Coppola, 1986)
Pascal Gregory dans « Quartier Lointain », Sam Garbarski, 2010 (adapté du manga de Jiro Tanigushi du même nom)

Ils voyagent, comme nous venons de le voir, avec ou sans machine, avec ou sans intention, mais où arrivent ces passagers du temps ? Dans le passé, dans le futur, dans notre présent … mais lequel ?

 

La vision du passé/du futur/du présent

 

Quelle vision du passé, du futur et même du présent nous livre-t-on dans les films de voyages temporels ?

 

Pour le passé

 

La vision est souvent idéalisée, conforme à l’image fantasmée que l’on s’en fait : une petite image d’Épinal animée.

35- Passé idéalisé

Le village écossais « typique » du XVIIe dans « Brigadoon », Vincente Minnelli, 1954
Le Far West poussiéreux juste « comme il faut » et les Indiens kitchouilles, de « Retour vers le futur III » ; Robert Zemeckis, 1989
Le Moyen-âge hollywoodien des « Prisonniers du temps » (Timeline), Richard Donner, 2003

 

Le futur

 

Il est un peu plus délirant, dès lors que l’on traite d’époque à venir, l’imagination des cinéastes s’emballe, ce qui rend d’ailleurs le visionnage de certains de ces films assez croustillant.
On peut y croiser des looks improbables :
« Retour vers le futur II », Robert Zemeckis, 1989
« Demolition Man », Marco Brambilla, 1993

36 - Looks improbables

Il est à noter que dans « Retour vers le futur 2 », Marty McFly arrive en 2015 !! Il nous reste quelques mois pour nous mettre à la page !

Les scénaristes ont imaginé des décors ultra-tecnholoqigues, des inventions diverses et variées :
des véhicules improbables,                                            des inventions improbables

37 - Vehicules improbalbes 38- inventions improbables

 

 

 

 

 

 

 

Mais la vision du futur s’accompagne aussi, bien souvent, de visions plus sombres, à base de guerres atomiques dans « La Machine à explorer le temps » ou de catastrophes écologiques : dans « Peut-être » qui nous promet un Paris ensablé ou dans « L’armée des douze singes », où une grande partie de la population est décimée par un virus bactériologique.

 

Quant au présent

 

Certains films se simplifient la tâche en envoyant leur voyageur à l’époque contemporaine du film, ce qui est un vrai gain en termes de décors et costumes.
Le voyageur temporel arrive donc dans notre présent (donc vient pour le spectateur, du passé ou du futur … vous suivez?)

Ces films sont souvent l’occasion de gentiment se moquer de notre société et/ou de la critiquer.

40- Affiche c'était emain

C’était demain, (Time After Time) Nicholas Meyer, 1979

« C’était demain » avec Malcolm McDowell en H.G. Wells et David Warner en Jack l’éventreur qui nous dépeignent un beau XXe siècle !

 

Le temps maudit : risques, paradoxes, curiosités

 

Le voyage temporel n’est pas sans risques, mais c’est ce qui en fait le sel et l’intérêt cinématographique.

Pour le voyageur intrépide, il y a quelques écueils à éviter et quelques situations cocasses auxquelles faire face :

 

Croiser son double dans le passé ou le futur peut créer un paradoxe … aux conséquences terribles …

 

42 - Affiche REtour 2

Retour vers le futur 2, Robert Zemeckis, 1989

 

 

Arriver dans une époque qui n’était pas la destination initiale, être victime d’une erreur d’aiguillage temporelle peut surprendre

 

L'armée des 12 singes, Terry Gillian, 1995

L’armée des 12 singes, Terry Gillian, 1995

Les Visiteurs, Jean-Marie Poiré, 1993

Les Visiteurs, Jean-Marie Poiré, 1993

 

 

 

 

 

 

 

Subir une boucle temporelle peut être éreintant

 

Le principe de la « boucle temporelle » est simple : on revit toujours le même moment, plus ou moins long et arrivé à la fin, on reprend depuis le début, … cela peut avoir de bons côtés, mais le côté répétitif peut pousser aux pires extrémités :

Un jour sans fin, Harold Ramis, 1993.

Un jour sans fin, Harold Ramis, 1993.

