Sans modération

Les ravissements de Marguerite : musique (février)

REGGAE

 

Clinton-FearonClinton Fearon

Goodness, Chapter Two 2014

C’est à l’âge de 18 ans, en 1969, que Clinton Fearon a intégré le mythique groupe de reggae Gladiators. Il en fut l’un des piliers en tant que bassiste/choriste et occasionnellement chanteur sur certains titres qui sont aujourd’hui des classiques (Chatty Mouth, Rich Man Poor Man, Get Ready…). En 1987, il quitte le groupe, s’installe à Seattle et commence une carrière solo. En neuf albums et une compilation, Clinton a su confirmer qu’il est un artiste accompli capable de se renouveler et de s’adapter à son temps. Son dernier disque prouve encore que son inspiration est loin d’être tarie, avec treize compositions originales habitées par la personnalité humble et positive de Fearon. Musicalement on est dans le roots digne de la grande époque du reggae jamaïcain. Basse bien présente, guitare, cuivres, percussions, flûte, orgue et clavinet au son vintage accompagnent la voix chaude de Fearon avec un grand souci du détail et de la précision. Un album de reggae authentique empreint d’humanisme et de générosité, et en ces temps troublés, il n’y a pas de mal à se faire du bien !

 

BRESIL

 

 

elis-regina-toots-thielemans-aquarela-do-brasil Toots Thielemans & Elis Regina

 Aquarela do Brasil  1969

La rencontre de la diva brésilienne au tempérament volcanique et du lutin de l’harmonica Bop. Elle, grande star des années 60 et 70 dans son pays, relativement mal connue chez nous, et qui mourut d’une overdose à 36 ans au fait de sa gloire. Lui, bruxellois bercé au musette (sa composition la plus fameuse s’appelle Bluesette) harmoniciste mais aussi guitariste, comparse de Charlie Parker, George Shearing et d’une foule de grands musiciens, tomba amoureux de la musique brésilienne dès les années 60. Dans ce disque un peu décousu, enregistré en Suède, où les deux artistes s’expriment séparément et se rejoignent trop rarement, c’est surtout l’occasion de (re)découvrir la voix habitée d’Elis Regina qui vaut le détour. La brésilienne s’approprie les compositions, généralement des standards archi-connus, avec un feeling Jazz sans jamais renier sa culture, même un cheval de retour comme Aquarela do Brasil, nous parait neuf. Alors, disque de Jazz ou de musique brésilienne ? Probablement les deux, mais peu importe, seule compte l’opportunité d’entendre deux grands artistes au sommet de leur art.

 

 

 

 

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