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Interview : La Maison Tellier

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Juste après le concert du groupe, impeccable de cohésion et de professionnalisme, dans l‘auditorium de la médiathèque Marguerite Duras, le chanteur guitariste Helmut Tellier s’est plié à l’exercice de l’interview-express, assis sur un fauteuil de l’espace image et son.

DiscoDuras: Ce concert a lieu dans le cadre du festival Monte le son consacré à la musique Folk, qu’est ce que ça évoque pour vous la musique Folk ?

Helmut Tellier : Le Folk, c’est la musique à travers laquelle on s’est retrouvés au début du groupe avec Raoul, quand on a créé ça. Nous étions chacun dans notre chambre à faire nos morceaux, et on s’est dit que c’était mieux d’unir nos forces. Comme pour beaucoup de groupes, la première étape, c’est de faire des reprises, et nous nous sommes rendus compte que nous avions beaucoup de choses en commun et qu’on se rejoignait assez systématiquement sur la musique Folk. Donc, ce fut une porte d’entrée vers le fait de composer des chansons. Sans renier cette étape, nous avons essayé ensuite d’évoluer vers d’autres influences, de « couper le cordon », mais ça reste le fondement de la musique telle qu’on la pratique.

DD: Je crois que vous êtes tous frères, non ?

Helmut Tellier : Sur scène, en tout cas, oui. On a voulu créer notre famille idéale. Qu’on soit frères ou pas, la problématique c’est cinq ou six gars sur la route ou en studio la majeure partie du temps. On vit plus ensemble à certains moments qu’avec nos familles respectives. Même s’il y a parfois des moments de tension, c’est un peu comme un mariage mais sans le sexe.

DD: Beaucoup de jeunes groupes français actuels chantent en anglais, ça vous arrive aussi, parfois. Chanter en anglais dans ce style, c’est naturel ou c’est une facilité ?

Helmut Tellier : Vu la tradition dont on vient, c’est cohérent, c’est une culture qui nous a beaucoup marqués. Ne serait-ce que générationnellement, on a grandi en Occident à la fin du XXe siècle, on est forcément marqués par la culture anglo-saxonne, nord-américaine. Moi, dans mon ancienne vie, avant de faire de la musique, je vivais de ça, de l’anglais, donc c’est quelque chose de naturel. Mais sur l’album Beauté pour tous, on a décidé d’arrêter, car justement, ça devient difficile de se différencier des autres groupes dont tu parlais. Et j’ai toujours considéré que ça nous mettait en concurrence avec les artistes anglo-saxons, ou tout au moins que l’on devait soutenir la comparaison, ce qui est rarement à l’avantage des groupes français, donc on a préféré creuser notre sillon avec le français.

DD : Si je vous dis Francis Cabrel, Noir Désir, Hugues Aufray et Jacques Higelin, quel artiste est le plus proche de vous ?

Helmut Tellier : Je pense que c’est Higelin dont je connais le plus de chansons.

DD : Et pourtant c’est le moins Folk

Helmut Tellier : Oui, mais il a une manière d’envisager la musique paradoxalement plus anglo-saxonne qu’Hugues Aufray, qui a pourtant joué du Dylan et ce genre de choses. Enfin, c’est comme ça que je le ressens. Higelin a de super périodes dans sa discographie, la fin des années 70, il y a vraiment de grands albums et je trouve sa carrière plus intéressante que celle des autres artistes que tu as cités, j’ai une profonde affection pour ce gars là.

DD : Dernière question, quelles sont les trois influences majeures du groupe ?

Helmut Tellier : On pourrait parler de Calexico, de Neil Young, et peut-être Gérard Manset, un artiste qui m’a personnellement profondément marqué.
(Propos recueillis par Marie Morel et Stéphane Hélias)

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