Le film d’action s’est aussi emparé du principe de la boucle temporelle avec :

Source Code, Duncan Jones, 2011 et Edge of Tomorrow, Doug Liman, 2014

Source Code, Duncan Jones, 2011 et Edge of Tomorrow, Doug Liman, 2014

 

Une autre difficulté à laquelle peuvent être confrontés les voyageurs est celle de l’impossibilité de changer les choses

 

Le cinéma professe que voyager dans le passé dans le but d’améliorer les choses est une impasse. Généralement, les choses ne font qu’empirer :

49- Affiche Effet papillon Quartier lointain

Comme dans « L’effet papillon », (The Butterfly Effect), Eric Bress et J. Mackye Gruber, 2004 où Ashton Kutcher enchaîne catastrophes sur catastrophes et dans « Quartier Lointain », Sam Garbarski, 2010 où il n’y aura pas vraiment de changements sur le cours des choses, simplement dans l’esprit des personnages.

 

Une autre difficulté rencontrée : l’impossible retour

 

La machine peut tomber en panne, se casser et ne pas être réparable compte-tenu du matériel disponible (Retour vers le futur 3).

La machine peut fonctionner de travers :

« Code quantum » (1989-1993) ; « Prisonniers du temps », (Timeline), Richard Donner, 2003 où le voyageur est déformé physiquement jusqu’à risquer sa vie en voyageant.

 

Voyager dans le temps, expose, ne l’oublions pas, à certains chocs culturels qui peuvent ainsi engendrer de drôles de mal-entendus

 

52- 3 Affiches Choc culturel
Dans « Les Visiteurs « , Jean-Marie Poiré, 1993, Jean Reno et Christian Clavier, débarquant du Moyen-Age, découvrent abasourdis notre présent.
Dans « C’était demain » (Time After Time), Nicholas Meyer, 1979, Jack l’Éventreur découvre les années 70 californiennes.
Dans « Case Départ », Thomas Ngijol, 2011, Thomas Ngigol et Fabrice Eboué découvrent le XVIIIe siècle esclavagiste.

 

Les voyages hors du temps

 

Nous allons maintenant aborder une partie qui a fait débat entre nous. On ne peut pas vraiment parler de voyages dans le temps, en tout cas pas tel que nous venons de le définir. Nous allons parler de films où la notion du passage du temps est fondamentale, sans qu’il y ait pour autant voyage physique.

 

Parlons d’abord des voyageurs immobiles

 

Parfois, il n’y a pas vraiment voyage, mais le « sujet » figé dans le temps, se réveille souvent des années plus tard et pour lui l’effet est comparable à celui d’un voyage dans le temps.
Dans la série, les voyageurs congelés, cryogénisés :

54 - Affiche Hibernatus 55 - 4 affiches voyageurs immobiles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Hibernatus », Édouard Molinaro, 1969.
« Demolition Man », Marco Brambilla, 1993
« Captain America : First Avenger », Joe Johnston, 2011
« Forever Young », Steve Miner 1993

Sinon, pour ceux qui doutent du procédé de cryogénisation, il est toujours possible de s’en remettre au coma et de se réveiller longtemps après, mais cette méthode comporte elle aussi un côté très aléatoire.

« Goodbye Lenin », Wolfgang Becker, 2003

 

Les voyageurs de la pensée

 

Ils anticipent le futur que ce soit grâce à des prédictions, des rêves ou à des âmes voyageuses.

57 - Prince des ténèbres 58 - Prédictions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Prince des ténèbres », John Carpenter, 1987
« Prédictions » (Knowing), Alex Proyas, 2009
« Minority Report », Steven Spielberg, 2002
« Colorfull », Keiichi Hara, 2010
« Fréquence Interdite » (Frequency), Gregory Hoblit, 2000

 

Les temps parallèles où il est question du choix

 

On voit alors défiler parallèlement 2 histoires et donc 2 réalités possibles.
Certains films vont plus loin, et exploitent le côté « et si … » : « et si j’avais fait ci », « et si j’avais fait ça »… Il n’est plus question de suivre deux trames possibles, mais bien d’explorer une voie alternative, généralement activée par un déclencheur précis qui marque le point de rupture avec « la vraie histoire ».

62 - What if

« Mr Nobody », Jaco Van Dormael, 2009
« La Vie est belle », (It’s a Wonderful Life), Frank Capra, 1946
« Pile et Face » (Sliding Doors), Peter Howitt, 1998

 

Retrouvez par ici tous les films cités, et plus encore !

Advertisements
Catégories : A l'affiche! | Étiquettes : , | Poster un commentaire

Navigation des articles

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :