Archives mensuelles : avril 2014

Retour sur… les ateliers de sensibilisation au handicap visuel avec les CE1/CE2 de l’école Lesseps

Nous vous avions annoncé dans un billet précédent la venue de la classe de CE1 /CE2 de Céline pour 3 séances à la médiathèque.
De retour en classe, les élèves ont rédigé quelques lignes reprenant ce qu’ils avaient découvert et ressenti lors des activités que nous leur avons proposées. Nous les remercions beaucoup pour les 3 heures agréables que nous avons passées ensemble et publions ci-dessous leurs textes accompagnés de quelques photos.

 

3- idem, Marie écoute, sourianteL’atelier sur l’ouïe (Mahé et Tanzila)
Pendant les activités il fallait se servir de l’écoute pour retrouver où était une bouteille, essayer de reconnaître des bruits quotidiens et des sons dans une histoire.
Les aveugles peuvent reconnaître quelqu’un grâce à sa voix. Grâce aux sons ils savent aussi souvent où se trouve la chose qu’ils cherchent. Les sons leur servent beaucoup dans la vie de tous les jours.

 

5- une petite fille, les yeux bandés, tente de reconnaître sa camarade en lui touchant le visage

L’atelier sur le toucher (Ferdinand, Salomé, Kévin, Hiba, Sarah, Lila)
Les objets: savoir reconnaître en touchant c’est aussi reconnaître les formes, la matière, si c’est plus ou moins dur.
Pour les aveugles la principale façon de se repérer est le toucher.
Nous avons bien aimé quand il fallait fouiller dans un sac pour reconnaître des objets sans les voir, et toucher le visage des autres pour essayer de deviner qui c’était.
Les livres:  on a touché des formes dans des livres et on devait reconnaître les intrus. On avait un bandeau sur les yeux. On voyait tout noir ! Des fois on avait du mal à reconnaître les formes. Certaines étaient douces, d’autres pas. Certaines formes à reconnaître étaient des fruits, des pommes, des carrés, des triangles, des étoiles… C’était amusant !
Hélène nous a raconté qu’avant elle croyait que les poules avaient des poils parce que dans les livres à toucher les plumes de volailles sont représentées par de la fourrure ! Donc quand on est aveugle, les livres peuvent nous tromper !

 

Ashra, Hélène et l'instit debout, les enfants travaillentComment lit-on en braille ? (Aaron, Youri, Aurélien)
Nous lisons l’écriture braille grâce au toucher. On l’écrit avec des points en relief. Maximum six points par lettre !
Hélène nous a expliqué l’écriture braille avec des boîtes à œufs… L’inventeur de l’écriture braille est Louis Braille.

La machine à écrire en braille (Choeyang et Saoud)
Les deux machines à écrire de la médiathèque sont grise et verte. Sur les machines, il y a des nombres de un à six et il faut appuyer en même temps pour former une lettre en braille. Par exemple, pour le é il faut appuyer sur les six touches, et pour le A seulement sur la touche n°1. Il y a la touche espace comme sur les autres appareils. On a commencé par découvrir le braille puis on a tapé notre prénom sur une carte.

 

2- Hélène et Ashra accroupies face à des enfants

Les chiens-guides (Zoé, Chloé, Marilou et Suzanne)
Les chiens-guides sont des chiens spéciaux : ils aident les aveugles à se repérer dans la rue, à rentrer chez eux, à se rendre dans les lieux publics (ils ont le droit d’aller dans les parcs, les magasins, et même les restaurants). Ils ont un accessoire de plus que les chiens normaux : le harnais que la personne aveugle tient. Les chiens-guides commencent à aller dans une école spéciale pour chiens d’aveugles à 1 an. Quand ils sont à l’école, tous les week-ends et pour les vacances, ils vont dans une famille d’accueil. Ils prennent leur retraite vers 10 ans. Ashra, la chienne d’Hélène, a 9 ans. Elle est adorable comme tout ! Le prénom « Ashra » veut dire DIX en arabe.

Ce que nous avons ressenti pendant les visites (Ammayas, Louis, Alexane, Elora, Kawter, Marie-Catherine et Tom)
C’était bien parce que c’était comme des jeux sans les yeux.
La médiathèque est grande et belle.
On a bien aimé les ateliers : écrire en braille, trouver les intrus, faire des jeux dans la salle obscure…
On était impressionné qu’un chien puisse entrer dans la médiathèque !
Ça nous a plu de caresser Ashra.
On a aimé qu’Hélène nous raconte sa vie, comment elle a rencontré Ashra…
Ça doit être dur pour un aveugle de ne pas pouvoir voir les gens qu’il aime !
On peut être aveugle de naissance, par maladie ou par accident. Un non-voyant peut imaginer les choses mais ne peut pas les voir. Il se sert davantage de ses autres sens : le toucher, l’ouïe et l’odorat.
Si on était aveugle, on n’aurait pas la même vie.

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Ca swingue à Duras !

Le 15 février dernier, les bibliothécaires ont fait vibrer et se balancer le public de la médiathèque au cours de l’heure musicale consacrée au Swing.

Jitterbugging at a juke point, november 1939

Jitterbugging at a juke point, november 1939

Né au début des années 1930, cette musique coïncide avec l’apogée des grands orchestres, les fameux big bands. Ces derniers jouent principalement pour le plaisir des danseurs, d’où sa popularité qui sévit encore aujourd’hui.

A travers des écoutes et des extraits filmiques, ont été présentés les orchestres les plus célèbres et leurs solistes.

Ouvrez grands vos oreilles pour apprécier la playlist concoctée par la discothèque :

 

dont voici le programme

et pour ceux qui n’ont pas pu assister à cette heure musicale, voici le déroulé de la séance …

 

 

 

 

 

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Les ravissements de Marguerite : roman (mai)

lolalafonLa petite communiste qui ne souriait jamais de Lola LAFON (Actes sud – 2014)

Souvenez-vous ! C’était aux Jeux Olympiques de Montréal, la petite gymnaste roumaine, Nadia Comaneci, 14 ans, décrochait un 10, note jamais atteinte dans cette discipline.
Gracile, légère, celle qui en cet été 1976 incarnait le rêve pour des milliers de petites filles, fut aussi un mythe dans la Roumanie de Caucescu, un pur produit du communisme.
Alternant récits documentés, échanges fictifs ou épistolaires avec une Nadia Comaneci devenue adulte, le roman de Lola Lafon permet de replonger avec intelligence dans les moments forts de ce que fut le parcours de cette jeune fille déterminée, travailleuse, courageuse, prête à tous les sacrifices mais qui servit les intérêts politiques d’un homme, d’un pays, d’une pensée politique, devenant malgré elle un formidable instrument de propagande.

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